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  • domingo, 20 de maio de 2018

    DES FONCTIONS DU PERISPIRIT SUR LA TERRE ET DANS L’AU-DELÀ



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes
    Paris / France


    La Codification d’Allan Kardec dévoile, à travers la question 135-a du Livre des Esprits, qu’il existe, dans la structure essentielle de l'homme, un corps subtil, qui sert d’intermédiaire entre l'Esprit et le Corps.

    L'homme est donc formé de trois parties essentielles:
    -          le corps, ou être naturel, analogue à celui des animaux, et qui est animé par le même principe vital ;
    -          l'âme, ou Esprit incarné ayant le corps pour demeure ;
    -          le principe intermédiaire, ou psychosoma (*), une substance subtile qui sert de premier enveloppement pour l'Esprit et qui relie l'âme au corps.
    (*) Kardec lui donne le nom de « périsprit » ; Aristote lui donne le  nom de « Corps subtil et éthéré » ; le bouddhisme ésotérique lui donne le nom de « Kama-rupa » ; la Kabbale hébraïque lui donne le nom de « Rouach » ; Leibniz lui donne le nom de « Corps fluide » ; Origène lui donne le nom de « Aura » ; Pythagore lui donne le nom de « Chair subtile de l'âme » ; Paracelse lui donne le nom de « Corps Astral » ; Paul de Tarse lui donne le nom de « Corps spirituel ou incorruptible ».
    Ainsi, ce principe intermédiaire (périsprit) a été reconnu par nombre d’experts et de chercheurs.
    Cependant, en raison du manque d'instruments et du manque de matériels de laboratoire, la science académique est encore bien loin de connaître et de comprendre la façon dont fonctionne le psychosoma. Certains spécialistes de l’embryogénétique contemporaine « suspectent » l'existence de ce principe et essayent de prouver qu’une "Idée directrice" dirige le mécanisme de la création organique.
    Pour le spirite, le psychosoma a une fonction organogène. En d’autres termes, il permet la formation de l'organisme lui-même et travaille en conformité avec le code génétique. C’est pourquoi, en son absence, le processus de fécondation ne serait qu’un assemblage organique dépourvu de forme définie (amorphe).
    L’esprit, à travers le périsprit, « influence le cytoplasme (siège des forces physiopsychosomatiques), ainsi que les fonctions endocriniennes, à travers le système nerveux central, s’enracinant intrinsèquement dans le sang, et modelant définitivement la cellule » (2).
    Par exemple, si des fragments de tissus organiques de la peau ou du cerveau sont plongés dans du sérum à une température optimale, les fragments ont une fervente activité. Passé quelques heures, les produits excrétés intoxiquent le sérum, empêchant ainsi le développement cellulaire. En renouvelant le sérum, les cellules se développent. Mais, sans direction mentale par le biais du périsprit, elles ne sont en rien semblables à leurs sœurs ayant des fonctions organiques (3).
     « Notre corps fait d’une matière raréfiée est régi par sept centres de force qui se combinent aux ramifications des plexus, les uns vibrant en harmonie avec les autres, sous l’influx du pouvoir directeur de la pensée, qui établit, pour notre usage, un véhicule de cellules électriques, se définissant comme étant un champ électromagnétique, dans lequel la pensée vibre en circuit fermé. Notre situation mentale détermine le poids spécifique de notre enveloppe spirituelle, et donc de  «l’habitat» lui correspondant » (4).
    Notre réalité mentale et spirituelle génère une impulsion créatrice qui se projette dans le corps psychosomatique, et ensuite dans le corps physique. En d'autres termes, quand l'esprit veut, le psychosoma vibre et le corps effectue. Si l’on pousse le raisonnement, on peut en conclure que le processus immunologique, qui neutralise l'invasion d’éléments pathogènes, est le résultat d’actions en faveur du bien, par la pratique de la solidarité, de la fraternité et du pardon inconditionnel, qui sont des attributs de l'esprit immortel.
    La somatisation des problèmes émotionnels est causée par l'insécurité, la peur, le sentiment d’être blessé, la haine, la rancœur et la jalousie, qui sont des problèmes de l'Esprit, générant de graves problèmes organiques. Par conséquent, nos pensées négatives engendrent des destructions organiques, provoquant des pathologies complexes. Les pensées agissent à la manière des rayons X et du rayonnement ultraviolet à des taux trop élevés. Ces rayons mentaux génèrent un état pathologique révélant des maladies telles que la tuberculose, le sida, la lèpre, les maladies cardiaques, l'endocardite bactérienne, etc… « Si les médecins échouent, lorsqu’ils traitent nombre de maladies, c’est parce qu’ils traitent le corps sans traiter l'âme. Or, lorsque tout n'est pas en bon état, il est impossible qu'une partie soit en parfait état » (5).
    En cas de dédoublement, le périsprit est détaché du corps, comme lors du sommeil, lors de la transe hypnotique, en cas d'évanouissement, de coma, d'expérience de mort imminente, etc… Durant ce processus, le périsprit peut traverser les murs, mais aussi d’autres obstacles et matériaux, qui sont des phénomènes plus connus sous le nom de bilocation, de bicorporeité, d’extériorisation du double, ou « d'apparition ». Chez l’être primitif, quand la vie morale commence à apparaître, les réflexes de l'esprit déterminent la densité des substances périspritales, avec des particules très pâteuses. Le périsprit devient subtil, grâce à la sublimation de l'état mental que seule la pratique du bien rend possible. Le psychosoma mobilise des milliards d'unités cellulaires saturées de la vie mentale qui lui est propre. Compte tenu de cela, le suicidaire, l’obsédé sexuel et l'alcoolique souffrent des tourments liés à leurs conditions déséquilibrées. Lors de la désincarnation, les lignes morphologiques du périsprit sont liées aux impressions que nous emportons de la Terre (homme ou femme). Les personnes âgées ont beaucoup de temps pour se construire un nouvel état mental et, par conséquent, pour disposer d’un périsprit plus épuré.
    Aussi, lorsqu’une personne a un haut degré d'intelligence et de morale, elle peut changer en quelques minutes à peine, alors que d’autres d’un degré moindre mettraient plusieurs années pour ce faire. Dans le monde spirituel, des transformations profondes apparaissent en particulier au niveau du centre gastrique par l’extraction de « l’essence » des aliments dans l'au-delà. À proprement parler, on s’alimente beaucoup plus « en respirant, en récoltant le volume de nourriture en complément de l’approvisionnement plastique et énergétique, sur le terrain des calories nécessaires à la masse corporelle et à la répartition de la force potentielle des différents secteurs organiques » (6).
    Eu égard à sa grande porosité, le périspirit se nourrit de « produits subtils, qui sont une synthèse chimique et électro-magnétique, issus du réservoir de la Nature et de l’échange de rayons revitalisants et réparateurs de l’amour que les êtres offrent les uns aux autres. Cette alimentation psychique, à travers les projections magnétiques échangées entre ceux qui s'aiment, est beaucoup plus importante que ce que peuvent imaginer les nutritionnistes du monde puisque, par son biais, l'euphorie organique et mentale idéale de la personnalité en découle » (7).
    André Luiz explique que le psychosoma « avec quelque provision d'une substance spécifique, ou même sans substance, peut se contenter d’une diffusion cutanée pour reconstituer son potentiel énergétique, grâce aux processus d'assimilation et de désassimilation des ressources qui lui sont propres, quel que soit le travail d'exsudation des résidus, par l'épiderme ou par les voies d’évacuation normales, mais on peut néanmoins comprendre que, compte tenu du niveau d’harmonie, dans les opérations nutritives et l’absorption des aliments en leur essence, il n'y a, dans le véhicule psychosomatique, ni les excès, ni les inconvénients de l’évacuation courante des solides et des liquides » (8).
    Au vu de ce qui précède, on voit que la pratique simple et infatigable du bien peut modifier la route de notre destinée tant ici que par-delà la tombe, dans la mesure où, une pensée claire et correcte, se reflétant dans le périsprit, en tant qu’action édifiante, interfère dans les fonctions cellulaires transcendantales, aussi bien que dans les événements humains, attirant en notre faveur, par un comportement meilleur et plus noble, aide, lumière et soutien, selon la loi de l'amour.
    Tant sur la Terre que dans l'Au-delà, il est urgent de voir que faire constamment le bien génère constamment le bien, que cela aide les autres, que cela nous aide nous-même, raison pour laquelle les principes posés par le Christ, il y a deux mille ans, visant à bannir l'orgueil, l'animalité et autres maux de notre for intérieur, nous invitent à la fraternité et au pardon inconditionnel, en établissant une paix parfaite entre nous, et en renforçant le pouvoir de l'esprit sur nos corps (physique et périspirital) comme défense contre tous les éléments destructeurs de notre harmonie.

