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  • domingo, 28 de outubro de 2018

    L’école peut faire le citoyen, mais seul le foyer peut édifier l'homme






    Traduction: Jean Emmanuel Nunes
    Paris / France


    Au Japon, certaines tâches, telles que le nettoyage des salles de classe, sont effectuées par les élèves eux-mêmes, en plus de leurs activités sportives et artistiques extra-scolaires, afin de leur inculquer le respect de la vie publique et l'importance du travail en groupe.

    Au Japon, en plus des cours, la routine d'un enseignant inclut le conseil, des travaux administratifs, et des visites au domicile des élèves. L’apprentissage actif est valorisé, dont l’élève est le protagoniste, et pour lequel l’enseignant fait participer la famille à l’éducation de l’élève afin que les meilleurs résultats soient obtenus.

    En vérité, les parents sont responsables du développement des valeurs de leurs enfants, et ils ne peuvent pas laisser l’école s’en charger. Un authentique parent, c’est celui qui cultive la citoyenneté familiale à la maison. Autrement dit, personne à la maison ne peut faire ce qui ne se fait pas au sein de la société. Il est nécessaire d'imposer à l'enfant une obligation d’agir, ce qui crée l'idée qu'il doit participer à la vie de la communauté. Il ne fait aucun doute que les parents doivent établir des limites, qui soient soumises au bon sens et à la tempérance. Cependant, il s’agit bien plus de suivre les limites que ce dont l'enfant est capable de faire.

    Jusqu'à l'âge de sept ans environ, qui correspond à la période infantile, l’enfant est plus accessible aux impressions qu’il reçoit de ses parents ; c'est pourquoi les parents ne peuvent méconnaître leur devoir de guider leurs enfants sur le plan moral. "Le prétexte selon lequel l'enfant doit s'épanouir en ayant un maximum de libertés peut être source de graves dangers… car l'enfant libre est la graine du scélérat" [1].

    De plus, face à des enfants insoumis et incorrigibles, insensibles à tous les processus éducatifs, "les parents, après avoir mis en œuvre tous les moyens d’amour et d'énergie dans leur ouvrage de guidance, peuvent attendre que se manifeste la Providence divine pour que s’opère l'illumination de leurs enfants rebelles, en ayant conscience que cette manifestation pourra provenir de douleurs et d’épreuves acerbes, de manière à semer avec succès le champ de la compréhension et du sentiment" [2].

    La période infantile est propice à rendre l'esprit plus accessible aux bons conseils et exemples des parents et des éducateurs, parce que l'esprit est plus flexible du fait de sa faiblesse physique, d'où la tâche de réformer son caractère et de corriger ses mauvaises tendances. Du point de vue moral, Allan Kardec commenta ainsi la question 685-A du Livre des Esprits : "Il est un élément qu'on n'a pas assez fait entrer dans la balance, et sans lequel la science économique n'est qu'une théorie : c'est l'éducation ; non pas l'éducation intellectuelle, mais l'éducation morale ; non pas encore l'éducation morale par les livres, mais celle qui consiste dans l'art de former les caractères, celle qui donne des habitudes : car l'éducation est l'ensemble des habitudes acquises" [3].


    Nous avons tous besoin d'instruction et d'amour. L'école est un centre d'initiation spirituelle, où les enseignants d'aujourd'hui continuent la tâche des instructeurs d'hier. L'éducation, à travers la culture de l'intelligence et au travers du perfectionnement du for intérieur, de par l'exaltation de la connaissance et du bien, du savoir et de la vertu, ne se réalise pas uniquement à force d'instruction, qui va de l'extérieur vers l'intérieur, mais en ayant une adhésion consciente de la volonté qui, en se consacrant au bien, sans contrainte aucune, peut libérer et polir le cœur, façonnant ainsi le visage cristallin de l'âme qui est capable de refléter la Vie Glorieuse et de transformer, par conséquent, le cerveau en une précieuse usine d'énergie supérieure, qui projette des rayons de beauté et de sublimation [4].

    La meilleure école est donc celle du foyer, là où la créature reçoit les bases du sentiment et du comportement. Les établissements d'enseignement, propres au monde, peuvent instruire, mais seule l'institution de la famille peut éduquer.

    C'est pour cette raison que si l'université peut former le citoyen, seul le foyer peut édifier l'homme [5].

    La période infantile, au cours de sa première phase, est la plus importante pour toutes les bases éducatives, et les parents spiritualistes chrétiens ne peuvent méconnaître leur devoir de guider leurs enfants, durant les grandes révélations de la vie. En aucun cas, cette première étape des luttes terrestres ne doit être considérée avec indifférence. Le prétexte selon lequel l'enfant doit s'épanouir en ayant un maximum de libertés peut être source de graves dangers. Comme il a déjà été dit, dans le monde, l'enfant libre est la graine du scélérat. Surtout au cours de la petite enfance, les parents spirites se doivent de nourrir le cœur enfantin de leurs croyances doctrinales, mais aussi de le nourrir de bonté, d'espoir et de foi en Dieu.


    Jorge HESSEN

    Le 23 octobre 2018


    Source : A luz na mente, revista online

    Traduction : J.E.

    Bibliographie :

    1]  XAVIER, Francisco Cândido, « Le Consolateur », q. 113

    [2] XAVIER, Francisco Cândido, « Le Consolateur », q. 190

    [3] KARDEC, Allan, « Livre des Esprits », q. 685

    [4] XAVIER, Francisco Cândico, « Pensamento e Vida »

    [5] XAVIER, Francisco Cândico, « Pensamento e Vida »


    domingo, 23 de setembro de 2018

    NOUS NE SOMMES PAS DES JOUETS DU HASARD BIOGÉNÉTIQUE



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes
    Paris / France

    Un rapport publié dans la revue scientifique « New Scientist » affirme que le "gène" à l'origine du mauvais comportement a été identifié. Selon les résultats de cette recherche, les adolescents sont plus susceptibles de commettre des crimes violents s'ils disposent d’une version moins active du "gène" contrôlant l'agressivité. L'étude a été menée par l'Institut de Psychiatrie de Londres, au cours de laquelle les chercheurs ont analysé et enregistré la présence de l'enzyme MAO-A, qui régule la quantité de sérotonine dans le cerveau (une molécule jouant un rôle important dans la maîtrise de l'agressivité). Le mauvais comportement ne serait, selon les chercheurs, qu'un reflet de la forme peu active de la MAO-A.

