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  • segunda-feira, 17 de abril de 2017

    Esprits sympathiques



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    Jennifer Bricker donne des spectacles d’acrobaties et fascine les foules grâce à sa technique. Le plus impressionnant, c’est que Jennifer est née sans jambes. A l’âge de 11 ans, elle fut championne de gymnastique, sport auquel elle s’est attachée en voyant Dominique Moceanu remporter la médaille d’or olympique pour les Etats-Unis en 1996.

    Jennifer ne savait pas que toutes les deux avaient plus en commun que leurs seuls talents d’athlètes, car elles étaient sœurs consanguines. Comme elle était née sans jambes, Jennifer avait été adoptée alors qu’elle n’avait que quelques mois. A l’âge de trois ans, elle a reçu des prothèses de jambes mais ne les a jamais utilisé, car elle réussait mieux à se mouvoir sans elles. Elle adorait observer l’équipe féminine de gymnastique des Etats-Unis, et une athlète en particulier : Dominique Moceanu.

    A 10 ans, elle disputa les Jeux olympiques de la jeunesse et, à 11 ans, elle fut championne de gymnastique tumbling de l’État d’Illinois. Lorsqu’elle eut 16 ans, Jennifer demanda à Sharon, sa mère adoptive, s’il y avait encore des choses à lui apprendre à propos de sa famille biologique. Et à la surprise de l’adolescente, la réponse fut « oui ». Sharon lui révéla que le nom de sa famille biologique était Moceanu, et que Dominique était sa sœur.

    Quatre ans plus tard, Jennifer écrivit une lettre à Moceanu relatant son histoire, expliquant que Dominique fut son idole durant sa vie entière, et qu’elle l’avait inspiré pour être elle-même une gymnaste. Les deux femmes se sont rencontrées et se sont bien entendu. Elles sont toujours en contact jusqu’à aujourd’hui.

    Autre cas intéressant, celui des sœurs jumelles Anaïs Bordier et Samantha Futerman. Toutes les deux ne se sont rencontrées qu’à l’âge de 25 ans. Aucune d’entre elles ne connaissaient l’existence de l’autre, mais un événement de la vie et Internet ont permis qu’elles fussent réunies. Elles ont toutes les deux été séparées à leur naissance en Corée du Sud et furent adoptées par des familles habitant des pays différents, Anaïs à Paris, en France, et Samantha à Los Angeles, aux Etats-Unis.

    La rencontre a commencé à se dessiner lorsqu’en décembre 2012, dans le bus, Anaïs, styliste, reçoit d’un ami une vidéo YouTube dans laquelle Samantha était actrice. Anaïs, songeant d’abord que quelqu’un avait posté une vidéo d’elle, s’est ensuite aperçu qu’il s’agissait d’une jeune fille qui vivait au Etats-Unis et qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau.

    Elles se sont vu par Skype et discutèrent durant plus de 3 heures. Par la suite, elles se rencontrèrent personnellement, en mai 2013, à Londres. Depuis lors, bien que vivant dans des pays différents, elles communiquent entre elles plusieurs fois par jour. Si, pour Anaïs, découvrir que l’on a une sœur est déjà incroyable, s’apercevoir que l’on a une sœur jumelle est plus impressionnant encore, car toutes les deux ont beaucoup en commun.

    L’histoire des deux sœurs est paru en 2014 dans un livre intitulé : « Separated @ Birth: A True Love Story of Twin Sisters Reunited », où chacune a écrit un chapitre alternativement.

    Du point de vue spirite, bien des affections terrestres se sont effectivement bâties lors de vies antérieures, au travers des liens d’affinités spirituelles permanents, qui s’établissent entre les individus partageant les mêmes inclinations psychologiques, et une évolution intellectuelle et morale similaire.

    Aussi, cette question peut s’analyser sous l’angle de « l’affinité » des âmes réincarnant au sein d’une même famille. On sait que la réincarnation est un mécanisme extrêmement complexe. Ses variables sont liées au niveau spirituel de chaque réincarnant, en fonction des obligations d’apprentissage de chaque esprit devant vivre en société sur la Terre. Lorsque l’esprit dispose d’une bonne structure morale, il peut faire l’ébauche d’une réincarnation auprès de personnes avec lesquelles il a une affinité, et ce sous la supervision des Bienfaiteurs de l’au-delà.

    Dans la dimension spirituelle, nous sommes libérés des passions qui nous liaient sur la Terre, nous attirant et nous faisant nous regrouper en familles plus larges, unies par des sentiments sincères, ayant en vue le perfectionnement de chacun, et dont les membres se réjouissent des victoires de chaque être cher de retour outre-tombe, après une nouvelle vie sur la Terre, emplie de luttes et d’épreuves subies et franchies.

    Dans l’ensemble des réincarnations, « Si les uns sont incarnés et que les autres ne le soient pas, ils n'en sont pas moins unis par la pensée ; ceux qui sont libres veillent sur ceux qui sont en captivité ; les plus avancés cherchent à faire progresser les retardataires. Après chaque existence ils ont fait un pas dans la voie de la perfection » (1).

    Il est bien vrai que deux esprits qui s’affectionnent mutuellement se recherchent l’un l’autre lors de leurs pérambulations : « Il y a entre les êtres pensants des liens que vous ne connaissez pas encore. Le magnétisme est le pilote de cette science que vous comprendrez mieux plus tard » (2).

    Les personnes mentionnées dans cet article sont incontestablement des esprits sympathiques, qui se sont attachés en vertu des lois de l’attraction, aimant être ensemble. Il n’est pas nécessaire que tous les esprits sympathiques se soient nécessairement connus lors d’une vie antérieure, dans la mesure où chacun est attiré magnétiquement par les inclinations de son semblable, ce qui se produit fréquemment.

    « L'union et l'affection qui existent entre parents sont l'indice de la sympathie antérieure qui les a rapprochés » (3). Si, de cette manière, toutes les affections se purifiaient « au-dessus des liens du sang, l’institution sacrée de la famille se perpétuera à l’infini, au travers des liens impérissables de l’esprit » (4).

