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  • segunda-feira, 13 de setembro de 2010

    Le suicide est l'absolue négation de la loi d'amour



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France



    À Taïwan, Foxconn, société fabriquant du matériel électronique, a annoncé « avoir engagé 2000 professionnels en santé mentale pour tenter de contenir la vague de suicides dans ses fabriques en Chine » (1). L'entreprise emploie plus de 700 000 personnes, dont 300 000 en Chine, chargées de fabriquer des produits pour diverses multinationales, comme l'iPhone pour Apple, les consoles de jeux pour PlayStation, Sony, Wii, Nintendo, Xbox, Microsoft, ou le lecteur électronique Kindle pour Amazon.

    En France, comme si la préoccupante « journée nationale de prévention du suicide » ne suffisait pas, les autorités françaises enquêtent sur la vague de suicides frappant l'opérateur de téléphonie France Telecom. Au cours des deux dernières années, 46 employés se sont tués,11 seulement en 2010, selon la direction de l'entreprise et les syndicats.



    L'université de Cornell (USA), dans l'État américain de New York, a récemment lancé une campagne de prévention du suicide. Depuis longtemps, l'université était célèbre pour être un établissement scolaire marqué par les suicides. Entre 2000 et 2005, il y a eu 10 cas de suicides confirmés.

    Sur la Terre, le nombre de suicides est terrifiant, si on l'analyse : « il y a 10 ans, 815 000 personnes se sont suicidées. Les pays de l'Est européen détiennent le record du taux de suicides pour 100 000 habitants : la Lituanie 41,9 ; l'Estonie 40,1 ; la Russie 37,6 (le taux de suicides de la Russie est le second au monde après les pays baltes) ; la Lettonie 33,9 ; la Hongrie 32,9. Le Guatemala, les Philippines et l'Albanie ont, au contraire, le taux le plus bas, celui-ci oscillant entre 0,5 et 2. Les autres sont dans la moyenne, située entre 10 et 16. En nombres absolus, cependant, la république populaire de Chine est la première des statistiques. Il y a eu là-bas 195 000 suicides au cours de l'an 2000, viennent ensuite l'Inde avec 87 000 suicides, les États-Unis avec 31 000, le Japon avec 20 000 (en 2008, le suicide des jeunes a battu un nouveau record au Japon), et l'Allemagne avec 12 500 » (2).

    Le suicide est un acte exclusivement humain et se trouve présent dans toutes les cultures. Ses causes originelles sont nombreuses et complexes. Certains voient même le suicide comme étant un choix personnel légitime et un droit de l'homme (connu de manière absurde sous le nom de « droit de mourir »), et allèguent que nul ne devrait être obligé de souffrir contre sa volonté, surtout dans les situations de maladies incurables, de maladies mentales, ou d'âge avancé sans la moindre possibilité d'amélioration.

    Aucune religion n'admet le suicide. Cette unanimité fait ressortir qu'il s'agit là d'une chose contraire aux lois divines. Mais, certaines sectes paranoïaques ont le suicide pour culte, telles que l'ordre du temple solaire, l’heaven’s gate, les peoples temples et autres. Il y a de célèbres adeptes de cette école de pensée, comme les philosophes pessimistes Arthur Schopenhauer, Friedrich Nietzsche, ou l'empiriste écossais David Hume.

    Du point de vue sociologique, le suicide est un acte qui se produit au bout de situations anomiques (3), où les individus se sentent forcés de s'ôter la vie pour éviter des conflits ou des tensions inter-humaines, insupportables pour eux. En vérité, pour l'Espirite, le « suicide est un acte de suprême lâcheté de la part de celui qui opte pour la fuite, qui le fera se réveiller en une réalité plus rigoureuse à laquelle il n'aura aucune alternative d'échapper » (4).

    Le suicidé ne souhaite pas se tuer lui-même, mais plutôt quelque chose qu'il porte en lui et que, synthétiquement, l'on peut dénommer de sentiment de culpabilité, et de volonté de tuer celui auquel il s'identifie. Comme il en est empêché par les restrictions morales, il finit par s'autodétruire. Donc, le suicidé tue une autre personne qui vit à l'intérieur de lui et qui l'incommode profondément. Le penseur Emile Durkheim émet la théorie selon laquelle la cause du suicide est presque toujours d'origine sociale, c'est-à-dire que l'être individuel est abattu par l'être social. Absorbée par les valeurs (sans valeur), le consumérisme, la recherche d'un plaisir immédiat, la compétitivité, la nécessité de ne pas être un perdant, d'être le meilleur, de ne pas faillir, la personne s'éloigne d'elle-même et de sa nature. Elle survit d'apparences, pour représenter un rôle social en tant que protagoniste de son milieu. Par cette vie névrosante, elle ne peut pas développer son potentiel, ne peut pas s'ouvrir, ne peut pas exposer ses émotions, et se sent écrasée dans son intimité solitaire (5).