    Sur ce sujet, nous savons que la génétique, de par ses principes, fut des plus importantes pour clarifier l'apparition des mécanismes d’apparition et de développement des espèces, mais ces faits n’étaient pas aussi clairs dans l’ouvrage révolutionnaire de Charles Darwin datant de 1859, développée ultérieurement par la théorie darwinienne que la génétique a dynamisée, ce qui donna lieu à diverses spéculations autour de la nature de l'homme. C’est ainsi qu’est née l'idée que les gènes seraient responsables non seulement des caractères morphologiques d'un être vivant, mais aussi de tout son bagage comportemental.

    Il faut souligner immédiatement qu'il existe des différences fondamentales entre la genèse organique et la genèse spirituelle. La première a un sens purement matériel, car elle a trait exclusivement au point de vue corporel. La seconde est une vérité axiomatique: s'il n'y a pas d'effet sans cause, il n'y a pas d'effet intelligent sans cause intelligente. On ne peut pas attribuer la pensée à la matière, mais en conclure qu'elle fonctionne par une commande intelligente et qu'elle s’en sert pour se manifester et évoluer.

    Il est tout à fait vrai que c'est l'Esprit lui-même qui modélise son enveloppe, qui le façonne en fonction de son intelligence et de ses besoins, mais de là à dire que les gènes seraient responsables de tout le bagage comportemental, c’est excessif, car il faut distinguer entre l’habitation et l’habitant.

    Appliquée à l'homme, cette forme radicale d'interprétation biogénétique a acquis une forte influence, sous la forme du "darwinisme social". Au sens strict, le but de la démonstration est de montrer l’existence d’une loi de perpétuation d’un certain gène qui délimiterait une certaine caractéristique, qu’elle soit morphologique ou comportementale, mais surtout comportementale, lorsqu'elle représente des avantages manifestement souhaitables pour toute espèce. La perpétuation du gène favoriserait directement la permanence de l'espèce elle-même.

    Selon ce principe qui s’intègre aux caractères morphologiques, il serait possible de modifier le comportement des individus, grâce à une manipulation génétique. Cette thèse admet que les gènes contiennent tout le code qui décrit l'individu, même dans sa psychologie la plus intime, à savoir comment il agit face à certaines événements, ses tendances innées, son intelligence, son affectivité, ses relations sociales. Et il est évident que ce principe est en complet désaccord avec les préceptes de la Doctrine spirite.

    Sommes-nous simplement dépositaires des gènes qui porteraient éternellement nos sentiments et nos manières d'être ? Cette question est illustrée par la doctrine de l'eugénisme. Selon elle, il serait possible pour l'Etat de générer une élite génétique par le strict contrôle de la reproduction humaine, en favorisant la perpétuation d'individus ayant des caractéristiques comportementales souhaitables et en proscrivant les indésirables. L’historiographie montre que certains États totalitaires du siècle dernier ont pris l’eugénisme pour programme de développement social, qui eut des conséquences tragiques.

    Notre objectif, ici, est d'attirer l'attention sur les principes fondamentaux qui différencient la position spirite des spéculations provenant principalement de la génétique. La principale pierre d’achoppement vis-à-vis de ces propositions récentes est la conception du libre arbitre (1). Certaines des thèses examinées ci-dessus, en particulier l’étude publiée dans le « New Scientist », ne sont que l’impasse du darwinisme social appliquée à la nature humaine, car elles limitent fortement l'une des propriétés les plus mystérieuses de l'homme : le libre arbitre. Nonobstant les nombreuses interprétations philosophiques du libre arbitre, la théologie prétend que la doctrine de l'omniscience divine y serait opposé (car si Dieu sait exactement ce qui se passera, y compris chaque choix fait par une personne, le statut du libre choix est en cause). De nombreux chrétiens non calvinistes tentent de concilier les deux concepts opposés de prédestination et de libre arbitre. Si les connaisseurs des dogmes du Vatican acceptent l'idée universelle du libre arbitre, ils ne considèrent généralement pas que le libre arbitre existe séparément ou qu’il soit en contradiction avec la grâce divine.

    Saint Augustin et Saint Thomas d'Aquin ont beaucoup écrit sur le libre arbitre. Augustin se concentre sur le libre arbitre dans ses réponses aux manichéens, et sur les limites du concept de libre arbitre qui dénierait la grâce divine. Strictement parlant, l'accent mis par l'Église sur le libre arbitre et la grâce divine contraste souvent avec la prédestination du christianisme protestant, surtout à la suite de la Contre-réforme.

    Pour le spiritisme, le libre arbitre désigne la liberté morale de l'homme, faculté qu'il a de guider l'accomplissement de ses actes par sa volonté. Les Esprits enseignent que l'altération des facultés mentales, pour une cause accidentelle ou naturelle, est le seul cas où l'homme est privé de son libre arbitre. En dehors de cela, il est toujours le seul maître à même de faire ou de ne pas faire.

    Si nous ne méconnaissons pas l'importance de la génétique en tant que science bien établie, nous sommes en désaccord avec les interprétations absurdes, nées d’extrapolations ayant une base profondément matérialiste. La génétique a été responsable d'un large éventail de contributions pratiques dans les divers domaines de la science, et a permis de guérir de nombreuses maladies ainsi que la production de substances qui améliorent considérablement le développement physiologique de nombreux êtres vivants.


    Nous ne méconnaissons pas le fait que la science a contribué, dans la limite de son terrain d’action, à la synthèse de substances qui jouent le rôle de neurotransmetteurs, pour assurer l’équilibre et le contrôle neuro-psychophysique des patients atteints de syndromes psychopathologiques. Toutefois, s’agissant des tendances de l'individualité humaine, il est évident qu'ils ne peuvent pas inexorablement être fixés ou pré-programmés génétiquement dès le moment de notre naissance. Cela équivaudrait à dire que la décision quant au chemin que l’on suit, une fois confronté aux influences extérieures (y compris ici le processus de production de la MAO-A, qui est une enzyme qui régule, dans le cerveau, la quantité de sérotonine), appartient seulement à l'Esprit au cours de son voyage évolutif, puisque les qualités morales qui caractérisent la nature de l'être humain proviennent implacablement de son esprit.

    Kardec posa la question suivante aux esprits : « Pourquoi certains Esprits ont-ils suivi la route du bien, et d'autres celle du mal ? N'ont-ils pas leur libre arbitre ? ». Les Bienfaiteurs répondirent alors : « Dieu n'a point créé d'Esprits mauvais ; il les a créés simples et ignorants, c'est-à-dire ayant autant d'aptitude pour le bien que pour le mal; ceux qui sont mauvais le deviennent par leur volonté » (2).