    Jorge HESSEN

    Le 16 mars 2017


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Références :

    1)    Allan Kardec, L’évangile selon le spiritisme, ch. IV, §18
    2)    Allan Kardec, Livre des esprits, question 388
    3)    Allan Kardec, L’évangile selon le spiritisme, ch. IV, §19

    4)    F.C. Xavier, Le consolateur, question 175

    domingo, 2 de abril de 2017

    L’homme et la femme face à la question du genre après la mort




    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France



    L’homme moderne est modelé par une culture raciste, patriarcale, misogyne et homophobe. Or, l’Évangile est une invitation constante à la pratique de la fraternité, de l’amour, de la non-violence, tout particulièrement vis-à-vis de nos semblables différents qui composent l’univers minoritaire d’une société fortement machiste. Bien que cela soit contraire à l’idée de groupes sociaux « majoritaires » et « minoritaires », il faut reconnaître que ces termes sont consacrés par l’usage et, les discriminations à l’égard des personnes « différentes » sont désormais inacceptables.

    Le combat herculéen contre les préjugés et l’homophobie comporte des aspects sadiques. Cette lutte inhabituelle débute là où l’être humain doit se sentir le plus accueilli et le plus en sécurité, à savoir sa famille. Actuellement, aux Etats-Unis, par exemple, il y a une nouvelle classe d’habitants des rues (c’est cela même ! Des sans domicilies fixes) qui croît avec une déplorable rapidité, et qui est composée d’adolescents homosexuels expulsés de leurs foyers par leurs familles. D’après les calculs du Centre du progrès américain, ce sont plus de 300 000 jeunes qui ont dû avoir recours aux abris publics après avoir été expulsés de leurs foyers (bannis) par leurs propres parents, compte tenu de leur orientation sexuelle.

    Les études réalisées aux Etats-Unis montrent que la grande majorité de ces jeunes exclus s’exile de familles conservatrices et profondément religieuses. Dans ce contexte, considérer l’homosexualité comme un fait naturel est beaucoup plus difficile. Près de la moitié des homosexuels américains sont contraints de quitter leur foyer peu de temps après avoir admis leur orientation sexuelle face à leur famille, le plus souvent à contrecœur (1). Or, l’homosexualité est une orientation sexuelle, tout comme l’hétérosexualité et la bisexualité (l’asexualité peut également être considérée comme une orientation sexuelle). Ce sont des orientations naturelles, qui ne découlent pas d’un trouble de la personnalité, comme l’assure l’esprit Emmanuel dans le livre « Vie et sexe », au chapitre intitulé « homosexualité ».

    Récemment, malgré la barbarie commise par Omar Mateen, un combattant de l’État islamique qui occasionna la mort de 49 personnes dans la boîte de nuit le « Pulse », outre 50 blessés, bien d’autres fourvoiements sont pratiqués contre les homosexuels. En vérité, le fondamentalisme religieux est la plus grande tragédie qu’il y ait en ce monde. Car on ne saurait comprendre la haine culminant en actes de violence et de tortures contre les personnes, et ce au nom de Dieu.

    Après l’épisode survenu dans la boîte de nuit le « Pulse » à Orlando, aux Etats-Unis, un pasteur nord-américain affirma : « ne pas être triste que des homosexuels soient morts dans cette boîte de nuit. La tragédie, c’est que d’autres n’y soient pas morts également. J’aurais voulu que le gouvernement les réunisse, les place tous contre un mur, et qu’un peloton d’exécution placé face à eux les fusille, en faisant exploser leurs cerveaux » (2). D’autres groupes chrétiens extrémistes, à l’image de la «Westboro Baptist Church», ont affirmé que ceux qui fréquentaient le « Pulse » se trouvaient en enfer après leur assassinat. « La tragédie, c’est que d’autres n’y soient pas morts aussi. La tragédie, c’est qu’Omar Mateen n’ait pas fini le travail, parce que ces personnes sont des prédateurs. Ce sont des pêcheurs » (3).

    La question de l’homosexualité n’a pas fait l’objet d’une recherche approfondie par le Codificateur au sein des œuvres de base. Dans le Livre des esprits, on peut néanmoins observer qu’il en ressort que chacun peut réincarner en tant qu’homme ou femme. Dans le monde spirituel, la dénomination « lui » ou « elle » n’a pas beaucoup de sens, car le genre n’affecte pas les Esprits.

    En effet, dans l’au-delà, il n’y a pas de reproduction des esprits au travers d’un quelconque processus d’accouplement sexuel. Cependant, les organes génitaux présents dans le corps physique existent en raison des lois de la manifestation biologique (charnelle), qui ont pour objectif de permettre la réincarnation au moyen de la reproduction biologique par le biais de l’accouplement sexuel.

    L’expérience masculine ou féminine lors de multiples vies, et la prédominance de l’une ou l’autre de ces expériences, conduisent l’Esprit à conserver des caractéristiques restant gravées en lui, qui sont la conséquence de l’influence que le corps physique transmet au périsprit. Par conséquent, l’Esprit, en réincarnant, présentera les particularités du genre dans lequel il a le plus longuement vécu et imprimera, dans sa structure psychologique, les inclinations les plus en affinité avec ses expériences passées.

    Ainsi, nous sommes des Esprits ayant une polarité psychologique masculine ou féminine, du fait de réincarnations continuelles dans l’un ou l’autre genre. Ce n’est qu’une fois dépassées nos failles, liées à l’attachement à la matière, à la sensualité, à l’égoïsme et à l’orgueil, que nos attributs sexuels disparaîtront, graduellement et automatiquement, après avoir acquis les « qualités nobles inhérentes à la masculinité et à la féminité » (4).

    Les différentes expériences que nous vivons dans le corps physique s’illustrent par leur caractère transitoire. Tout se transforme et, si l’enseignement avantageux est bien accueilli, ce sera l’agent d’un plus grand bonheur dans l’avenir. Ce qui importe réellement, c’est ce que nous faisons de bien dans les régiments de la charité en faveur de son semblable et de nous-mêmes, et à la façon dont nous recevons et comprenons les actions d’autrui, et non selon notre genre.