    Jorge HESSEN

    Le 13 juin 2009


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Références :

    1)    Kardec, Allan Le livre des esprits
    2)    Xavier, Francisco Cândido & Vieira Waldo, Evolution en Deux Mondes, Dicté par l’esprit André Luiz,
    3)    Les cellules prennent différents aspects en fonction de la nature des organismes qu'elles servent, et l’intelligence, influençant le cytoplasme, oblige les cellules à œuvrer à ce dont elles ont besoin pour s'exprimer, un travail qui, au prix de répétitions presque infinies, devient parfaitement automatique pour les cellules qui se renouvellent sans cesse dans l'exécution des tâches qui fait leur vie.
    4)    Xavier, Francisco Cândido, Entre la Terra e le Ciel, Dicté par l’esprit André Luiz
    5)    Kardec, Allan, L’évangile selon le spiritisme, RJ: Ed. FEB, 2001, Introd., § XIX
    6)    Xavier, Francisco Cândido & Vieira Waldo, Evolution en Deux Mondes, Dicté par l’esprit André Luiz
    7)    Xavier, Francisco Cândido & Vieira Waldo, Evolution en Deux Mondes, Dicté par l’esprit André Luiz
    8)    Xavier, Francisco Cândido & Vieira Waldo, Evolution en Deux Mondes, Dicté par l’esprit André Luiz

    domingo, 18 de fevereiro de 2018

    LA SCHIZOPHRÉNIE PEUT ÊTRE TRAITÉE DANS SA DIMENSION SPIRITUELLE




    Traduction: Jean Emmanuel Nunes
    Paris / France



    La schizophrénie présente un ensemble de symptômes très divers et complexes, parfois difficiles à comprendre. Elle peut apparaître et disparaître en fonction des cycles de récidives et de rémissions.

    Aujourd'hui, elle est considérée non pas comme une maladie unique, mais comme un ensemble de pathologies affectant toutes les classes sociales et tous les groupements humains. Généralement, le diagnostic présente un niveau de fiabilité relativement faible ou incohérent. Ainsi, la schizophrénie n'est pas une double personnalité, car elle est beaucoup plus que cela et qu’il n'y a aucune raison d'y inclure les Troubles de la personnalité multiple.

    En 2004, au Japon, le qualificatif japonais pour désigner la schizophrénie fut renommé « Seishin-Bunretsu-Byo » (= maladie de l'esprit divisé) en lieu et place de « Togo-shitcho-sho » (= désordre d'intégration). En 2006, des militants au Royaume-Uni, ayant pour slogan de campagne l'abolition de la schizophrénie, rejetaient cette présentation de la schizophrénie et préconisaient une approche différente pour comprendre et traiter les symptômes qui y sont associés.

    C'est le suisse Eugen Bleuer qui, en 1911, inventa le terme «schizophrénie» pour désigner une dissidence entre la pensée, l'émotion et le comportement («schizo» signifie «scission» et «phrénie» signifie «mental»). C'est une maladie chronique qui touche environ 60 millions de personnes sur la planète (1% de la population mondiale), répartie également entre les deux sexes. La définition des caractéristiques spécifiques de la maladie a été critiquée, pour être dépourvue de validité scientifique ou de fiabilité, d’autant qu’en général, la validité des diagnostics psychiatriques est largement critiquée. Une opinion alternative suggère que les problèmes de diagnostic seraient mieux compris si des dimensions individuelles, qui varient, on en arrivait à un spectre continu plutôt qu'à une coupure nette entre normal et malade.

    D’ordinaire, le schizophrène n'est pas violent ou dangereux. En dehors des crises, c’est une personne comme les autres. Cependant, quelques-uns, lorsqu'ils sont en crise, deviennent agressifs, verbalement ou physiquement, parce que les délires ou les hallucinations peuvent les faire se sentir menacés.

    Il n'y a pas de symptômes déterminants permettant aussitôt un diagnostic précis. Tant de choses peuvent débuter brusquement et dégénérer en crise démonstrative, ou à l’inverse débuter lentement sans présenter des changements extraordinaires, et il se peut que des années passent avant qu’une crise caractéristique n’advienne. Les symptômes peuvent se confondre avec des «crises existentielles», des «révoltes contre le système», de «l’aliénation égoïste», de l’usage de drogues etc… Le délire d'identité (s’estimer être quelqu'un d'autre) est le signe caractéristique type du patient. Il se retrouve souvent chez le mendiant qui erre dans la rue, parlant tout seul, ou chez la femme qui passe à la télévision en affirmant avoir des alter ego, ou même chez le «fou» qui apparaît dans les feuilletons et les films. Cela fut, pendant de nombreuses années, synonyme d'exclusion sociale, car le diagnostic de schizophrénie entraînait l'hospitalisation en hôpitaux psychiatriques (asiles) ou en foyers, où les patients restaient plusieurs années.