    Sans libre arbitre, les esprits ne seraient rien de plus que de simples androïdes, qui auraient été précédemment programmés. L'illustre Maître de Lyon interrogea les Grands Messagers : « Comment les Esprits, à leur origine, alors qu'ils n'ont pas encore la conscience d'eux-mêmes, peuvent-ils avoir la liberté du choix entre le bien et le mal ? Y a-t-il en eux un principe, une tendance quelconque, qui les porte plutôt dans une voie que dans une autre ? ». Leur réponse fut simple : « Le libre arbitre se développe à mesure que l'Esprit acquiert la conscience de lui-même. Il n'y aurait plus liberté si le choix était sollicité par une cause indépendante de la volonté de l'Esprit. La cause n'est pas en lui, elle est hors de lui, dans les influences auxquelles il cède en vertu de sa libre volonté. C'est la grande figure de la chute de l'homme et du péché originel : les uns ont cédé à la tentation, les autres ont résisté » (3).

    C’est pour cette raison même qu’il n’est pas possible de déterminer génétiquement les prédispositions instinctives. La Doctrine spirite affirme ouvertement que les prédispositions instinctives, le bagage ou l'héritage spirituel créé et porté par soi-même à travers les siècles, font partie intégrante du patrimoine de l'Esprit. Cette conclusion, magistralement incorporée au contenu des principes de la Troisième Révélation, est la seule qui soit capable d'expliquer l'être humain, ou au moins lui apporter le sentiment consolant que nous ne sommes pas le jouet du hasard biogénétique.

    Jorge HESSEN

    Le 14 juin 2009


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Bibliographie :

    1)    Capacité de l'être à décider entre deux alternatives ou entre un ensemble d'options par une introspection interne. Le libre arbitre est logiquement lié à la raison d'être de la personnalité humaine, de sorte que la créature humaine agit selon ses inclinations personnelles et prend sa décision en fonction de ses intérêts et de ses inclinations lorsque le libre arbitre joue un rôle prépondérant.
    2)    Allan Kardec, Livre des esprits, question 121
    Allan Kardec, Livre des esprits, question 122

    domingo, 29 de julho de 2018

    Les jumeaux confrontés à l'affection et à l'hostilité au sein de la famille



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes
    Paris / France

    La gestation d'un nouvel enfant au sein de la famille est l’occasion de réunir au cœur du foyer des êtres qui se sont connus lors de vies passées. Ces retrouvailles débutent lors de la programmation pré-existentielle de la réincarnation, qui est planifiée dans les institutions spécialisées de l'au-delà. Dès lors, il y a une union si intense entre les parents et l'enfant à naître que celui qui réincarne sait, avant même de renaître, s’il sera accepté ou rejeté.

    Pour le cas des enfants jumeaux, il s’agit là de situations spéciales qui attirent toujours l'attention des scientifiques et des spiritualistes. Plusieurs théories ont déjà été élaborées pour expliquer les mécanismes déterminants de la gémellité. Les facteurs environnementaux et génétiques ont été décrits comme prédisposant à cette circonstance obstétricale. Mais, il y a aussi des causes plus transcendantales.

    Lorsque l’on programme la réincarnation de deux ou plus encore d’esprits dans la même famille, on tient compte du risque d’empêchement de toute grossesse à l'avenir, et donc permettre la venue d'un enfant à la fois, auquel cas sinon, il se peut que la spiritualité hâte la venue simultanée de plusieurs esprits.

    Même en cas de reproduction assistée par fécondation in vitro conventionnelle ou par injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes, personne ne peut garantir que les tentatives puissent intervenir avec succès à plusieurs reprises. Ainsi, s'il y a une probabilité de gestation immédiate de plusieurs enfants, l'occasion peut être utilisée pour favoriser la réincarnation simultanée des esprits. Dans de tels cas, les techniciens d’outre-tombe en charge des réincarnations anticipent la renaissance de deux Esprits ou plus, compte tenu de l'incertitude d'une deuxième grossesse, d'où la multiplicité des jumeaux implantés dans les laboratoires.

    En réalité, la grossesse gémellaire offre l’occasion aux esprits sympathiques de réincarner ensemble, de par l'identité de leurs sentiments, mais constitue aussi une opportunité de réconcilier des êtres rivaux. Souvent, les jumeaux sont des esprits qui ont été unis lors de diverses réincarnations. Ils sont amis, et une forte affinité les unit. Cependant, il y a des exceptions car, dans certains cas, frères et sœurs peuvent se manifester une aversion mutuelle.

    Les jumeaux peuvent être des esprits ayant une forte affinité qui sont unis non seulement par les liens du sang, mais aussi par une longue histoire de coexistence spirituelle tant incarnée que désincarnée, qui nécessite une nouvelle coexistence obligatoire. De toute évidence, l'affinité entre deux frères et sœurs, en particulier lorsqu’ils sont jumeaux, vient d'esprits sympathiques se caractérisant par l’analogie de leurs sentiments et par le fait qu’ils sont heureux d'être ensemble.

    Mais, si les jumeaux peuvent avoir une similitude de caractère, il se peut aussi qu’il y ait une antipathie entre eux, car chacun est un monde à part, chacun a ses propres tendances. Par conséquent, le fait que des jumeaux soient amis n'est pas une règle générale. Il se peut en effet que des Esprits antagonistes doivent combattre ensemble sur la scène de la vie.

    Ainsi, il peut s’agir d’Esprits ennemis qui se retrouvent sous l’effet de la biologie, afin que le pardon intervienne plus efficacement, un fait qui n’a toutefois pas eu lieu entre les jumeaux Esaü et Jacob, petits-fils d'Abraham, qui manifestèrent entre eux une forte inimitié réciproque, résultat sans doute de lourds conflits s’étant produit durant leurs vies antérieures, et qu’ils n'avaient pas résolu lorsqu’ils réincarnèrent.

    C’est pourquoi, il nous faut améliorer nos relations directes et indirectes avec nos parents, nos frères et sœurs, nos oncles, cousins et autres parents au cours de nos luttes quotidiennes, afin que la vie ne se charge pas de nous offrir de nouvelles expériences plus énergiques lors de nos prochaines incarnations.

    La structure familiale a son siège dans la sphère spirituelle. A travers ces liens, ils se sont engagés dans l'au-delà à développer sur la Terre une tâche constructive de fraternité réelle et durable.

    La famille est une réunion spirituelle intervenant à travers le temps, et c’est pourquoi, le foyer est un sanctuaire. Souvent, surtout sur la Terre, certains de ses éléments s’éloignent des objectifs élevés de la vie qu’ils s’étaient fixé.