    Curieusement, il y a différents cas. Lors d'incendies d'édifices, certaines personnes prisonnières d'étages supérieurs ont sauté vers la mort pour échapper à la proximité des flammes. On ne saurait considérer une telle situation comme étant un acte suicidaire. Il y a seulement eu un geste instinctif de fuite. Dans une telle situation, la chaleur peut être si intense qu'elle peut littéralement conduire une personne à un état d'absolue inconscience.

    L'obsession est une autre situation grave qui doit être analysée : elle peut être définie comme étant la contrainte qu'un individu, suicidé potentiel ou non, peut ressentir de par la présence perturbatrice d'un obsesseur (incarné ou désincarné). Il y a des suicides qui ressemblent à de véritables assassinats commis par des persécuteurs désincarnés (et aussi incarnés). Ces êtres enveloppent leurs victimes de telle façon qu'ils les induisent à se tuer. Bien sûr, le suicidé n'est pas exempté de sa responsabilité. Car un obsesseur n'oblige personne à se suicider, il ne fait que suggérer l’acte télépathiquement, la décision revenant toujours à la personne elle-même.

    Cette simple idée, répétée de nombreuses fois, conduit l'individu à la fascination, à la subjuguation et, enfin, au suicide. Emmanuel prévient que le suicide est comme quelqu'un qui « saute dans l'obscurité vers un précipice en flammes. Après l'acte, le malheureux souffre de la soif, la faim, de la fatigue, d'insomnie, d'irrésistibles plaisirs charnels, de la promiscuité et des tempêtes provoquant de constantes inondations de boue fétide » (6). En vérité, « de toutes les déviances de la vie humaine, le suicide est sans doute la plus grande d'entre elles de par ses caractéristiques de faux héroïsme, de négation absolue de la loi d'amour et de suprême rébellion contre la volonté de Dieu, dont la justice ne s'est jamais faite sentir auprès des hommes sans la lumière de la miséricorde » (7).

    Si l'on réfléchit à la question 945 du Livre des esprits, que penser du suicide qui a pour cause le dégoût de la vie ? Les esprits répondirent : « Insensés ! Pourquoi ne travaillaient-ils pas ? L'existence de leur aurait pas été à charge ! » (8). Le suicide est la plus désastreuse façon de fuir les épreuves ou expiations par lesquelles l'on doit passer. C'est une fausse porte par laquelle l'individu, croyant se libérer de ses maux, se précipite vers une situation bien pire. Violemment rejeté outre-tombe, en pleine vitalité physique, il revit par intermittence, durant longtemps, les flagellations de sa conscience et les sensations des derniers instants, en plus d'être submergé dans les régions de pénombre où ses tourments seront importants pour son sacro-saint apprentissage qui lui permettra de respecter plus franchement la vie.

    Dans la littérature spirite, on trouve des livres qui traitent du sujet. Il y a par exemple : O martirio dos suicidas, d'Almerindo Martins de Castro, ou Memorias de um suicida, d'Yvonne A. Pereira. Le maître de Lyon, dans son livre Le ciel et l'enfer, nous a laissé une énorme contribution quant à la comparaison des doctrines relatives au passage de la vie corporelle à la vie spirituelle et, dans le cinquième chapitre de la deuxième partie, la question des suicidés est spécifiquement abordée.

    Lorsqu'un individu perd sa capacité d'aimer, lorsque son estime de soi est faible, il a des difficultés à garder sa pleine santé physique, psychique et somatique. André Luiz explique que : « les états de pensée sont projetés sur le corps au travers des biophores, qui sont des unités des forces psychosomatiques, situées dans les mitochondries. La pensée transmet ses états heureux ou malheureux à toutes les cellules de l'organisme, au travers des biophores. Elle fonctionne tantôt comme un soleil irradiant chaleur et lumière, équilibrant et harmonisant toutes les cellules de l'organisme, et tantôt comme une tempête générant foudre et éclairs destructeurs, qui déséquilibre l'être, en atteignant principalement les cellules nerveuses » (9).

    Le plus grave est que le suicidé endommage son périsprit. Lorsqu'il réincarnera, en plus de devoir affronter les vieux problèmes devant être encore solutionné, il lui faudra réajuster sa lésion périspritale. Ainsi, ajourner sa dette implique qu'on la retrouvera plus tard avec des intérêts scrupuleusement calculés et exigés, sans bénéfice d'un quelconque moratoire. La réponse à la question 920 du Livre des esprits affirme que la vie sur la Terre lui a été donnée comme épreuve ou expiation, et qu'il dépend de lui de se battre de toutes ses forces pour réussir à être aussi heureux qu'il le peut et d'adoucir ses maux (10).