    Jorge HESSEN

    Le 20 juin 2016


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Références :
    3)    idem

    4)    Viera, Waldo et Xavier, Francisco Cândido, « Evolution en deux Mondes », de l’esprit André Luiz, chap. XII

    domingo, 12 de março de 2017

    "Les anomalies morales et la pollution atmosphérique sont-elles cancérigènes".


    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    Des chercheurs pessimistes prévoient une annihilation plausible de la vie végétale, animale et humaine, du fait des dommages causés par l’industrie, le commerce et les échanges modernes. Les actuelles agressions envers la Nature peuvent-elles engendrer une telle annihilation ? Sans doute, puisque ce n’est pas la Nature que nous endommageons, mais nous-mêmes, et nous devrons assumer les conséquences de nos crimes commis envers le milieu ambiant. Chico affirma sur ce point que : « ceux qui considèrent que la préservation de la Nature se situe au-dessus de leurs intérêts propres aideront à la défense du monde naturel, de la vie simple sur la Terre, qui pourrait alors être une vie bien plus saine et bien plus tranquille, si nous respections collectivement tous les dons offerts par la Nature. Mais, si nous continuons à l’agresser lourdement, nous en paierons le prix, car nous devrons revenir au travers des générations futures, contraints de planter des arbres, de chérir les semences, de modifier le cours des rivières, de dépolluer les eaux, de drainer les marécages et de créer des filtres qui libéreront de la pollution. Le problème incombera toujours à l’homme. Il nous faudra tout restaurer, puisque nous agissons contre nous-mêmes » (1).

    Une société qui détruit le milieu ambiant est une société malade. Il n’est pas possible d’espérer l’arrivée d’une « Nouvelle ère », tout en étant plongé dans l’inertie de l’indifférence vis-à-vis de la Nature. Sans les nécessaires valeurs morales, beaucoup reviendront en ce monde par la voie d’une réincarnation difficile. Si nous espérons trouver ici-bas des stocks raisonnables d’eau potable, une atmosphère limpide, des champs productifs, des déchets recyclés et un climat stable (sans les conséquences néfastes de la croissante combustion de l’essence, du gaz et du charbon qui portent atteinte à l’effet de serre), il est urgent d’agir dès à présent.

    Comme si cela ne suffisait pas, le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), lié à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé récemment la pollution de l’air extérieur parmi les cancérigènes. Il ne faut pas être un spécialiste pour savoir que la pollution engendre le cancer. Ce que l’on savait déjà est réaffirmé, c’est-à-dire que l’exposition à la pollution de l’air peut occasionner un cancer du poumon. Mais nous savons qu’il n’y a pas que l’air qui est contaminé, car l’eau «potable» est aussi infectée, et les aliments intoxiqués.

    Le niveau actuel de la pollution atmosphérique est des plus élevés, résultat des substances nocives émanant des cheminées des usines, semblables à des bouches de dragons rejetant des substances dangereuses, résultat des détritus, des rejets  des moteurs des véhicules automobiles qui se multiplient de façon délirante, immobilisant d’ailleurs les villes, résultat des pesticides utilisés dans les champs, de la combustion des combustibles fossiles des centrales électriques etc… En vérité, partout où l’homme marche, les signes maléfiques de son avancée apparaissent sous forme de pollution, de stérilité, de glissements de terrains et de destructions.

    S’agissant de la pollution atmosphérique, il conviendrait de faire pression sur les gouvernements afin qu’ils adoptent des lois sévères permettant de préserver l’environnement, et afin que les pollueurs soient punis de manière exemplaire. Il faut faire prendre conscience aux consommateurs que la lutte pour la protection de l’environnement passe par la modification des habitudes de consommation, en ayant en vue d’assurer la survie environnementale des générations futures. Il est important de modifier le système de consommation en étant des acheteurs conscients, c’est-à-dire en ayant conscience qu’en fonction de sa façon de consommer, chacun co-agit en vue d’un commerce de produits plus écologiques. Un jour viendra où tous les produits seront écologiquement corrects et où l’économie sera dépolluée, car exercés en ayant le respect du milieu ambiant pour principe.

    « La Nature est toujours le livre divin où la main de Dieu écrit l’histoire de sa sagesse, le livre de la vie qui constitue l’école du progrès spirituel de l’homme en constante évolution, grâce aux efforts et au dévouement de ses disciples » (2).

    Les manifestations de la vie dans les différents règnes de la Nature, y compris l’homme, sont l’expression du Verbe divin, à travers une échelle graduelle du processus de perfectionnement sur la Terre : « la vibration de Dieu palpite dans tous les règnes de la nature, comme le Verbe divin de la Création infinie, et dans le contexte sans fin du travail de l’expérience, tous les principes, les individus compris, gagnent en valeurs et en conquêtes sacrées pour la vie immortelle » (3).

    Le milieu ambiant influe sur l’esprit et bien souvent : « L’environnement, où l’âme renaît, constitue souvent l’épreuve expiatoire qui aura de puissantes influences sur sa personnalité. Il est indispensable que le cœur éclairé coopère en bien à sa transformation, en améliorant et en élevant les conditions matérielles et morales de tous ceux qui vivent dans sa zone d’influence » (4).

    Il y a beaucoup de polluants qui intoxiquent la psychosphère terrestre, occasionnant effectivement tous types de cancer. L’une d’elle est la pollution mentale où l’homme produit une terrible pollution psychique, aussi délétère qu’incontrôlable, en cultivant des pratiques déplorables, et où il se plaît à s’y obstiner. Cela interfère aussi dans l’écologie psychosphérique de la Terre, empoisonnant de l’intérieur vers l’extérieur et troublant de l’extérieur vers l’intérieur.