    Les liens d'amour prévalent dans la famille, se fondant sur les expériences remontant à d'autres temps.

    Aussi, comme on peut l’observer aujourd'hui, au sein du clan familial, la haine et les persécutions datant d’un sombre passé, doivent se transformer en solidarité fraternelle, en vue de l’avenir. Et ce car lorsque la famille est menacée par la désunion domestique, pour quelque raison que ce soit, la société perd le chemin de l'harmonie et de la paix.

    Jorge HESSEN

    Le 10 juillet 2018


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.













    domingo, 22 de julho de 2018

    La pornographie est un érotisme vide d'amour


    Traduction: Jean Emmanuel Nunes
    Paris / France

    La pornographie est un érotisme vide d’affection, d'amour et de sollicitude, ce qui en fait un sujet épineux, sensible et controversé. Dans ce monde technologique, un grand nombre de personnes navigue dans l'univers virtuel (en moyenne 9 heures par jour), ce qui les confronte aux puissants appels de la pornographie aux voyages érotiques.

    Il y a un peu moins d'un demi-siècle, les films dits «pour adultes» étaient projetés dans les sous-sols des fétides cinémas érotiques. Dans ces grottes lugubres, les personnes fascinées par les appels à la psychose sexuelle recherchaient des spectacles explicitement sexuels, des films et des magazines spécialisés. Puis, malheureusement, avec le développement d'Internet, ce commerce de la sexualité est sorti de sa funeste tanière et a traversé les frontières des moyens de communication pour parvenir à pénétrer dans l’enceinte sacrée de nos foyers, sans la moindre pudeur.

    Désormais, Internet influe fortement les enfants, les adolescents, les adultes et les personnes âgées, de sorte que ses utilisateurs habituels peuvent facilement devenir des consommateurs de pornographie qui peuvent s’échanger des images entre eux, en fonction de leurs genres, de leurs styles et de leurs goûts, partager leurs préférences et permettre la réalisation de leurs fantasmes ou de leurs pratiques criminelles pédophiles ou paraphiles.

    Pour employer un langage spirite, il appert que le "bas astral" n'a jamais été aussi présent et aussi proche des foyers terrestres. Il y a un nombre stupéfiant de femmes mariées qui se plaignent de la solitude (au sens de solitude sexuelle) parce que leurs conjoints seraient contaminés et captifs de la pornographie virtuelle. Et le plus inadmissible dans cette situation, c’est que beaucoup de ces maris épris de pornographie se disent «chrétiens», «bons» spirites, et se disent être de bons parents et des professionnels de premier plan.

    Les consommateurs de pornographie sont, dans la majorité des cas, soit sexuellement dépendants, soit sur le point de le devenir. Ces personnes commencent à penser de plus en plus souvent au sexe. Les fantasmes sexuels et les images pornographiques colonisent peu à peu leur esprit, envahissant leurs pensées avec insistance, surtout au cours des moments les plus inappropriés.

    La sexualité ne saurait être envisagée sous le prisme de ceux qui la considèrent comme étant impure et interdite, et moins encore sous celui de ceux qui aspirent à l’astreindre au rang d’une chose banale, qui ne serait que le fruit de la friction de cellules provoquant le plaisir érotique.

    La sexualité humaine est d'origine divine, et son énergie puissante, qui irradie de l’être naturellement, ne doit pas être inhibée anormalement ; mais la sexualité doit impérativement être dominée pour atteindre son dessein, car c’est une force féconde et créatrice qui permet l’avancement spirituel de l'homme.

    On ne propose pas la castration, mais la sublimation. Parce que nous sommes tous imprégnés par ce potentiel, nous sommes tous conviés à apprendre à la dominer.

    L'Evangile nous apprend que lorsqu’un couple s'aime, les partenaires se respectent et s’estiment l’un l’autre. Leur vie sexuelle est respectueuse et agréable. L'amour qui les lient tous les deux ne résulte pas seulement de la sexualité, mais va bien au-delà, car il inclut l'amitié, l’esprit de camaraderie, tout comme le souci de satisfaire les besoins de l’autre. Quand, cependant, tel n’est pas le cas et qu'il y a un besoin compulsif de recourir aux fantasmes, à la masturbation et à la pornographie, le couple ne connaît pas l’harmonie. Le couple est alors psychologiquement corrompu, et n'est pas heureux.

    Il nous faut donc être indulgents envers les consommateurs de pornographie, car chaque personne est un être divin ayant un potentiel d'amour qui adviendra sûrement dans le futur, dans la mesure où ces retards moraux ne sont que des particularités liées à l'expiation et aux épreuves de l'homme sur la Terre.

    Dès lors, il nous faut prier et guider ceux qui demandent notre aide, en leur rappelant les implications malheureuses de toute dépravation sexuelle, ce à quoi nous alertent d’ailleurs les Bienfaiteurs de l'au-delà.

    Jorge HESSEN

    Le 2 juillet 2018


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.


    domingo, 20 de maio de 2018

    DES FONCTIONS DU PERISPIRIT SUR LA TERRE ET DANS L’AU-DELÀ



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes
    Paris / France


    La Codification d’Allan Kardec dévoile, à travers la question 135-a du Livre des Esprits, qu’il existe, dans la structure essentielle de l'homme, un corps subtil, qui sert d’intermédiaire entre l'Esprit et le Corps.