    De par les obligations résultant de la loi de fraternité, il nous faut prier pour nos frères qui ont mis fin à leur vie, en ayant de la compassion pour leurs angoisses, sans les condamner. D'autant plus que tous les suicidés, sans exception, se lamentent de l'acte qu'ils ont pratiqué et que seule la prière en leur faveur adoucit les atroces douleurs que leurs consciences leur font sentir et qui leur paraissent éternelles.



    Jorge HESSEN, 

    le 8 juillet 2010.

    e-mail : jorgehessen@gmail.com

    site : http://jorgehessen.net

    Bibliographie :


    1) édition Online du journal d'Hong Kong South China Morning post

    2) wikipedia / suicidio

    3) l'anomie est un état de manque d'objectifs et de perte d'identité, provoqué par les intenses transformations survenues dans le monde social moderne

    4) Divaldo Pereira Franco/Joanna de Angelis, Momentos de iluminação

    5) Émile Durkheim, le suicide

    6) Francisco Candido Xavier/Waldo Vieira, Emmanuel, Leis de amor, ed. FEESP

    7) Francisco Candido Xavier, Emmanuel, O consolador, q. 154, ed. FEB

    8) Allan Kardec, Le livre des esprits, q. 945

    9) Francisco Candido Xavier, André Luiz, missionnarios da luz, ed. FEB

    10) Allan Kardec, Le livre des esprits, q. 920

    sexta-feira, 20 de agosto de 2010

    Le vice face aux griffes insatiables du parasitisme spirituel



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    Pour le novice, fumer ou boire est symbolique. « Je ne suis plus le gamin de maman; je suis un dur, un aventurier ; je ne suis pas un cadrat... ». À mesure que le symbolisme psychologique perd de la force, l'effet pharmacologique assume la direction pour garder l'habitude. Pour l'adepte du spiritisme, le vice de fumer ou de boire a des conséquences très sérieuses, surtout compte tenu des avertissements réitérés des bienfaiteurs spirituels qui nous éclairent quant aux préjudices que cela cause à la médiumnité. Le médium, qui a le tabac pour vice, s'unit intégralement dans la même substance, par la pipe ou la cigarette, aux amarres des fumeurs invétérés de l'au-delà, et celui qui a l'alcool pour vice devient la cible de l'obsession des alcooliques en haillons d'outre-tombe.

    Celui qui a un vice devient prisonnier des griffes insatiables du parasitisme ou du vampirisme. Des vies qui auraient pu être nobles, dignes, profitables deviennent honteuses et inutiles, excitant les capitulations désastreuses. Des familles entières sont parfois affectées par ces désastres moraux à la répercussion profonde. En vérité, le vampirisme est à peine un phénomène de symbiose qui agit autant parmi les incarnés que parmi les désincarnés, c'est-à-dire que le vice ne finit pas avec la mort physique.

    Le vice occulte les bases de la conscience évangélique, fait perdre l'harmonie de la structure physiopsychique et des structures fonctionnelles du périsprit, qui s'imprègne de toxines. L'alcool et le tabac affectent les milliards de cellules unicellulaires saturées de vitalité qui compose le psychosomatisme, laissant des séquelles spécifiques. En vérité, le tabagisme et l'alcoolisme tourmentent les désincarnés viciés qui s'angoissent face à la volonté de boire et de fumer, irrésistiblement potentialisée. Leur problème est lié à l'inexistence des industries de boissons alcooliques et du tabac dans l'erraticité pour fournir les esprits viciés. Face à cela, les « fantômes » fumeurs et alcooliques, pour matérialiser leurs ingestions, se transforment en protagonistes de la subjuguation, se changeant en artistes de la vampirisation des incarnés à la faible volonté se complaisant encore dans les vapeurs éthyliques et dans les délétères bouffées du tabac malodorant.

    Voilà des raisons suffisantes pour nous prémunir contre les produits toxiques, narcotiques, alcooliques et contre l'usage immodéré de quelque drogue que ce soit qui vicie la composition physiologique naturelle de l'organisme, d'autant que la discipline, le discernement et la modération garantissent l'équilibre et le bien-être de notre pensée.