    Aujourd’hui, à la lumière des sciences médicales, on peut affirmer que le facteur prédominant dans l’origine du cancer est, sans le moindre doute, le comportement humain : tabagisme, abus d’alcool, mauvaises habitudes alimentaires et d’hygiène, obésité et sédentarité, pollutions de toutes sortes ; des agissements responsables de 80 % des cas de cancer et de 70 % de l’ensemble des décès. Les cancers qui ne sont que le fruit d’un héritage génétique, c’est-à-dire qui ne dépendent pas de facteurs comportementaux et environnementaux, ne représentent que 5 % du total. L’expérience confirme que le cancer est une maladie de l’individu, potentiellement « karmique ». Nous sommes soumis un mécanisme de cause et effet qui nous offre la santé ou qui corrige à travers la maladie, en fonction de nos actes. « Le corps physique reflète le corps spirituel qui, à son tour, reflète le corps mental, détenteur de la forme » (5).

    Evidemment, il n’est pas nécessaire d’aller rechercher dans les vies passées la cause du cancer. En effet, un grand nombre de cas de cancer du poumon frappe des personnes qui fument lors de leur réincarnation actuelle. De nombreuses formes de cancer trouvent leur origine dans un comportement moral actuel vicié, dans une attitude mentale agressive, ou du fait de postulats émotionnels maladifs. « La mauvaise humeur est un facteur cancérigène qui attaque une large part de la société d’aujourd’hui » (6). La haine, la rancœur, la rancune, la colère sont des poisons pour  la santé mentale et physique, consommant l’énergie vitale et offrant des espaces intercellulaires entraînant tant des déséquilibres que l’installation de maladies. Ce sont des « agents polluants responsables de troubles émotionnels de grande importance ; ils génèrent des perturbations de l’appareil respiratoire, digestif et circulatoire. Ils sont responsables de cancers physiques. C’est la source de désordres mentaux et sociaux mettant la vie à bas » (7).

    Jorge HESSEN

    Le 18 novembre 2013


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Références :

    1)    F.C. Xavier, Mandato de amor
    2)    F.C. Xavier, Le consolateur, §27
    3)    F.C. Xavier, Le consolateur, §28
    4)   F.C. Xavier, Le consolateur, §121
    5)    F.C. Xavier, Evolution en deux mondes
    6)    Divaldo P. Franco, Receita de paz

    7)    Divaldo P. Franco, O ser consciente

    domingo, 15 de janeiro de 2017

    A propos de la mort, du ravage, de l’abandon et du « deuil »


    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    Une étude réalisée par l’Université de Birmingham (Royaume-Uni) a établi que ceux qui vivaient depuis peu un épisode de deuil (1), en particulier les personnes âgées, subissaient un processus de réduction des fonctions des neutrophiles (2). Malgré le poids des connaissances scientifiques établissantt une relation entre le deuil et la maladie physique, de tels symptômes furent totalement inattendus.

    Pour Jessica Mitchell, qui gère le service de soutien téléphonique de l’O.N.G. « Cruse Bereavement Care », la nouvelle de la mort d’un parent glace d’effroi les proches qui se sentent alors troublés, estimant que rien ne va plus pour eux.

    Les gens ne comprennent effectivement pas, parce que l’on ne discute plus de la mort, d’après Susan Hughes de l’O.N.G. « Compassionate friends », qui soutient les parents après la mort de leurs enfants (3).

    Ce manque de compréhension du sujet de « la mort et du deuil » reflète la difficulté de la société à parler franchement de la désincarnation d’un membre de la famille. Pour certains, il s’agit d’un grand tabou. Les gens ne veulent pas entendre parler et encore moins s’exprimer sur le sujet.

    Toutefois, en vérité, le deuil est essentiellement aussi insupportable qu’on l’imagine. On sait que la majeure partie des endeuillés réussit à bien surpasser la « perte » d’un parent.

    Alors, pour quelles raisons certaines personnes ne parviennent-elles pas à dépasser ce traumatisme ? De nombreuses personnes vivent durant des années comme lors des premiers jours du deuil. Elles ne parviennent pas à reprendre le cours de leur vie. Elles cultivent la douleur, à travers une sorte de deuil chronique, que les psychiatres nomment « deuil pathologique » ou « complication du deuil ». Lors des morts traumatiques, tels que les accidents, les suicides, les assassinats, il peut y avoir une phase de refus pouvant se prolonger. La culpabilité et la révolte peut apparaître plus intensément. Pour certains, le deuil peut engendrer une grave crise domestique, car elle exige une œuvre de renoncement, incluant et excluant certains rôles dans la scène familiale. On perçoit alors qu’il y a une confusion, car cette crise peut arrêter le progrès des proches, facteur pouvant définir un processus de deuil chronique collectif.

    Il est important de souligner ici que le deuil ne se produit pas seulement en cas de mort d’un être cher. Il y a différents types de deuil, parfois très intenses, qui se produisent à l’occasion de la perte d’un objet ou de l’abandon affectif de quelqu’un auquel on est très fortement attaché. C’est la vérité ! Nombreux sont ceux qui sont malades physiquement pour être totalement attachés à quelque chose, une circonstance ou à quelqu’un. Telle est la raison de leur infortune, qui les entravent dans leur ascension spirituelle.

    Le grand précepte de la vie, que nous expérimentons sévèrement, est de nous détacher des choses, des situations et des personnes. Or, se détacher ne signifie pas ne plus aimer ou déprécier la valeur d’un objet, d’une chose, mais comprendre et accepter le fait que les circonstances, les objets et les personnes sont transitoires. Il est très important d’aller de l’avant, tout en se détachant du passé, qu’il soit lointain ou récent, et d’harmoniser ses émotions présentes, surtout vis-à-vis de ce qui est essentiel parmi les choses et les personnes.

    Le spiritisme nous éclaire à propos de l’immortalité. Il y a 2000 ans, Jésus a réaffirmé la réalité de la survie de l’esprit après la mort et la poursuite de la vie en d’autres dimensions. C’est la raison pour laquelle il faut alléger nos cœurs souffrants du deuil des grandes « pertes », qu’elles interviennent par désincarnation, ou du fait de l’abandon d’un être cher, ou du fait de la perte d’avoirs ou de positions sociales.