    L'homme est donc formé de trois parties essentielles:
    -          le corps, ou être naturel, analogue à celui des animaux, et qui est animé par le même principe vital ;
    -          l'âme, ou Esprit incarné ayant le corps pour demeure ;
    -          le principe intermédiaire, ou psychosoma (*), une substance subtile qui sert de premier enveloppement pour l'Esprit et qui relie l'âme au corps.
    (*) Kardec lui donne le nom de « périsprit » ; Aristote lui donne le  nom de « Corps subtil et éthéré » ; le bouddhisme ésotérique lui donne le nom de « Kama-rupa » ; la Kabbale hébraïque lui donne le nom de « Rouach » ; Leibniz lui donne le nom de « Corps fluide » ; Origène lui donne le nom de « Aura » ; Pythagore lui donne le nom de « Chair subtile de l'âme » ; Paracelse lui donne le nom de « Corps Astral » ; Paul de Tarse lui donne le nom de « Corps spirituel ou incorruptible ».
    Ainsi, ce principe intermédiaire (périsprit) a été reconnu par nombre d’experts et de chercheurs.
    Cependant, en raison du manque d'instruments et du manque de matériels de laboratoire, la science académique est encore bien loin de connaître et de comprendre la façon dont fonctionne le psychosoma. Certains spécialistes de l’embryogénétique contemporaine « suspectent » l'existence de ce principe et essayent de prouver qu’une "Idée directrice" dirige le mécanisme de la création organique.
    Pour le spirite, le psychosoma a une fonction organogène. En d’autres termes, il permet la formation de l'organisme lui-même et travaille en conformité avec le code génétique. C’est pourquoi, en son absence, le processus de fécondation ne serait qu’un assemblage organique dépourvu de forme définie (amorphe).
    L’esprit, à travers le périsprit, « influence le cytoplasme (siège des forces physiopsychosomatiques), ainsi que les fonctions endocriniennes, à travers le système nerveux central, s’enracinant intrinsèquement dans le sang, et modelant définitivement la cellule » (2).
    Par exemple, si des fragments de tissus organiques de la peau ou du cerveau sont plongés dans du sérum à une température optimale, les fragments ont une fervente activité. Passé quelques heures, les produits excrétés intoxiquent le sérum, empêchant ainsi le développement cellulaire. En renouvelant le sérum, les cellules se développent. Mais, sans direction mentale par le biais du périsprit, elles ne sont en rien semblables à leurs sœurs ayant des fonctions organiques (3).
     « Notre corps fait d’une matière raréfiée est régi par sept centres de force qui se combinent aux ramifications des plexus, les uns vibrant en harmonie avec les autres, sous l’influx du pouvoir directeur de la pensée, qui établit, pour notre usage, un véhicule de cellules électriques, se définissant comme étant un champ électromagnétique, dans lequel la pensée vibre en circuit fermé. Notre situation mentale détermine le poids spécifique de notre enveloppe spirituelle, et donc de  «l’habitat» lui correspondant » (4).
    Notre réalité mentale et spirituelle génère une impulsion créatrice qui se projette dans le corps psychosomatique, et ensuite dans le corps physique. En d'autres termes, quand l'esprit veut, le psychosoma vibre et le corps effectue. Si l’on pousse le raisonnement, on peut en conclure que le processus immunologique, qui neutralise l'invasion d’éléments pathogènes, est le résultat d’actions en faveur du bien, par la pratique de la solidarité, de la fraternité et du pardon inconditionnel, qui sont des attributs de l'esprit immortel.
    La somatisation des problèmes émotionnels est causée par l'insécurité, la peur, le sentiment d’être blessé, la haine, la rancœur et la jalousie, qui sont des problèmes de l'Esprit, générant de graves problèmes organiques. Par conséquent, nos pensées négatives engendrent des destructions organiques, provoquant des pathologies complexes. Les pensées agissent à la manière des rayons X et du rayonnement ultraviolet à des taux trop élevés. Ces rayons mentaux génèrent un état pathologique révélant des maladies telles que la tuberculose, le sida, la lèpre, les maladies cardiaques, l'endocardite bactérienne, etc… « Si les médecins échouent, lorsqu’ils traitent nombre de maladies, c’est parce qu’ils traitent le corps sans traiter l'âme. Or, lorsque tout n'est pas en bon état, il est impossible qu'une partie soit en parfait état » (5).
    En cas de dédoublement, le périsprit est détaché du corps, comme lors du sommeil, lors de la transe hypnotique, en cas d'évanouissement, de coma, d'expérience de mort imminente, etc… Durant ce processus, le périsprit peut traverser les murs, mais aussi d’autres obstacles et matériaux, qui sont des phénomènes plus connus sous le nom de bilocation, de bicorporeité, d’extériorisation du double, ou « d'apparition ». Chez l’être primitif, quand la vie morale commence à apparaître, les réflexes de l'esprit déterminent la densité des substances périspritales, avec des particules très pâteuses. Le périsprit devient subtil, grâce à la sublimation de l'état mental que seule la pratique du bien rend possible. Le psychosoma mobilise des milliards d'unités cellulaires saturées de la vie mentale qui lui est propre. Compte tenu de cela, le suicidaire, l’obsédé sexuel et l'alcoolique souffrent des tourments liés à leurs conditions déséquilibrées. Lors de la désincarnation, les lignes morphologiques du périsprit sont liées aux impressions que nous emportons de la Terre (homme ou femme). Les personnes âgées ont beaucoup de temps pour se construire un nouvel état mental et, par conséquent, pour disposer d’un périsprit plus épuré.
    Aussi, lorsqu’une personne a un haut degré d'intelligence et de morale, elle peut changer en quelques minutes à peine, alors que d’autres d’un degré moindre mettraient plusieurs années pour ce faire. Dans le monde spirituel, des transformations profondes apparaissent en particulier au niveau du centre gastrique par l’extraction de « l’essence » des aliments dans l'au-delà. À proprement parler, on s’alimente beaucoup plus « en respirant, en récoltant le volume de nourriture en complément de l’approvisionnement plastique et énergétique, sur le terrain des calories nécessaires à la masse corporelle et à la répartition de la force potentielle des différents secteurs organiques » (6).
    Eu égard à sa grande porosité, le périspirit se nourrit de « produits subtils, qui sont une synthèse chimique et électro-magnétique, issus du réservoir de la Nature et de l’échange de rayons revitalisants et réparateurs de l’amour que les êtres offrent les uns aux autres. Cette alimentation psychique, à travers les projections magnétiques échangées entre ceux qui s'aiment, est beaucoup plus importante que ce que peuvent imaginer les nutritionnistes du monde puisque, par son biais, l'euphorie organique et mentale idéale de la personnalité en découle » (7).
    André Luiz explique que le psychosoma « avec quelque provision d'une substance spécifique, ou même sans substance, peut se contenter d’une diffusion cutanée pour reconstituer son potentiel énergétique, grâce aux processus d'assimilation et de désassimilation des ressources qui lui sont propres, quel que soit le travail d'exsudation des résidus, par l'épiderme ou par les voies d’évacuation normales, mais on peut néanmoins comprendre que, compte tenu du niveau d’harmonie, dans les opérations nutritives et l’absorption des aliments en leur essence, il n'y a, dans le véhicule psychosomatique, ni les excès, ni les inconvénients de l’évacuation courante des solides et des liquides » (8).
    Au vu de ce qui précède, on voit que la pratique simple et infatigable du bien peut modifier la route de notre destinée tant ici que par-delà la tombe, dans la mesure où, une pensée claire et correcte, se reflétant dans le périsprit, en tant qu’action édifiante, interfère dans les fonctions cellulaires transcendantales, aussi bien que dans les événements humains, attirant en notre faveur, par un comportement meilleur et plus noble, aide, lumière et soutien, selon la loi de l'amour.
    Tant sur la Terre que dans l'Au-delà, il est urgent de voir que faire constamment le bien génère constamment le bien, que cela aide les autres, que cela nous aide nous-même, raison pour laquelle les principes posés par le Christ, il y a deux mille ans, visant à bannir l'orgueil, l'animalité et autres maux de notre for intérieur, nous invitent à la fraternité et au pardon inconditionnel, en établissant une paix parfaite entre nous, et en renforçant le pouvoir de l'esprit sur nos corps (physique et périspirital) comme défense contre tous les éléments destructeurs de notre harmonie.