    Elle se manifeste habituellement à la fin de l'adolescence ou au début de l'âge adulte. On dit que les premiers signes et symptômes de la schizophrénie sont perfides. Les premiers «signes» visibles de calme et de repli sur soi chez un adolescent, passent généralement inaperçus, car ils ne sont pas considérés comme des signes avant-coureurs, mais comme une «phase». Il faut toutefois rappeler combien il est difficile d'interpréter ces comportements en les associant à l'âge. La symptomatologie schizophrénique est large, s’agissant d’un syndrome ayant une grande part physiologique, avec une présence marquée d'hallucinations et de délires. Le comportement, que les patients présentent habituellement, est souvent conditionné par des délires paranoïaques et des hallucinations auditives et verbales.

    On sait peu de choses à propos de cette maladie et, compte tenu du défi thérapeutique, le mieux que l’on obtienne c’est la maîtrise des symptômes avec des antipsychotiques. Cela ne fait qu’à peine plus de 10 ans que l'Organisation mondiale de la santé a émis des critères clairs et objectifs pour définir le diagnostic de la schizophrénie. Les causes du processus pathogène forme une mosaïque: la seule chose évidente est la combinaison de multiples causes engendrant la maladie. Cela inclut les changements dans la chimie du cerveau [l'activité dopaminergique est très élevée chez les individus schizophrènes], les facteurs génétiques, et même les modifications structurelles.

    À l'heure actuelle, il appert que certains neurotransmetteurs sont impliqués dans la physiopathologie de cette maladie, tels que la sérotonine et la noradrénaline. Du point de vue physiologique, nonobstant les grandes découvertes déjà faites jusqu'à présent dans le domaine des mécanismes étiopathogéniques, l'arsenal n'est pas encore épuisé. En effet, outre les contributions psychosociales, l'Esprit immortel, l'agent causal fondamental, doit être pris en compte.

    Selon Jung, «l'investigation de la schizophrénie est l'une des tâches les plus importantes de la future psychiatrie, car le problème a deux aspects: physiologique et psychologique...» (1).

    Il est important de souligner que l’on peut guérir de la schizophrénie. Jusqu'à très récemment, on pensait que c'était incurable et que c’était, nécessairement, une maladie chronique pour la vie. Aujourd'hui, cependant, on sait qu'un pourcentage de personnes souffrant de ce trouble peuvent s’en remettre complètement et mener une vie normale, comme quiconque. Certains, dans un état plus grave, tout en restant dépendant des médicaments, peuvent aller mieux au point d’avoir un emploi, de se marier et d’élever une famille. Le mathématicien américain John Nash, qui dans sa jeunesse souffrait de schizophrénie, a pu renverser sa situation clinique et remporter le prix Nobel d'économie en 1994.

    On peut ainsi s’apercevoir qu’il y a une différence de vue entre l'aile conservatrice de la psychiatrie et le spiritisme, qui a pris corps parmi nous, en raison du développement du mouvement spirite brésilien. A mesure que le concept de matière disparaît des mains des physiciens au profit  de la physique quantique, on constate une nouvelle révolution copernicienne autour du concept d'homme intégral. Aujourd'hui, il y a beaucoup de psychiatres spirites qui établissent un dialogue entre le corps et l'esprit.

    A ce propos, les maladies relèvent-elles du corps ou de l'âme ? Il ressort du "Livre des Esprits", Livre II, chapitre VII, que la matière n'est que l'enveloppe de l'Esprit, et qu’en s’unissant au corps, l'Esprit conserve les attributs d'une nature spirituelle, les organes ne servant que d'instruments (2). L'Esprit est porteur de certaines pré-dispositions en réincarnant. Le principe des facultés se trouve dans l'Esprit et non dans les organes. Selon la vision spirite, les «schizophrènes» sont des esprits soumis à une punition. Ils souffrent de vivre dans un corps dont les organes limités les empêchent de se manifester pleinement.

    Les maladies physiologiques et psychiques sont des effets et non des causes : les dissociations mentales et les maladies organiques sont le résultat des actions déséquilibrées de l'Esprit, dont le mauvais comportement blesse d'abord l'auteur lui-même, en ouvrant des zones morbides dans son psychisme, se reflétant ensuite dans son périsprit, puis s'inscrivant dans le corps physique lors des réincarnations ultérieures. "L'Esprit transmet au véhicule physique, qui s’ajuste durant l'incarnation, tous ses états heureux ou malheureux, équilibrant ou perturbant le cycle des causes et des effets..." (3).

    Par conséquent, c'est une pathologie qui trouve son origine profonde dans l'Esprit délinquant. Il faut aussi prendre en compte l'influence négative de l'obsession, qui contribue à l'aggravation de la situation et à l'apparition d'autres dysfonctionnements caractéristiques du trouble. C’est pourquoi, il faut la voir comme un processus hybride de nature spirituelle, physiologique, obsessionnelle, lié aux influences psychosociales.

    La division de la pensée, la dilution de la mémoire, la distance de la réalité semblent dénoncer une sorte de nostalgie psychique que l'inadaptation de l'esprit à l’actuelle réalité  détermine. Des cas typiques d'auto-obsession peuvent se produire selon les dispositions variables de la schizophrénie. La participation d'entités qui obsèdent, généralement attirées par l'état des patients, aggravent leurs cas. C'est une bonne raison pour pratiquer la désobsession.

    La psychiatrie et le spiritisme pourraient s'entraider, semble-t-il, dans un très proche avenir. La psychiatrie n'a aucune raison de condamner les processus spirites dans le traitement des cas d'obsession et d'auto-obsession. Il est très important de mieux comprendre les causes originelles de la schizophrénie et considérer comme essentiel le traitement spirituel (désobsession, passe, eau fluidifiée, prière) offert par la Doctrine Spirite, basée sur les enseignements du Christ, qui ressortira inévitablement des recommandations scientifiques pour le traitement de toutes les maladies humaines.