    Tout passe ! Même le deuil.

    Jorge HESSEN

    Le 12 décembre 2016


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Références :
    1)    deuil :
    a.    sentiment de poids ou de douleur du fait de la mort de quelqu’un
    b.    extériorisation dudit sentiment ou de sa durée
    c.    consternation, tristesse
    2)    c’est la partie la plus abondante des globules blancs du sang, chargés de combattre les bactéries comme celles de la pneumonie

    3)    www.bbc.com/portuguese/geral-37030767

    domingo, 11 de setembro de 2016

    La prière altère-t-elle les desseins de Dieu ?



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    Kardec rappelle que : « La prière est recommandée par tous les Esprits ; renoncer à la prière, c'est méconnaître la bonté de Dieu ; c'est renoncer pour soi-même à leur assistance, et pour les autres au bien qu'on peut leur faire » (1).

    Christ enseigna : « C'est pourquoi, je vous dis : Quand vous priez pour demander quelque chose, croyez que vous l'avez reçu et cela vous sera donné » (2).

    La prière est revêtue de caractéristiques spéciales car outre la médication habituelle élaborée par la science, le magnétisme fait connaître le pouvoir de l’action fluidique et, le spiritisme nous révèle qu’une autre force puissante réside dans la médiumnité curatrice et dans l’influence de la prière. Sous la question 662 du Livre des esprits, le Codificateur fit le commentaire suivant : « Nous possédons en nous-mêmes, par la pensée et la volonté, une puissance d'action qui s'étend bien au delà des limites de notre sphère corporelle. La prière pour autrui est un acte de cette volonté. Si elle est ardente et sincère, elle peut appeler à son aide les bons Esprits, afin de lui suggérer de bonnes pensées et lui donner la force du corps et de l'âme dont il a besoin. Mais là encore la prière du cœur est tout, celle des lèvres n'est rien » (3).

    La presse nous informe que bien des médecins et des hôpitaux  à travers le monde contemporain incluent dans leurs traitements, de manière systématique, le recours à la stimulation de la pensée des patients pour fortifier leur espérance, leur optimisme, leur bonne humeur et leur spiritualité (religiosité), dans la mesure où il s’agit de moyens indispensables pour combattre les maladies. Ces façons d’agir fonctionnent comme des médicaments pour l’âme, qui ont des répercussions bénéfiques pour le corps physique. Cela a été surtout observé au sein des centres de traitement des maladies graves, comme le cancer ou d’autres pathologies exigeant du malade une force surhumaine.

    En 2012, le célèbre journal The Huffington Post a indiqué que Andrew Newberg, directeur de recherche à l’hôpital Thomas Jefferson et au Medical college, en Pennsylvanie, a réalisé une étude du cerveau à l’aide d’imageries par résonance magnétique qui a confirmé que la prière et la méditation affectent le cerveau humain. Sa recherche a montré que lorsqu’une personne prie, il se produit une augmentation de l’activité dans les lobes frontaux et dans l’aire du langage au sein du cerveau, qui est connue pour être active au cours de la conversation (4). D’après Newberg, une guérison physique peut découler du pouvoir de la prière.

    L’étude a été réalisée avec des cobayes qui se sont vu injecter des colorants radioactifs inoffensifs lorsqu’ils se trouvaient dans une prière ou une méditation profonde. Ce colorant a émigré vers les différentes parties du cerveau où le flux de sang est le plus fort. Newberg en est arrivé à la conclusion que, indépendamment de la religion, la prière générait une expérience neurologique parmi les personnes (5).

    Une question intéressante se pose alors, celle de la prière collective. La prière collective est-elle plus puissante ? Oui ! « La prière en commun a une action plus puissante quand tous ceux qui prient s'associent de cœur à une même pensée et ont un même but, car c'est comme si beaucoup crient ensemble et à l'unisson ; mais qu'importe d'être réunis en grand nombre si chacun agit isolément et pour son compte personnel ! Cent personnes réunies peuvent prier comme des égoïstes, tandis que deux ou trois, unies dans une commune aspiration, prieront comme de véritables frères en Dieu, et leur prière aura plus de puissance que celle des cent autres » (6).

    La pensée est une dynamo conductrice de la vie physique en direction de la vie spirituelle, car elle nous permet d’établir une relation positive avec les esprits qui participent aux activités curatrices. D’autre part, la pensée établit également un lien avec les esprits dont la présence peut être préjudiciable à notre guérison. Toute monnaie a deux faces, et les lois de la nature sont des routes à double sens. La pensée est une source d’énergie curatrice ou une source d’énergie destructrice.

    La prière sincère est, sans le moindre doute, l’un des moyens grâce auquel on peut parvenir à la guérison d’un mal. Aussi, cette question de la prière devrait être un sujet de réflexion constante dans les centres spirites. Au travers d’une étude sérieuse, on pourra éloigner les considérations fantaisistes, purement mystiques, qui empêchent d’atteindre son essence et son importance.

    Beaucoup contestent l’efficacité de la prière, affirmant que, puisque Dieu connaît les nécessités humaines, il n’y aurait pas besoin de prier, car l’Univers étant régi par des lois sages et éternelles, les suppliques ne peuvent jamais altérer les desseins du Créateur. Et pourtant si, car au travers du processus de modification comportemental, le malade gagne des forces pour neutraliser la maladie.

    Le spiritisme cherche à convaincre le malade de réorienter son comportement mental à travers une foi raisonnée, lui suggérant que la prière est plus puissante en cas d’attitudes morales de charité desquelles il résulte une motivation particulière qui le pousse à une vie saine et plus haute, bien au-dessus des déboires et des séductions du monde matériel.

    Alors, prions constamment !