    Jorge HESSEN

    Le 13 juin 2009


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Références :

    1)    Kardec, Allan Le livre des esprits
    2)    Xavier, Francisco Cândido & Vieira Waldo, Evolution en Deux Mondes, Dicté par l’esprit André Luiz,
    3)    Les cellules prennent différents aspects en fonction de la nature des organismes qu'elles servent, et l’intelligence, influençant le cytoplasme, oblige les cellules à œuvrer à ce dont elles ont besoin pour s'exprimer, un travail qui, au prix de répétitions presque infinies, devient parfaitement automatique pour les cellules qui se renouvellent sans cesse dans l'exécution des tâches qui fait leur vie.
    4)    Xavier, Francisco Cândido, Entre la Terra e le Ciel, Dicté par l’esprit André Luiz
    5)    Kardec, Allan, L’évangile selon le spiritisme, RJ: Ed. FEB, 2001, Introd., § XIX
    6)    Xavier, Francisco Cândido & Vieira Waldo, Evolution en Deux Mondes, Dicté par l’esprit André Luiz
    7)    Xavier, Francisco Cândido & Vieira Waldo, Evolution en Deux Mondes, Dicté par l’esprit André Luiz
    8)    Xavier, Francisco Cândido & Vieira Waldo, Evolution en Deux Mondes, Dicté par l’esprit André Luiz

    domingo, 18 de fevereiro de 2018

    LA SCHIZOPHRÉNIE PEUT ÊTRE TRAITÉE DANS SA DIMENSION SPIRITUELLE




    Traduction: Jean Emmanuel Nunes
    Paris / France



    La schizophrénie présente un ensemble de symptômes très divers et complexes, parfois difficiles à comprendre. Elle peut apparaître et disparaître en fonction des cycles de récidives et de rémissions.

    Aujourd'hui, elle est considérée non pas comme une maladie unique, mais comme un ensemble de pathologies affectant toutes les classes sociales et tous les groupements humains. Généralement, le diagnostic présente un niveau de fiabilité relativement faible ou incohérent. Ainsi, la schizophrénie n'est pas une double personnalité, car elle est beaucoup plus que cela et qu’il n'y a aucune raison d'y inclure les Troubles de la personnalité multiple.

    En 2004, au Japon, le qualificatif japonais pour désigner la schizophrénie fut renommé « Seishin-Bunretsu-Byo » (= maladie de l'esprit divisé) en lieu et place de « Togo-shitcho-sho » (= désordre d'intégration). En 2006, des militants au Royaume-Uni, ayant pour slogan de campagne l'abolition de la schizophrénie, rejetaient cette présentation de la schizophrénie et préconisaient une approche différente pour comprendre et traiter les symptômes qui y sont associés.

    C'est le suisse Eugen Bleuer qui, en 1911, inventa le terme «schizophrénie» pour désigner une dissidence entre la pensée, l'émotion et le comportement («schizo» signifie «scission» et «phrénie» signifie «mental»). C'est une maladie chronique qui touche environ 60 millions de personnes sur la planète (1% de la population mondiale), répartie également entre les deux sexes. La définition des caractéristiques spécifiques de la maladie a été critiquée, pour être dépourvue de validité scientifique ou de fiabilité, d’autant qu’en général, la validité des diagnostics psychiatriques est largement critiquée. Une opinion alternative suggère que les problèmes de diagnostic seraient mieux compris si des dimensions individuelles, qui varient, on en arrivait à un spectre continu plutôt qu'à une coupure nette entre normal et malade.

    D’ordinaire, le schizophrène n'est pas violent ou dangereux. En dehors des crises, c’est une personne comme les autres. Cependant, quelques-uns, lorsqu'ils sont en crise, deviennent agressifs, verbalement ou physiquement, parce que les délires ou les hallucinations peuvent les faire se sentir menacés.

    Il n'y a pas de symptômes déterminants permettant aussitôt un diagnostic précis. Tant de choses peuvent débuter brusquement et dégénérer en crise démonstrative, ou à l’inverse débuter lentement sans présenter des changements extraordinaires, et il se peut que des années passent avant qu’une crise caractéristique n’advienne. Les symptômes peuvent se confondre avec des «crises existentielles», des «révoltes contre le système», de «l’aliénation égoïste», de l’usage de drogues etc… Le délire d'identité (s’estimer être quelqu'un d'autre) est le signe caractéristique type du patient. Il se retrouve souvent chez le mendiant qui erre dans la rue, parlant tout seul, ou chez la femme qui passe à la télévision en affirmant avoir des alter ego, ou même chez le «fou» qui apparaît dans les feuilletons et les films. Cela fut, pendant de nombreuses années, synonyme d'exclusion sociale, car le diagnostic de schizophrénie entraînait l'hospitalisation en hôpitaux psychiatriques (asiles) ou en foyers, où les patients restaient plusieurs années.

    Elle se manifeste habituellement à la fin de l'adolescence ou au début de l'âge adulte. On dit que les premiers signes et symptômes de la schizophrénie sont perfides. Les premiers «signes» visibles de calme et de repli sur soi chez un adolescent, passent généralement inaperçus, car ils ne sont pas considérés comme des signes avant-coureurs, mais comme une «phase». Il faut toutefois rappeler combien il est difficile d'interpréter ces comportements en les associant à l'âge. La symptomatologie schizophrénique est large, s’agissant d’un syndrome ayant une grande part physiologique, avec une présence marquée d'hallucinations et de délires. Le comportement, que les patients présentent habituellement, est souvent conditionné par des délires paranoïaques et des hallucinations auditives et verbales.