    Jorge HESSEN

    Le 14 juin 2009


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Références :
    (1)Jung, Carl Gustav. Psicogênese das Doenças Mentais, Editora Vozes, 1999
    (2)Kardec, Allan. Livre des Esprits, Livre II, ch. VII

    (3)Xavier, Francisco Cândido e Vieira Waldo. Evolution en deux Mondes, dicté par l’Esprit André Luiz, Ed. FEB 2003

    domingo, 21 de janeiro de 2018

    Alzheimer, un processus graduel et progressif de désincarnation



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    Autrefois, la maladie d'Alzheimer était communément appelée «sénilité» et traitée en tant qu’état de démence progressive. Se caractérisant par une perte continue des aptitudes de l'individu, telles que l’anéantissement de la mémoire, des difficultés de langage et de réflexion, elle affecte progressivement les fonctions corticales du cerveau de l'individu, engendrant une atrophie du cerveau ; et, en conséquence, les fonctions cognitives et motrices se retrouvent endommagées de manière irréversible.

    Bien qu’il n’y ait toujours pas de remède, l'utilisation de médicaments comme la rivastigmine, la galantamine et le donépézil, conjointement avec l'ergothérapie (stimulis), peuvent aider à contrôler les symptômes et à ralentir la progression de la maladie, améliorant la qualité de vie des patients.

    La maladie d'Alzheimer est fréquente chez les personnes âgées. Dans la phase initiale (légère), peuvent apparaître des symptômes, tels que la difficulté à se souvenir des événements les plus récents (la mémoire des événements anciens reste normale), la difficulté à retrouver le chemin de la maison, la difficulté à se souvenir quel est le jour de la semaine, et répétant les mêmes questions. Dans la phase modérée, la personne est incapable d’assurer son hygiène personnelle, marche étant sale, a de la difficulté pour lire et écrire, manque de sommeil, se métamorphose entre la journée et la nuit.

    Au stade avancé, le patient ne parvient plus à mémoriser aucune information courante ou ancienne, ne reconnaît plus ses proches, ses amis, ni les lieux qu’il connaît, ni les choses environnantes (agnosie), perd sa coordination pour les mouvements utiles les plus simples, comme porter des vêtements (apraxie).

    Allan Kardec n'a pas fait état de cette maladie, mais il y a lieu d’estimer que l'esprit du patient perdure dans un état partiel de "dédoublement", de par l'impossibilité d'utiliser le cerveau qui est épuisé. Ce sont des gens liés à de graves fautes morales lors d'existences passées. Bien sûr, la rigidité du caractère (intolérance), la culpabilité, les processus obsessionnels de subjugation, la dépression, la haine et les blessures anciennes peuvent être des causes admissibles conduisant à l'apparition de la maladie d'Alzheimer.

    Naturellement, l'investissement de la famille envers les maladies de ce type est d'une grande importance, tant pour l'amélioration de la qualité de vie du patient que du point de vue des exigences spirituelles, puisque le groupe familial est lié aux «comptes du destin engendrés par lui-même», et donc à l'impératif de réparation.

    Le traitement spirituel est d'une importance essentielle, y compris pour la famille, car les proches parents souffrent beaucoup de l'aliénation progressive de l'être aimé, qui passe par un processus lent, massif, douloureux, de perte d'échange cognitif avec la famille et les amis. C'est comme un «processus de désincarnation» graduel et progressif.

    Les causes spirituelles présumées, telles que les processus obsessionnels et les attitudes d'intransigeance morale, entre autres, comme mentionné ci-dessus, invitent à la nécessaire diligence continuelle d'illumination spirituelle, par la lecture quotidienne de pages doctrinales et évangéliques, et par le déplacement souvent, si possible hebdomadaire, en centre spirite afin d’y recevoir un traitement à l’aide de passes et d'eau fluidifiée.

    Dans ces circonstances pénibles, les membres de la famille et les aidants ont là la chance de développer leur potentiel spirituel par la résignation, la tolérance, l'acceptation, la vigilance constante du malade, le renoncement, la soumission, l'amour, qui sont immanquablement des trésors moraux acquis par ceux qui s’occupent des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.


    Jorge HESSEN

    Le 21 décembre 2017


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.

    segunda-feira, 4 de dezembro de 2017

    Angoisse, conscience et réincarnation


    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    Le terme « angoisse » vient du latin « angustia » et signifie : étroitesse, espace réduit, carence, manque. C’est une peur vague ou indéterminée, sans objet réel ou actuel. C'est une frayeur inopportune et envahissante qui nous étouffe (« angere » en latin signifie : presser, étrangler) ou nous submerge.

    La philosophie existentialiste donne un autre sens au terme «angoisse» qui désigne «l'agitation métaphysique» au milieu des tourments personnels de l'homme. Selon le concept Sartrien, « c'est dans l'angoisse que l'homme prend conscience de sa liberté », dans l'angoisse que la liberté en son être se met elle-même en question [1].

    Les matérialistes déboussolés croient que l'être humain est un être imparfait, ouvert et inachevé. D’après Heidegger, « l'angoisse est une caractéristique fondamentale de l'existence humaine. Quand l'homme s'éveille à la conscience de la vie, il se rend compte qu'elle n'a aucun sens ni but » [2].

    En s’éloignant de ce matérialisme décrépit, on comprend que, de par le principe de la réincarnation, les profondes racines de l’angoisse sont souvent étroitement liées aux vies passées, bâties sur la culpabilité de l'Esprit, qui reconnaît l'erreur et qui craint d’être découvert. Par conséquent, c'est un état morbide dont la cause doit être combattue.

    Pour cette raison, l'origine de l'angoisse dépressive se situe dans le périsprit, et n'a strictement aucune cause profonde se situant dans la structure charnelle. Le corps physique reflète seulement l'état d'esprit. Le conflit du patient remonte aux causes passées, qui peuvent être lointaines, se reflétant dans le présent à travers la somatisation.

    On peut vérifier que les décès traumatiques prématurés (accidents, suicides, homicides) chez ceux qui possèdent de grandes réserves de fluide vital, provoquent en eux de fortes impressions et des impacts vibratoires dans leurs structures psychosomatiques complexes, formant dans l’esprit un puissant cliché mental au moment de la mort.

    Lors de la réincarnation suivante de cet esprit, l'apaisement biologique du corps charnel peut ne pas suffire à neutraliser les traumatismes, enregistrés sous la forme de flashs, des derniers moments de la vie antérieure. Ce trouble vibratoire a tendance à réapparaître, maintenant une identité chronologique entre les réincarnations. Les flashs font impression sur les neurones sensoriels du système nerveux central (SNC), et ceux-ci déclenchent des symptômes psychiques pénibles par l'intermédiaire des neurotransmetteurs cérébraux.