    Jorge HESSEN

    Le 6 septembre 2016


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Bibliographie :

    1)    Allan Kardec, Evangile selon le spiritisme, ch. 27
    2)    Evangile selon Saint-Marc, 11:24
    3)    Allan Kardec, Livre des esprits, q. 662
    6)    Allan Kardec, Evangile selon le spiritisme, ch. 27


    domingo, 14 de agosto de 2016

    Euthanasie, la fausse porte de la « paix éternelle »


    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    L’euthanasie est malheureusement légale en Belgique depuis 2002. La loi belge dispose que, pour bénéficier du droit à l’euthanasie, les patients doivent démontrer l’existence d’une souffrance psychologique ou physique constante et insupportable. En 2013, on dénombrait 1807 cas d’euthanasie dans le pays, la majorité d’entre eux ayant concerné des personnes âgées souffrant de pathologies en leur phase terminale (seuls 4 % des cas concernaient des personnes atteintes de troubles psychiatriques).

    L’euthanasie a suscité des controverses dans les milieux juridiques. Au Brésil, la Constitution et le code pénal sont très clairs : l’euthanasie est un assassinat ordinaire.

    S’agissant des milieux médicaux, en termes d’éthique médicale, la vie est considérée comme étant un don sacré, et il n’appartient pas aux médecins d’avoir la prétention d’être juges de la vie ou de la mort de quelqu’un. D’ailleurs, il est important de rappeler que l’Association mondiale de médecine, depuis sa Déclaration de Madrid de 1987, clame que l’euthanasie est un acte inadéquat du point de vue éthique.

    C’est dans ce contexte qu’en Belgique, Sébastien, un Belge, défraie la chronique depuis qu’il a sollicité officiellement, il y a quelques semaines, le bénéfice du droit de mourir par euthanasie. A cet effet, il invoque le fait qu’il souffre psychologiquement car il ne parvient pas à admettre son homosexualité, vivant dans une constante sensation de honte et d’épuisement mental, pour être attiré sexuellement vers un genre vers lequel il ne devrait pas, d’après lui : c’est comme si tout était à l’opposé de ce qu’il voudrait que les choses soient, allègue-t-il.

    En Belgique, l’euthanasie bénéficie d’un immense soutien populaire. Et le nombre de cas autorisés croît chaque année depuis 2002. En 2013, la loi fut modifiée pour permettre l’euthanasie des enfants en stade terminal. La loi dispose que toute mort par euthanasie dans le pays doit être autorisée par un comité de médecins et d’avocats. Pour Gilles Genicot, Maître de conférences en droit médical à l’Université de Liège et membre de ce comité qui examine les demandes d’euthanasie, le désir de Sébastien, par exemple, ne remplit pas les critères légaux de l’euthanasie (1).

    Nous ne nous étendrons pas sur les motifs pour lesquels Sébastien rejette sa propre sexualité, afin de privilégier une réflexion doctrinale autour du contresens lié à l’euthanasie légale. En effet, il n’appartient pas à un homme, en quelque circonstance que ce soit et sous quelque prétexte légal que ce soit, de bénéficier d’un quelconque droit de choisir et de délibérer à propos de la vie ou de la mort de son prochain ; et l’euthanasie, cette fausse pitié, sème le désordre dans la thérapeutique divine qui intervient au travers des processus rédempteurs qui offrent une réhabilitation spirituelle.

    Nous, spirites, savons que l’agonie physique et émotionnelle prolongée peut avoir une finalité précieuse pour l’âme et, la maladie chronique peut être, en réalité, un bien. À la question 920 du Livre des esprits, voici la réponse qui fut donnée : « la vie lui a été donnée comme épreuve ou expiation ; mais il dépend de lui d'adoucir ses maux et d'être aussi heureux qu'on le peut sur la Terre » (2).

    Nombre de malheureux croient que la solution à leurs souffrances se trouve dans la mort, grâce à l’euthanasie légale. Cependant, nous pouvons affirmer qu’au-delà de souffrir dans le monde spirituel les douloureuses conséquences de ce geste répréhensible qui manifeste la révolte et la lâcheté face aux lois de la vie, celui qui cherche à mourir par le biais de l’euthanasie (sorte de suicide indirect) renaîtra avec les mêmes séquelles physiques résultant de son choix de mourir par anticipation et, devra affronter à nouveau la même situation douloureuse puisque sa foi inexistante et sa distance de Dieu ne lui a pas permis d’atteindre le succès existentiel.

    Le spirite véritable agit constamment en faveur de la vie, respectant les desseins de Dieu, cherchant non seulement à adoucir ses propres souffrances mais s’efforçant également à adoucir les douleurs de son prochain (sans euthanasie), en étant confiant dans la justice parfaite et la bonté du Créateur, car dans les Lois de ce dernier, il n’y a pas de place pour l’injustice : chacun reçoit de la vie selon ses nécessités et ses mérites. C’est la loi première !

    Jorge HESSEN

    Le 22 juillet 2016


    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Références :
    1)    Cf. http://www.bbc.com/portuguese/internacional-36591159  

    2)    Kardec, Allan. Livre des Esprits, q. 920

    domingo, 12 de junho de 2016

    Agression sexuelle, sottise humaine et prière




    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    En moyenne, on estime le nombre d’agressions sexuelles à 1000 pour 1 million d’habitants et par jour. Certains chercheurs estiment que ce chiffre serait 40 fois plus élevé. On peut donc estimer qu’entre 7 et 140 millions d’agressions sexuelles ont lieu chaque jour dans le monde, soit entre 2,5 milliards et 100 milliards chaque année.

    Pour le psychologue et écrivain Alexandre Bez, le violeur retire de l’acte un plaisir trouvant son origine dans une « perversion sexuelle », dont les sentiments tendent vers la colère, la sensation de pouvoir et un sadisme impératif. En violentant sexuellement une femme, l’individu détruit l’existence de sa victime, lui occasionnant divers préjudices tels que : l’absence de concentration, des troubles liés à l’angoisse, l’insomnie, des troubles alimentaires, des pertes de mémoire (ce qui permet de ne pas revivre le traumatisme), des phénomènes d’exclusion sociale, et de possibles tentatives de suicide (1). 