    On sait peu de choses à propos de cette maladie et, compte tenu du défi thérapeutique, le mieux que l’on obtienne c’est la maîtrise des symptômes avec des antipsychotiques. Cela ne fait qu’à peine plus de 10 ans que l'Organisation mondiale de la santé a émis des critères clairs et objectifs pour définir le diagnostic de la schizophrénie. Les causes du processus pathogène forme une mosaïque: la seule chose évidente est la combinaison de multiples causes engendrant la maladie. Cela inclut les changements dans la chimie du cerveau [l'activité dopaminergique est très élevée chez les individus schizophrènes], les facteurs génétiques, et même les modifications structurelles.

    À l'heure actuelle, il appert que certains neurotransmetteurs sont impliqués dans la physiopathologie de cette maladie, tels que la sérotonine et la noradrénaline. Du point de vue physiologique, nonobstant les grandes découvertes déjà faites jusqu'à présent dans le domaine des mécanismes étiopathogéniques, l'arsenal n'est pas encore épuisé. En effet, outre les contributions psychosociales, l'Esprit immortel, l'agent causal fondamental, doit être pris en compte.

    Selon Jung, «l'investigation de la schizophrénie est l'une des tâches les plus importantes de la future psychiatrie, car le problème a deux aspects: physiologique et psychologique...» (1).

    Il est important de souligner que l’on peut guérir de la schizophrénie. Jusqu'à très récemment, on pensait que c'était incurable et que c’était, nécessairement, une maladie chronique pour la vie. Aujourd'hui, cependant, on sait qu'un pourcentage de personnes souffrant de ce trouble peuvent s’en remettre complètement et mener une vie normale, comme quiconque. Certains, dans un état plus grave, tout en restant dépendant des médicaments, peuvent aller mieux au point d’avoir un emploi, de se marier et d’élever une famille. Le mathématicien américain John Nash, qui dans sa jeunesse souffrait de schizophrénie, a pu renverser sa situation clinique et remporter le prix Nobel d'économie en 1994.

    On peut ainsi s’apercevoir qu’il y a une différence de vue entre l'aile conservatrice de la psychiatrie et le spiritisme, qui a pris corps parmi nous, en raison du développement du mouvement spirite brésilien. A mesure que le concept de matière disparaît des mains des physiciens au profit  de la physique quantique, on constate une nouvelle révolution copernicienne autour du concept d'homme intégral. Aujourd'hui, il y a beaucoup de psychiatres spirites qui établissent un dialogue entre le corps et l'esprit.

    A ce propos, les maladies relèvent-elles du corps ou de l'âme ? Il ressort du "Livre des Esprits", Livre II, chapitre VII, que la matière n'est que l'enveloppe de l'Esprit, et qu’en s’unissant au corps, l'Esprit conserve les attributs d'une nature spirituelle, les organes ne servant que d'instruments (2). L'Esprit est porteur de certaines pré-dispositions en réincarnant. Le principe des facultés se trouve dans l'Esprit et non dans les organes. Selon la vision spirite, les «schizophrènes» sont des esprits soumis à une punition. Ils souffrent de vivre dans un corps dont les organes limités les empêchent de se manifester pleinement.

    Les maladies physiologiques et psychiques sont des effets et non des causes : les dissociations mentales et les maladies organiques sont le résultat des actions déséquilibrées de l'Esprit, dont le mauvais comportement blesse d'abord l'auteur lui-même, en ouvrant des zones morbides dans son psychisme, se reflétant ensuite dans son périsprit, puis s'inscrivant dans le corps physique lors des réincarnations ultérieures. "L'Esprit transmet au véhicule physique, qui s’ajuste durant l'incarnation, tous ses états heureux ou malheureux, équilibrant ou perturbant le cycle des causes et des effets..." (3).

    Par conséquent, c'est une pathologie qui trouve son origine profonde dans l'Esprit délinquant. Il faut aussi prendre en compte l'influence négative de l'obsession, qui contribue à l'aggravation de la situation et à l'apparition d'autres dysfonctionnements caractéristiques du trouble. C’est pourquoi, il faut la voir comme un processus hybride de nature spirituelle, physiologique, obsessionnelle, lié aux influences psychosociales.

    La division de la pensée, la dilution de la mémoire, la distance de la réalité semblent dénoncer une sorte de nostalgie psychique que l'inadaptation de l'esprit à l’actuelle réalité  détermine. Des cas typiques d'auto-obsession peuvent se produire selon les dispositions variables de la schizophrénie. La participation d'entités qui obsèdent, généralement attirées par l'état des patients, aggravent leurs cas. C'est une bonne raison pour pratiquer la désobsession.

    La psychiatrie et le spiritisme pourraient s'entraider, semble-t-il, dans un très proche avenir. La psychiatrie n'a aucune raison de condamner les processus spirites dans le traitement des cas d'obsession et d'auto-obsession. Il est très important de mieux comprendre les causes originelles de la schizophrénie et considérer comme essentiel le traitement spirituel (désobsession, passe, eau fluidifiée, prière) offert par la Doctrine Spirite, basée sur les enseignements du Christ, qui ressortira inévitablement des recommandations scientifiques pour le traitement de toutes les maladies humaines.

    Jorge HESSEN

    Le 14 juin 2009


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Références :
    (1)Jung, Carl Gustav. Psicogênese das Doenças Mentais, Editora Vozes, 1999
    (2)Kardec, Allan. Livre des Esprits, Livre II, ch. VII

    (3)Xavier, Francisco Cândido e Vieira Waldo. Evolution en deux Mondes, dicté par l’Esprit André Luiz, Ed. FEB 2003

    domingo, 21 de janeiro de 2018

    Alzheimer, un processus graduel et progressif de désincarnation



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    Autrefois, la maladie d'Alzheimer était communément appelée «sénilité» et traitée en tant qu’état de démence progressive. Se caractérisant par une perte continue des aptitudes de l'individu, telles que l’anéantissement de la mémoire, des difficultés de langage et de réflexion, elle affecte progressivement les fonctions corticales du cerveau de l'individu, engendrant une atrophie du cerveau ; et, en conséquence, les fonctions cognitives et motrices se retrouvent endommagées de manière irréversible.

    Bien qu’il n’y ait toujours pas de remède, l'utilisation de médicaments comme la rivastigmine, la galantamine et le donépézil, conjointement avec l'ergothérapie (stimulis), peuvent aider à contrôler les symptômes et à ralentir la progression de la maladie, améliorant la qualité de vie des patients.

    La maladie d'Alzheimer est fréquente chez les personnes âgées. Dans la phase initiale (légère), peuvent apparaître des symptômes, tels que la difficulté à se souvenir des événements les plus récents (la mémoire des événements anciens reste normale), la difficulté à retrouver le chemin de la maison, la difficulté à se souvenir quel est le jour de la semaine, et répétant les mêmes questions. Dans la phase modérée, la personne est incapable d’assurer son hygiène personnelle, marche étant sale, a de la difficulté pour lire et écrire, manque de sommeil, se métamorphose entre la journée et la nuit.