    Bien sûr, l'usage de médicaments peut établir une harmonie chimique cérébrale, qui améliore l'humeur de ces esprits. Mais, cela ne s’attache qu’à l'effet, puisque les produits pharmaceutiques ne guérissent pas les causes intrinsèques de la détresse dépressive. Ils ne font que restaurer le transit physique des messages neuronaux, améliorant le fonctionnement neurochimique du système nerveux central (SNC).

    Si les médecins échouent souvent dans le traitement des maladies phyisio-psychiques, c’est parce qu’ils ne traitent que le corps biologique, sans s’occuper des traumatismes que les patients portent en leur âme depuis leurs vies antérieures.

    Comme héritage des traités majeurs de l'histoire de la psychologie, Jésus nous a envoyé: la Codification Spirite, dont les préceptes portent à la mémoire humaine la certitude que, malgré les coups de fouets visiblement destructeurs de la détresse, l'homme doit rester debout, fermement, marchant hardiment à la rencontre des buts suprêmes de la vie, affrontant les obstacles qui sont les instruments nécessaires que Dieu nous envoie à tous.

    Jorge HESSEN

    Le 27 octobre 2017


    Source : A luz na mente, revista online

    Traduction : J.E.

    Références :

    [1]SARTRE, J. P., « L'Être et le Néant, essai d'ontologie phénoménologique »


    [2] CHAUÍ, Marilena, « Heidegger, vida e obra ». São Paulo: Nova Cultural, 1996.

    domingo, 3 de setembro de 2017

    L’argent face aux recherches scientifiques





    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    L'Esprit Bezerra de Menezes affirme qu’au sein de la société, l’argent :
    -          sans faire naître la lumière, est le support du candélabre,
    -          sans apporter la paix, est un instrument permettant son acquisition,
    -          sans apporter la chaleur, lui offre le pull-over,
    -          sans être le pouvoir de la foi, nourrit l'espoir,
    -          sans être de l’amour, est capable d’être un précieux ingrédient pour parvenir à une protection affective,
    -          sans être une pierre de taille, assure des activités affermissant le progrès,
    -          sans être de la culture, promeut le livre,
    -          sans donner la vue, réunit les instruments améliorant la capacité des yeux,
    -          sans être la source de la guérison, permet l'acquisition du médicament [1] et, bien sûr, encourage la recherche de nouveaux médicaments.

    En méditant sur ces réflexions, j’ai pensé au cas d’Henrietta Lacks, une femme qui est morte du cancer il y a 60 ans, mais dont les cellules («immortelles»), retirées de son corps, ont sauvé nombre de vies humaines jusqu’à aujourd’hui.

    Voyons comment cela s'est passé. Tout a commencé en 1951, à l'arrivée d'Henrietta dans un hôpital aux États-Unis. Cela a marqué le début d'une percée pour la biotechnologie. Les cellules de son corps allaient  révolutionner la science médicale. Lacks avait un cancer du col de l'utérus peu de temps avant de désincarner, et un médecin préleva un morceau de tissu pour une biopsie ; il s'est rendu compte qu'il s’agissait de cellules distinctes de celles qu’il avait déjà analysé auparavant. Depuis lors, les cellules retirées du corps d'Henrietta se sont accrues et démultipliées.

    De fortes sommes d'argent furent investies pour que soient produites des milliards de ces cellules dans les laboratoires de recherche pour être utilisées par des scientifiques, qui baptisèrent cette lignée cellulaire « HeLa », en hommage au nom d'Henrietta.

    Il existe de nombreuses situations où le scientifique ne doit étudier les tissus ou les agents pathogènes qu’en laboratoire. L'exemple classique est celui du vaccin contre la poliomyélite. Pour le développer, il fallait que le virus se développe en laboratoire, grâce à des cellules humaines et, bien sûr, d'importants investissements financiers. Les cellules « HeLa » se sont avérées parfaites pour l’expérimentation médicale, et les vaccins auxquels elles servirent sauvèrent des millions de personnes, offrant une renommée mondiale à cette lignée cellulaire.

    Ces cellules ont non seulement permis le développement d'un vaccin contre la poliomyélite et de nombreux traitements médicaux, mais ont aussi été emportées lors des premières missions spatiales, aidant les scientifiques à déterminer les conséquences d’une gravité nulle sur les tissus humains. En outre, l'armée américaine a mis des cellules « HeLa » au sein de grandes bouteilles sur les sites où des essais nucléaires étaient réalisés.

    Nous ne nous attarderons pas sur les mérites des abus mercantilistes, résultant de la recherche coûteuse sur les cellules susmentionnées qui, d'ailleurs, ont été les premières à être achetées, vendues, emballées et expédiées par millions au sein de laboratoires à travers le monde (certains se consacrant à des expériences cosmétiques, pour évaluer les effets secondaires indésirables possibles des produits). La dynamique des paradoxes humains fait qu'en plus de la contribution scientifique, des milliards de dollars ont été générés grâce aux produits testés avec des cellules « HeLa ».

    Au début de ce texte, nous réfléchissions, ensemble avec Bezerra, à propos de l'importance de l'argent, car il faut reconnaître que la cupidité règne parmi nous, en particulier au sein du milieu scientifique. Mais, ce qui importe en l'espèce, c'est que les cellules («immortelles») retirées du corps d'Henrietta Lacks ont servi de base à des dizaines de milliers d'études médicales à travers le monde et dans diverses branches de la science biologique aux fins d'amélioration de la vie de l'homme . Par conséquent, elles furent un élément crucial pour le développement scientifique afin de parfaire la santé humaine.

    Pour être plus clair, l'argent associé à une conscience tranquille est un levier pour le travail, un canal de bienfaisance, un soutien pour l'éducation et une source de joie. C'est une bénédiction du ciel qui, dans l’immédiat, ne créé pas toujours le bonheur, mais qui fait toujours défaut [2] : principalement pour les recherches scientifiques qui explorent des thérapies et parviennent à la guérison de différentes maladies, telles que le cancer qui, il y a quelques décennies, était dévastateur pour notre survie.

    Jorge Hessen

    Le 24 mai 2017


    Source : Revista online « A luz na mente »
    Traduction : J.E.
    Bibliographie:
    [1] XAVIER, Francisco Cândido. «Charité», chapitre 36 «Argent», Ed. IDE, 1997

    [2] XAVIER, Francisco Cândido. «Charité», chapitre 36 «Argent», Ed. IDE, 1997

    segunda-feira, 17 de abril de 2017

    Esprits sympathiques



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    Jennifer Bricker donne des spectacles d’acrobaties et fascine les foules grâce à sa technique. Le plus impressionnant, c’est que Jennifer est née sans jambes. A l’âge de 11 ans, elle fut championne de gymnastique, sport auquel elle s’est attachée en voyant Dominique Moceanu remporter la médaille d’or olympique pour les Etats-Unis en 1996.