    L’incident récent survenu au cœur de la ville de Rio de Janeiro, où une adolescente de 16 ans fut sexuellement violée par plus d’une trentaine d’hommes, lors d’un viol collectif, a entraîné de vives protestations et manifestations au Brésil, dont la presse internationale s’est fait l’écho. Il est évidemment désolant que de tels événements soient repris dans la presse du monde entier. Comment se fait-il qu’au 21ème siècle des événements d’une telle nature aient encore lieu ? Parmi les aberrations morales existantes, surtout dans le domaine de la sexualité, une des plus néfastes est, sans nul doute, l’union charnelle forcée, imposée par la force physique ou morale (psychologique). Traditionnellement, là où règne le trafic d’armes et de drogues, le viol d’une femme, qu’elle soit jeune ou même préadolescente, alors que son corps change pour la rendre nubile, c’est une pratique connue et, du point de vue des marginaux trafiquants et proxénètes, c’est une pratique absolument nécessaire pour les conduire à la prostitution.

    La violence sexuelle est le fruit pourri de l’animalité humaine. La meilleure manière de rendre une société plus juste et altruiste, c’est d’éduquer les jeunes générations. Cependant, on n’a jamais autant rechercher le «plaisir sexuel» qu’à l’époque présente. Nombre de jeunes ne cessent de changer de partenaires, et nombre de couples plongent dans les aventures extraconjugales. Alors, l’être humain a-t-il besoin d’autant de «plaisir sexuel» ? Est-ce qu’un tel «plaisir» serait de l’amour ? Bien sûr que non, car la manifestation de l’instinct sexuel est un phénomène mécanique et biologique d’attraction magnétique, alors que l’amour est un sublime désir. Le sexe n’est qu’un instrument des sensations. Lorsque la sexualité est enrichie par les émotions éminentes de l’amour, l’être s’illumine. Par contre, sans ce nettoyage de cette charge érotique, cela afflige sa réflexion et cristallise son émotion.

    Est-ce que lorsqu’elle subit un acte de violence sexuelle, une victime s’acquitte moralement d’une dette passée ? Evidemment que non ! Car toutes les tribulations auxquelles nous sommes confronté dans la vie n’ont pas nécessairement été prévue ou choisie par nous. Le choix se résume au type d’épreuve. D’ailleurs, l’esprit de vérité nous avertit : « Si l'Esprit a voulu naître parmi des malfaiteurs, par exemple, il savait à quels entraînements il s'exposait, mais non chacun des actes qu'il accomplirait ; ces actes sont l'effet de sa volonté ou de son libre arbitre » (Livre des Esprits, A. Kardec, q. 259). Le viol ne fait donc pas partie d’une programmation réincarnatoire. Par contre, lorsque cela se produit, la victime et son agresseur sont soumises aux lois de Dieu, et sont sujettes à l’appréciation spirituelle de l’incident qui conduit la victime à devoir affronter l’épreuve avec bravoure et patience, l’amenant à une évolution spirituelle alors que, pour le violeur, une douloureuse route de réparation de sa faute l’attend, qui inclut le pardon de la victime pour l’aider à parvenir au dépassement de ses déficiences morales.

    Et nous qui nous insurgeons lorsque nous apprenons des cas de viols, appelant à une justice « vengeresse », il faut nous souvenir que rien ne résiste aux desseins de la Loi du Créateur, et avant de nous transformer en juge implacable vis-à-vis des criminels, il nous faudra nous souvenir du message que Jésus adressa à ceux qui condamnaient la femme adultère : « qu’ils lui jettent la première pierre ». Il est donc important que la prière inclut celle en faveur des criminels, afin que ces derniers puissent sortir de la situation dans laquelle ils se trouvent, qu’ils puissent réfléchir à leurs crimes, et qu’ils puissent vouloir eux-mêmes disposer d’une nouvelle opportunité de repentir, de réparation et d’expiation, en vue de leur progrès spirituel.

    Face à ces panoramas dantesques, sur lesquels les contrastes de la vie sociale pèsent, au regard aux diverses cultures terrestres, Dieu n’a naturellement pas abdiqué sa direction du monde. Il y a un ordre des choses et nous ne sommes pas abandonnés par le Gouverneur de la Terre et par les Ouvriers divins de la spiritualité qui accompagnent chaque événement et qui offrent toujours une opportunité de s’améliorer à celui qui violent les lois, et qui offrent leur aide à celui qui souffre de l’action perverse des criminels.

    C’est l’occasion de faire silence et d’observer la miséricorde du Créateur, étant donné qu’ainsi nous contribuerons à l’œuvre majeure de l’Evangile.

    Jorge HESSEN
    Le 3 juin 2016

    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.
    Bibliographie :

    1) http://www.msn.com/pt-br/saude/medicina/psic%c3%b3logo-fala-dos-traumas-sofridos-por-v%c3%adtimas-de-estupro/ar-BBtEych?li=AAggPNl&ocid=UE07DHP
    2) Livre des Esprits, Allan Kardec, q. 259

    domingo, 29 de maio de 2016

    Un trouble mental observé du point de vue spirite



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    La jeune britannique Sarah Green avait eu un ample historique de troubles mentaux depuis qu’elle était âgée de 11 ans. Elle aimait écrire dans son journal intime les difficultés qu’elle affrontait au quotidien. À 17 ans, elle fut internée dans une unité de traitement spécifique au sein d’une clinique psychiatrique, en Angleterre, pour y être soignée mais, finit par se suicider en s’auto-mutilant.

    Avant d’être internée, Sarah avait été victime de harcèlement scolaire dans son lycée. Cela l’avait conduit à s’auto-flageller pour tenter de se libérer de sa consternation. Elle considérait que ses camarades ne l’acceptaient pas à l’école, qu’ils la haïssaient pour ce qu’elle était, et ajoutait qu’elle-même ne s’appréciait pas. Green n’arrivait pas à comprendre comment elle avait pu s’en sentir affectée au point de n’avoir plus aucune estime de soi.