    Au stade avancé, le patient ne parvient plus à mémoriser aucune information courante ou ancienne, ne reconnaît plus ses proches, ses amis, ni les lieux qu’il connaît, ni les choses environnantes (agnosie), perd sa coordination pour les mouvements utiles les plus simples, comme porter des vêtements (apraxie).

    Allan Kardec n'a pas fait état de cette maladie, mais il y a lieu d’estimer que l'esprit du patient perdure dans un état partiel de "dédoublement", de par l'impossibilité d'utiliser le cerveau qui est épuisé. Ce sont des gens liés à de graves fautes morales lors d'existences passées. Bien sûr, la rigidité du caractère (intolérance), la culpabilité, les processus obsessionnels de subjugation, la dépression, la haine et les blessures anciennes peuvent être des causes admissibles conduisant à l'apparition de la maladie d'Alzheimer.

    Naturellement, l'investissement de la famille envers les maladies de ce type est d'une grande importance, tant pour l'amélioration de la qualité de vie du patient que du point de vue des exigences spirituelles, puisque le groupe familial est lié aux «comptes du destin engendrés par lui-même», et donc à l'impératif de réparation.

    Le traitement spirituel est d'une importance essentielle, y compris pour la famille, car les proches parents souffrent beaucoup de l'aliénation progressive de l'être aimé, qui passe par un processus lent, massif, douloureux, de perte d'échange cognitif avec la famille et les amis. C'est comme un «processus de désincarnation» graduel et progressif.

    Les causes spirituelles présumées, telles que les processus obsessionnels et les attitudes d'intransigeance morale, entre autres, comme mentionné ci-dessus, invitent à la nécessaire diligence continuelle d'illumination spirituelle, par la lecture quotidienne de pages doctrinales et évangéliques, et par le déplacement souvent, si possible hebdomadaire, en centre spirite afin d’y recevoir un traitement à l’aide de passes et d'eau fluidifiée.

    Dans ces circonstances pénibles, les membres de la famille et les aidants ont là la chance de développer leur potentiel spirituel par la résignation, la tolérance, l'acceptation, la vigilance constante du malade, le renoncement, la soumission, l'amour, qui sont immanquablement des trésors moraux acquis par ceux qui s’occupent des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.


    Jorge HESSEN

    Le 21 décembre 2017


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.

    segunda-feira, 4 de dezembro de 2017

    Angoisse, conscience et réincarnation


    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    Le terme « angoisse » vient du latin « angustia » et signifie : étroitesse, espace réduit, carence, manque. C’est une peur vague ou indéterminée, sans objet réel ou actuel. C'est une frayeur inopportune et envahissante qui nous étouffe (« angere » en latin signifie : presser, étrangler) ou nous submerge.

    La philosophie existentialiste donne un autre sens au terme «angoisse» qui désigne «l'agitation métaphysique» au milieu des tourments personnels de l'homme. Selon le concept Sartrien, « c'est dans l'angoisse que l'homme prend conscience de sa liberté », dans l'angoisse que la liberté en son être se met elle-même en question [1].

    Les matérialistes déboussolés croient que l'être humain est un être imparfait, ouvert et inachevé. D’après Heidegger, « l'angoisse est une caractéristique fondamentale de l'existence humaine. Quand l'homme s'éveille à la conscience de la vie, il se rend compte qu'elle n'a aucun sens ni but » [2].

    En s’éloignant de ce matérialisme décrépit, on comprend que, de par le principe de la réincarnation, les profondes racines de l’angoisse sont souvent étroitement liées aux vies passées, bâties sur la culpabilité de l'Esprit, qui reconnaît l'erreur et qui craint d’être découvert. Par conséquent, c'est un état morbide dont la cause doit être combattue.

    Pour cette raison, l'origine de l'angoisse dépressive se situe dans le périsprit, et n'a strictement aucune cause profonde se situant dans la structure charnelle. Le corps physique reflète seulement l'état d'esprit. Le conflit du patient remonte aux causes passées, qui peuvent être lointaines, se reflétant dans le présent à travers la somatisation.

    On peut vérifier que les décès traumatiques prématurés (accidents, suicides, homicides) chez ceux qui possèdent de grandes réserves de fluide vital, provoquent en eux de fortes impressions et des impacts vibratoires dans leurs structures psychosomatiques complexes, formant dans l’esprit un puissant cliché mental au moment de la mort.

    Lors de la réincarnation suivante de cet esprit, l'apaisement biologique du corps charnel peut ne pas suffire à neutraliser les traumatismes, enregistrés sous la forme de flashs, des derniers moments de la vie antérieure. Ce trouble vibratoire a tendance à réapparaître, maintenant une identité chronologique entre les réincarnations. Les flashs font impression sur les neurones sensoriels du système nerveux central (SNC), et ceux-ci déclenchent des symptômes psychiques pénibles par l'intermédiaire des neurotransmetteurs cérébraux.

    Bien sûr, l'usage de médicaments peut établir une harmonie chimique cérébrale, qui améliore l'humeur de ces esprits. Mais, cela ne s’attache qu’à l'effet, puisque les produits pharmaceutiques ne guérissent pas les causes intrinsèques de la détresse dépressive. Ils ne font que restaurer le transit physique des messages neuronaux, améliorant le fonctionnement neurochimique du système nerveux central (SNC).

    Si les médecins échouent souvent dans le traitement des maladies phyisio-psychiques, c’est parce qu’ils ne traitent que le corps biologique, sans s’occuper des traumatismes que les patients portent en leur âme depuis leurs vies antérieures.

    Comme héritage des traités majeurs de l'histoire de la psychologie, Jésus nous a envoyé: la Codification Spirite, dont les préceptes portent à la mémoire humaine la certitude que, malgré les coups de fouets visiblement destructeurs de la détresse, l'homme doit rester debout, fermement, marchant hardiment à la rencontre des buts suprêmes de la vie, affrontant les obstacles qui sont les instruments nécessaires que Dieu nous envoie à tous.

    Jorge HESSEN

    Le 27 octobre 2017


    Source : A luz na mente, revista online

    Traduction : J.E.

    Références :

    [1]SARTRE, J. P., « L'Être et le Néant, essai d'ontologie phénoménologique »


    [2] CHAUÍ, Marilena, « Heidegger, vida e obra ». São Paulo: Nova Cultural, 1996.