    Jennifer ne savait pas que toutes les deux avaient plus en commun que leurs seuls talents d’athlètes, car elles étaient sœurs consanguines. Comme elle était née sans jambes, Jennifer avait été adoptée alors qu’elle n’avait que quelques mois. A l’âge de trois ans, elle a reçu des prothèses de jambes mais ne les a jamais utilisé, car elle réussait mieux à se mouvoir sans elles. Elle adorait observer l’équipe féminine de gymnastique des Etats-Unis, et une athlète en particulier : Dominique Moceanu.

    A 10 ans, elle disputa les Jeux olympiques de la jeunesse et, à 11 ans, elle fut championne de gymnastique tumbling de l’État d’Illinois. Lorsqu’elle eut 16 ans, Jennifer demanda à Sharon, sa mère adoptive, s’il y avait encore des choses à lui apprendre à propos de sa famille biologique. Et à la surprise de l’adolescente, la réponse fut « oui ». Sharon lui révéla que le nom de sa famille biologique était Moceanu, et que Dominique était sa sœur.

    Quatre ans plus tard, Jennifer écrivit une lettre à Moceanu relatant son histoire, expliquant que Dominique fut son idole durant sa vie entière, et qu’elle l’avait inspiré pour être elle-même une gymnaste. Les deux femmes se sont rencontrées et se sont bien entendu. Elles sont toujours en contact jusqu’à aujourd’hui.

    Autre cas intéressant, celui des sœurs jumelles Anaïs Bordier et Samantha Futerman. Toutes les deux ne se sont rencontrées qu’à l’âge de 25 ans. Aucune d’entre elles ne connaissaient l’existence de l’autre, mais un événement de la vie et Internet ont permis qu’elles fussent réunies. Elles ont toutes les deux été séparées à leur naissance en Corée du Sud et furent adoptées par des familles habitant des pays différents, Anaïs à Paris, en France, et Samantha à Los Angeles, aux Etats-Unis.

    La rencontre a commencé à se dessiner lorsqu’en décembre 2012, dans le bus, Anaïs, styliste, reçoit d’un ami une vidéo YouTube dans laquelle Samantha était actrice. Anaïs, songeant d’abord que quelqu’un avait posté une vidéo d’elle, s’est ensuite aperçu qu’il s’agissait d’une jeune fille qui vivait au Etats-Unis et qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau.

    Elles se sont vu par Skype et discutèrent durant plus de 3 heures. Par la suite, elles se rencontrèrent personnellement, en mai 2013, à Londres. Depuis lors, bien que vivant dans des pays différents, elles communiquent entre elles plusieurs fois par jour. Si, pour Anaïs, découvrir que l’on a une sœur est déjà incroyable, s’apercevoir que l’on a une sœur jumelle est plus impressionnant encore, car toutes les deux ont beaucoup en commun.

    L’histoire des deux sœurs est paru en 2014 dans un livre intitulé : « Separated @ Birth: A True Love Story of Twin Sisters Reunited », où chacune a écrit un chapitre alternativement.

    Du point de vue spirite, bien des affections terrestres se sont effectivement bâties lors de vies antérieures, au travers des liens d’affinités spirituelles permanents, qui s’établissent entre les individus partageant les mêmes inclinations psychologiques, et une évolution intellectuelle et morale similaire.

    Aussi, cette question peut s’analyser sous l’angle de « l’affinité » des âmes réincarnant au sein d’une même famille. On sait que la réincarnation est un mécanisme extrêmement complexe. Ses variables sont liées au niveau spirituel de chaque réincarnant, en fonction des obligations d’apprentissage de chaque esprit devant vivre en société sur la Terre. Lorsque l’esprit dispose d’une bonne structure morale, il peut faire l’ébauche d’une réincarnation auprès de personnes avec lesquelles il a une affinité, et ce sous la supervision des Bienfaiteurs de l’au-delà.

    Dans la dimension spirituelle, nous sommes libérés des passions qui nous liaient sur la Terre, nous attirant et nous faisant nous regrouper en familles plus larges, unies par des sentiments sincères, ayant en vue le perfectionnement de chacun, et dont les membres se réjouissent des victoires de chaque être cher de retour outre-tombe, après une nouvelle vie sur la Terre, emplie de luttes et d’épreuves subies et franchies.

    Dans l’ensemble des réincarnations, « Si les uns sont incarnés et que les autres ne le soient pas, ils n'en sont pas moins unis par la pensée ; ceux qui sont libres veillent sur ceux qui sont en captivité ; les plus avancés cherchent à faire progresser les retardataires. Après chaque existence ils ont fait un pas dans la voie de la perfection » (1).

    Il est bien vrai que deux esprits qui s’affectionnent mutuellement se recherchent l’un l’autre lors de leurs pérambulations : « Il y a entre les êtres pensants des liens que vous ne connaissez pas encore. Le magnétisme est le pilote de cette science que vous comprendrez mieux plus tard » (2).

    Les personnes mentionnées dans cet article sont incontestablement des esprits sympathiques, qui se sont attachés en vertu des lois de l’attraction, aimant être ensemble. Il n’est pas nécessaire que tous les esprits sympathiques se soient nécessairement connus lors d’une vie antérieure, dans la mesure où chacun est attiré magnétiquement par les inclinations de son semblable, ce qui se produit fréquemment.

    « L'union et l'affection qui existent entre parents sont l'indice de la sympathie antérieure qui les a rapprochés » (3). Si, de cette manière, toutes les affections se purifiaient « au-dessus des liens du sang, l’institution sacrée de la famille se perpétuera à l’infini, au travers des liens impérissables de l’esprit » (4).

    Jorge HESSEN

    Le 16 mars 2017


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Références :

    1)    Allan Kardec, L’évangile selon le spiritisme, ch. IV, §18
    2)    Allan Kardec, Livre des esprits, question 388
    3)    Allan Kardec, L’évangile selon le spiritisme, ch. IV, §19

    4)    F.C. Xavier, Le consolateur, question 175

    domingo, 2 de abril de 2017

    L’homme et la femme face à la question du genre après la mort




    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France



    L’homme moderne est modelé par une culture raciste, patriarcale, misogyne et homophobe. Or, l’Évangile est une invitation constante à la pratique de la fraternité, de l’amour, de la non-violence, tout particulièrement vis-à-vis de nos semblables différents qui composent l’univers minoritaire d’une société fortement machiste. Bien que cela soit contraire à l’idée de groupes sociaux « majoritaires » et « minoritaires », il faut reconnaître que ces termes sont consacrés par l’usage et, les discriminations à l’égard des personnes « différentes » sont désormais inacceptables.