    Lorsqu’elle fut internée, les automutilations se sont aggravées. Le cas de Sarah n’est pas unique. Les services de santé mentale, que ce soit au Royaume-Uni ou dans d’autres pays, ont souvent montré leur impuissance lorsqu’ils sont confrontés à des enfants et à des adolescents porteurs de troubles mentaux. D’après l’O.N.G. Inquest, rien qu’en Angleterre, neuf jeunes gens sont décédés depuis 2010 durant leur internement en clinique psychiatrique.

    Nous ne nous attacherons pas aux éventuelles failles du système de soins anglais, mais nous nous intéresserons aux troubles, aux automutilations et aux auto-lésions. De tels éléments sont associés au trouble psychologique appelé : « trouble de la personnalité borderline » (TPB), classé par le psychanalyste Adolph Ster en tant que pathologie à mi-chemin entre la neurose et la psychose, engendrant un dysfonctionnement du métabolisme cérébral, désintégrant l’ego et engendrant un sentiment de perte désespérant.

    La littérature spécialisée relève que les symptômes du trouble de la personnalité borderline apparaissent habituellement au cours de l’adolescence, perdurant approximativement une décennie dans la majorité des cas. Les personnes victimes de ce trouble ressentent un besoin irrépressible de s’autopunir du fait de leurs échecs et du fait de leurs frustrations personnelles au cours de leur vie quotidienne. Les chercheurs croient qu’une origine génétique peut aussi être associée à des facteurs traumatiques durant l’enfance ou l’adolescence, y compris les possibles abus sexuels, les négligences, les séparations douloureuses, ou le fait d’être orphelin.

    Une personne ayant un trouble de la personnalité borderline (TPB) ressent un soulagement émotionnel chaque fois qu’elle se mutile. Parmi les blessures fréquentes qui y sont associées, on trouve : se donner des coups de poings ; se sangler ; se pendre quelques instants ; se mordre ; étendre ou rouvrir ses plaies ; s’arracher les cheveux ; se brûler ; se taillader volontairement avec des objets aiguisés ; se pincer ; ingérer des produits corrosifs et des objets ; s’empoisonner par overdose de médicaments ou de produits chimiques (sans intention suicidaire) ; se taper la tête contre les murs ; donner des coups de poings sur des surfaces dures.

    Le fait est que la science classique ne parvient pas à comprendre clairement les causes raisonnables des troubles psychologiques et mentaux. La psychiatrie reste prisonnière des limites du cerveau, alors qu’en tant que spirites, nous savons que le cerveau n’est pas la source essentielle des pathologies mentales, mais seulement l’extériorisation de l’effet de la maladie.

    Qu’on le veuille ou non, le spiritisme a, en vérité, ébranlé les structures de la science mécanique en vigueur, en révolutionnant le domaine des idées matérialistes et en innovant les considérations religieuses et scientifiques. L’idée qu’il existe un  être extra physique (esprit) éclaire l’origine de bien des énigmes pathologiques de la psyché. En ce sens, le spiritisme avance beaucoup plus en débattant et en analysant rationnellement la loi de la réincarnation, qui explique la question des liens affectant les causes actuelles et passées des maladies. La loi de cause à effet amplifie le débat et aide à comprendre, par exemple, que la vie présente est le reflet de ce que nous avons été jusqu’à aujourd’hui, ce qui inclut nos expériences passées (réincarnations antérieures).

    Les cadres psychopathologiques actuels doivent être analysés sous ce prisme (causes et effets), pour être les reflets des troubles moraux provenant de vies antérieures, compte tenu de leur manifestation sous une forme invariablement dramatique, qui apporte la souffrance tant au malade qu’à sa famille. On peut alors en conclure qu’il s’agit là d’une répercussion des déviances morales ayant eu lieu lors d’existences passées.

    A partir du moment où on lui concède de réincarner, en toutes ses phases, pendant et après la conception, le réincarnant imprime tous ses besoins et héritages génétiques dans les molécules d’ADN de son nouveau corps physique, engageant et même potentialisant les fonctions des neurotransmetteurs cérébraux.

    Les expériences liées à des vies antérieures de l’esprit sont donc des legs apportés et bâtis par l’esprit lui-même, qui modélise son sort à venir. S’il a un désir sincère de réparer ses fautes, le mécanisme de la loi de cause à effet lui applique un adoucissement en fonction des échos des fautes morales qui pèsent sur son économie morale.

    Cela équivaut à affirmer que le germe de la maladie mentale se trouve enregistré dans le périsprit du réincarnant. Leur genèse est toujours spirituelle : de la neurose la plus simple à la démence, l’hystérie, l’anxiété morbide ou la schizophrénie. Il apparaît aussi que la maladie mentale est une expiation ou une épreuve pour les parents qui ont pu être les complices des fautes commises par ces malades.

    Il faut aussi comprendre que la guérison intégrale des cadres psychopathologiques est très difficile parce que cela relève du plan réincarnatoire de l’esprit ; cependant, la douleur, tant du malade que de sa famille, peut être adoucie si les personnes liées au drame ont la certitude que Dieu ne fait pas peser sur les épaules un fardeau trop lourd à porter.

    Du point de vue spirite, la thérapeutique du traitement des tragédies psychopathologiques (obsessives ou non) est essentiellement préventive, car le spiritisme suggère la résignation face aux vicissitudes de la vie que pourrait causer l’exaspération ou l’atténuation de la maladie. La connaissance de soi, la recherche constante de la réforme intime et la transformation personnelle de chaque personne concernée sont des moyens efficaces de regagner la santé psychique de tous, puisque chacun d’entre nous peut potentiellement tomber malade.

    Si l’on se place du point de vue de la vie éternelle, on notera que si l’on souffre aujourd’hui, ce n’est qu’une phase infime et transitoire de notre existence. Il faut reconnaître, en conséquence, que la croix que nous portons, même si elle semble fort lourde, peut parfaitement être portée si l’on à la force morale et confiance en la providence divine ; car tout effort sera récompensé d’après les statuts du Créateur, qui ne laisse jamais le moindre espace à d’injustes dispositifs.

    Jorge HESSEN

    Le 4 mai 2016


    Source : A luz na mente, revista online

    Traduction : J.E.