    Le combat herculéen contre les préjugés et l’homophobie comporte des aspects sadiques. Cette lutte inhabituelle débute là où l’être humain doit se sentir le plus accueilli et le plus en sécurité, à savoir sa famille. Actuellement, aux Etats-Unis, par exemple, il y a une nouvelle classe d’habitants des rues (c’est cela même ! Des sans domicilies fixes) qui croît avec une déplorable rapidité, et qui est composée d’adolescents homosexuels expulsés de leurs foyers par leurs familles. D’après les calculs du Centre du progrès américain, ce sont plus de 300 000 jeunes qui ont dû avoir recours aux abris publics après avoir été expulsés de leurs foyers (bannis) par leurs propres parents, compte tenu de leur orientation sexuelle.

    Les études réalisées aux Etats-Unis montrent que la grande majorité de ces jeunes exclus s’exile de familles conservatrices et profondément religieuses. Dans ce contexte, considérer l’homosexualité comme un fait naturel est beaucoup plus difficile. Près de la moitié des homosexuels américains sont contraints de quitter leur foyer peu de temps après avoir admis leur orientation sexuelle face à leur famille, le plus souvent à contrecœur (1). Or, l’homosexualité est une orientation sexuelle, tout comme l’hétérosexualité et la bisexualité (l’asexualité peut également être considérée comme une orientation sexuelle). Ce sont des orientations naturelles, qui ne découlent pas d’un trouble de la personnalité, comme l’assure l’esprit Emmanuel dans le livre « Vie et sexe », au chapitre intitulé « homosexualité ».

    Récemment, malgré la barbarie commise par Omar Mateen, un combattant de l’État islamique qui occasionna la mort de 49 personnes dans la boîte de nuit le « Pulse », outre 50 blessés, bien d’autres fourvoiements sont pratiqués contre les homosexuels. En vérité, le fondamentalisme religieux est la plus grande tragédie qu’il y ait en ce monde. Car on ne saurait comprendre la haine culminant en actes de violence et de tortures contre les personnes, et ce au nom de Dieu.

    Après l’épisode survenu dans la boîte de nuit le « Pulse » à Orlando, aux Etats-Unis, un pasteur nord-américain affirma : « ne pas être triste que des homosexuels soient morts dans cette boîte de nuit. La tragédie, c’est que d’autres n’y soient pas morts également. J’aurais voulu que le gouvernement les réunisse, les place tous contre un mur, et qu’un peloton d’exécution placé face à eux les fusille, en faisant exploser leurs cerveaux » (2). D’autres groupes chrétiens extrémistes, à l’image de la «Westboro Baptist Church», ont affirmé que ceux qui fréquentaient le « Pulse » se trouvaient en enfer après leur assassinat. « La tragédie, c’est que d’autres n’y soient pas morts aussi. La tragédie, c’est qu’Omar Mateen n’ait pas fini le travail, parce que ces personnes sont des prédateurs. Ce sont des pêcheurs » (3).

    La question de l’homosexualité n’a pas fait l’objet d’une recherche approfondie par le Codificateur au sein des œuvres de base. Dans le Livre des esprits, on peut néanmoins observer qu’il en ressort que chacun peut réincarner en tant qu’homme ou femme. Dans le monde spirituel, la dénomination « lui » ou « elle » n’a pas beaucoup de sens, car le genre n’affecte pas les Esprits.

    En effet, dans l’au-delà, il n’y a pas de reproduction des esprits au travers d’un quelconque processus d’accouplement sexuel. Cependant, les organes génitaux présents dans le corps physique existent en raison des lois de la manifestation biologique (charnelle), qui ont pour objectif de permettre la réincarnation au moyen de la reproduction biologique par le biais de l’accouplement sexuel.

    L’expérience masculine ou féminine lors de multiples vies, et la prédominance de l’une ou l’autre de ces expériences, conduisent l’Esprit à conserver des caractéristiques restant gravées en lui, qui sont la conséquence de l’influence que le corps physique transmet au périsprit. Par conséquent, l’Esprit, en réincarnant, présentera les particularités du genre dans lequel il a le plus longuement vécu et imprimera, dans sa structure psychologique, les inclinations les plus en affinité avec ses expériences passées.

    Ainsi, nous sommes des Esprits ayant une polarité psychologique masculine ou féminine, du fait de réincarnations continuelles dans l’un ou l’autre genre. Ce n’est qu’une fois dépassées nos failles, liées à l’attachement à la matière, à la sensualité, à l’égoïsme et à l’orgueil, que nos attributs sexuels disparaîtront, graduellement et automatiquement, après avoir acquis les « qualités nobles inhérentes à la masculinité et à la féminité » (4).

    Les différentes expériences que nous vivons dans le corps physique s’illustrent par leur caractère transitoire. Tout se transforme et, si l’enseignement avantageux est bien accueilli, ce sera l’agent d’un plus grand bonheur dans l’avenir. Ce qui importe réellement, c’est ce que nous faisons de bien dans les régiments de la charité en faveur de son semblable et de nous-mêmes, et à la façon dont nous recevons et comprenons les actions d’autrui, et non selon notre genre.

    Jorge HESSEN

    Le 20 juin 2016


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Références :
    3)    idem

    4)    Viera, Waldo et Xavier, Francisco Cândido, « Evolution en deux Mondes », de l’esprit André Luiz, chap. XII

    domingo, 12 de março de 2017

    "Les anomalies morales et la pollution atmosphérique sont-elles cancérigènes".


    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    Des chercheurs pessimistes prévoient une annihilation plausible de la vie végétale, animale et humaine, du fait des dommages causés par l’industrie, le commerce et les échanges modernes. Les actuelles agressions envers la Nature peuvent-elles engendrer une telle annihilation ? Sans doute, puisque ce n’est pas la Nature que nous endommageons, mais nous-mêmes, et nous devrons assumer les conséquences de nos crimes commis envers le milieu ambiant. Chico affirma sur ce point que : « ceux qui considèrent que la préservation de la Nature se situe au-dessus de leurs intérêts propres aideront à la défense du monde naturel, de la vie simple sur la Terre, qui pourrait alors être une vie bien plus saine et bien plus tranquille, si nous respections collectivement tous les dons offerts par la Nature. Mais, si nous continuons à l’agresser lourdement, nous en paierons le prix, car nous devrons revenir au travers des générations futures, contraints de planter des arbres, de chérir les semences, de modifier le cours des rivières, de dépolluer les eaux, de drainer les marécages et de créer des filtres qui libéreront de la pollution. Le problème incombera toujours à l’homme. Il nous faudra tout restaurer, puisque nous agissons contre nous-mêmes » (1).

    Une société qui détruit le milieu ambiant est une société malade. Il n’est pas possible d’espérer l’arrivée d’une « Nouvelle ère », tout en étant plongé dans l’inertie de l’indifférence vis-à-vis de la Nature. Sans les nécessaires valeurs morales, beaucoup reviendront en ce monde par la voie d’une réincarnation difficile. Si nous espérons trouver ici-bas des stocks raisonnables d’eau potable, une atmosphère limpide, des champs productifs, des déchets recyclés et un climat stable (sans les conséquences néfastes de la croissante combustion de l’essence, du gaz et du charbon qui portent atteinte à l’effet de serre), il est urgent d’agir dès à présent.

    Comme si cela ne suffisait pas, le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), lié à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé récemment la pollution de l’air extérieur parmi les cancérigènes. Il ne faut pas être un spécialiste pour savoir que la pollution engendre le cancer. Ce que l’on savait déjà est réaffirmé, c’est-à-dire que l’exposition à la pollution de l’air peut occasionner un cancer du poumon. Mais nous savons qu’il n’y a pas que l’air qui est contaminé, car l’eau «potable» est aussi infectée, et les aliments intoxiqués.

    Le niveau actuel de la pollution atmosphérique est des plus élevés, résultat des substances nocives émanant des cheminées des usines, semblables à des bouches de dragons rejetant des substances dangereuses, résultat des détritus, des rejets  des moteurs des véhicules automobiles qui se multiplient de façon délirante, immobilisant d’ailleurs les villes, résultat des pesticides utilisés dans les champs, de la combustion des combustibles fossiles des centrales électriques etc… En vérité, partout où l’homme marche, les signes maléfiques de son avancée apparaissent sous forme de pollution, de stérilité, de glissements de terrains et de destructions.

    S’agissant de la pollution atmosphérique, il conviendrait de faire pression sur les gouvernements afin qu’ils adoptent des lois sévères permettant de préserver l’environnement, et afin que les pollueurs soient punis de manière exemplaire. Il faut faire prendre conscience aux consommateurs que la lutte pour la protection de l’environnement passe par la modification des habitudes de consommation, en ayant en vue d’assurer la survie environnementale des générations futures. Il est important de modifier le système de consommation en étant des acheteurs conscients, c’est-à-dire en ayant conscience qu’en fonction de sa façon de consommer, chacun co-agit en vue d’un commerce de produits plus écologiques. Un jour viendra où tous les produits seront écologiquement corrects et où l’économie sera dépolluée, car exercés en ayant le respect du milieu ambiant pour principe.

    « La Nature est toujours le livre divin où la main de Dieu écrit l’histoire de sa sagesse, le livre de la vie qui constitue l’école du progrès spirituel de l’homme en constante évolution, grâce aux efforts et au dévouement de ses disciples » (2).

    Les manifestations de la vie dans les différents règnes de la Nature, y compris l’homme, sont l’expression du Verbe divin, à travers une échelle graduelle du processus de perfectionnement sur la Terre : « la vibration de Dieu palpite dans tous les règnes de la nature, comme le Verbe divin de la Création infinie, et dans le contexte sans fin du travail de l’expérience, tous les principes, les individus compris, gagnent en valeurs et en conquêtes sacrées pour la vie immortelle » (3).

    Le milieu ambiant influe sur l’esprit et bien souvent : « L’environnement, où l’âme renaît, constitue souvent l’épreuve expiatoire qui aura de puissantes influences sur sa personnalité. Il est indispensable que le cœur éclairé coopère en bien à sa transformation, en améliorant et en élevant les conditions matérielles et morales de tous ceux qui vivent dans sa zone d’influence » (4).

    Il y a beaucoup de polluants qui intoxiquent la psychosphère terrestre, occasionnant effectivement tous types de cancer. L’une d’elle est la pollution mentale où l’homme produit une terrible pollution psychique, aussi délétère qu’incontrôlable, en cultivant des pratiques déplorables, et où il se plaît à s’y obstiner. Cela interfère aussi dans l’écologie psychosphérique de la Terre, empoisonnant de l’intérieur vers l’extérieur et troublant de l’extérieur vers l’intérieur.

    Aujourd’hui, à la lumière des sciences médicales, on peut affirmer que le facteur prédominant dans l’origine du cancer est, sans le moindre doute, le comportement humain : tabagisme, abus d’alcool, mauvaises habitudes alimentaires et d’hygiène, obésité et sédentarité, pollutions de toutes sortes ; des agissements responsables de 80 % des cas de cancer et de 70 % de l’ensemble des décès. Les cancers qui ne sont que le fruit d’un héritage génétique, c’est-à-dire qui ne dépendent pas de facteurs comportementaux et environnementaux, ne représentent que 5 % du total. L’expérience confirme que le cancer est une maladie de l’individu, potentiellement « karmique ». Nous sommes soumis un mécanisme de cause et effet qui nous offre la santé ou qui corrige à travers la maladie, en fonction de nos actes. « Le corps physique reflète le corps spirituel qui, à son tour, reflète le corps mental, détenteur de la forme » (5).

    Evidemment, il n’est pas nécessaire d’aller rechercher dans les vies passées la cause du cancer. En effet, un grand nombre de cas de cancer du poumon frappe des personnes qui fument lors de leur réincarnation actuelle. De nombreuses formes de cancer trouvent leur origine dans un comportement moral actuel vicié, dans une attitude mentale agressive, ou du fait de postulats émotionnels maladifs. « La mauvaise humeur est un facteur cancérigène qui attaque une large part de la société d’aujourd’hui » (6). La haine, la rancœur, la rancune, la colère sont des poisons pour  la santé mentale et physique, consommant l’énergie vitale et offrant des espaces intercellulaires entraînant tant des déséquilibres que l’installation de maladies. Ce sont des « agents polluants responsables de troubles émotionnels de grande importance ; ils génèrent des perturbations de l’appareil respiratoire, digestif et circulatoire. Ils sont responsables de cancers physiques. C’est la source de désordres mentaux et sociaux mettant la vie à bas » (7).

    Jorge HESSEN

    Le 18 novembre 2013


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Références :

    1)    F.C. Xavier, Mandato de amor
    2)    F.C. Xavier, Le consolateur, §27
    3)    F.C. Xavier, Le consolateur, §28
    4)   F.C. Xavier, Le consolateur, §121
    5)    F.C. Xavier, Evolution en deux mondes
    6)    Divaldo P. Franco, Receita de paz

    7)    Divaldo P. Franco, O ser consciente