    Jorge Hessen

    e-mail : jorgehessen@gmail.com

    site : http://jorgehessen.net

    sábado, 19 de junho de 2010

    Amour, jalousie et passion : de quelques considérations chrétiennes





    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    Pourquoi les hommes et les femmes sont-ils capables de transformer l'amour, le plus sublime des sentiments, en moteur d'un crime ? Peut-on croire qu'une personne puisse tuer par amour ? Le crime passionnel est-il un type de réaction violente à la fin de l'amour ? Toute personne éprise peut avoir une réaction passionnelle, car la passion est un sentiment intrinsèque à l'être humain. Néanmoins, cela peut être parfaitement contrôlé. Lors d'un acte de violence passionnelle, on perd la raison, et par voie de conséquence, le contrôle de soi-même. Indubitablement, la passion rend agressif et dangereux. C'est l'éruption du côté primitif de l'être ; et beaucoup peuvent s'y laisser aller lorsqu'ils ne sont pas vigilants quant à leurs sentiments. Toutefois, une chose est certaine : la sensation de possession est la cause de la majorité des tragédies passionnelles.

    Pour les spirites, le crime passionnel peut être défini comme étant un processus d'obsession ou de possession animique, c'est-à-dire que le criminel est subjugué par une entité désincarnée ou par sa personnalité archaïque, en raison de la faillite de sa personnalité audit moment et aux sensations inférieures en délire. Les crimes d'amour n'ont rien à voir avec l'amour. À la rigueur, ce sont les conséquences des dérèglements sensoriels accompagnés de la perte de l'équilibre émotionnel et de perturbations spirituelles. Les obsessions sont liées à l'anxiété générée en réponse à une situation particulièrement stressante, accablante et douloureuse. La frustration amoureuse et le sentiment de perte qui en est la conséquence, ainsi que la dévalorisation de soi, entraînent des perturbations obsessives et un dérèglement de l'amour obsessif attaché à une jalousie pathologique. Le besoin obsessif crée des mécanismes et des stratégies pour séduire l'autre, occasionnant une attraction fatale recherchant la possession de manière à inclure l'autre dans sa propre vie, en tentant d'avoir un maximum de contrôle, car l'absence de l'autre provoque une intense douleur. Des manifestations de jalousies pathologiques peuvent survenir là où les connexions entre l'illusion et la réalité se perdent, facilitant des épisodes psychotiques où l'action devient réelle. La personne ayant une propension à l'amour obsessif a des difficultés à avoir des relations saines, s'attachant à des comportements compliqués, emplis de disputes, de méfiance et de jalousie, ayant souvent des dénouements tendus et violents. Le déséquilibre obsessif compulsif est un trouble affaiblissant et destructeur. Cependant, il peut être minimisé grâce à la thérapie médicamenteuse, à la psychothérapie cognitive et comportementale, et aux procédés spirites de désobsession.

    La jalousie (1) vorace est la source de nombreuses douleurs morales. En vérité, ce sentiment égoïste est présent dans nos vies tout autant que la douleur, en d'autres termes, presque tout être humain peut la ressentir. Chaque fois qu'une douleur perce notre être, c'est qu'il y a quelque chose d'erroné en nous, et il en va de même pour la jalousie : il y a quelque chose d'erroné en nous-mêmes, dans l'autre ou dans la relation. L'expression « péché d'amour » est aussi absurde que l'expression « tuer par amour ». Tant que nous ne serons pas capables de discerner des opposés et que nous continuerons à les confondre, alors nous ne serons pas en condition de redéfinir notre conception du véritable sens de l'amour.

    Et oui ! Il y a des gens qui affirment que « tuer par amour n'est pas un crime ». Certains croient que le sentiment est le principe de l'être humain, et que lorsque cette émotion est trahie, avilie, il accomplit ces actes que l'on nomme criminels. Et cette thèse confuse explique que « l'amour est la plus grande faiblesse de l'être humain », ajoutant qu'aussi bien la personne honnête, ou travailleuse, ou religieuse, peu importe, peut commettre ce crime unique : l'amour. On ne peut pas objectivement partager une telle position car nul ne tue par amour, mais par haine. Les études montrent que le crime passionnel n'est pas lié à la race, à la religion, au milieu ou à la classe sociale de celui qui le commet mais, dans la majorité des cas il est du sexe masculin. On affirme que l'impulsivité de l'homme le poussant à tuer est culturelle, dans la mesure où, depuis 5000 ans, dans le système patriarcal, le mari avait le droit de battre sa femme, de la punir, de la tuer, et cela n'avait rien d'extraordinaire.

    La personne qui aime n'agresse ni ne blesse l'être aimé, qui pour elle est l'objet de sa vénération. La jalousie ne procède pas de l'amour mais de l'attachement animal au plan sensoriel. C'est l'animal qui attaque et blesse par jalousie, et pas l'homme, car en lui l'amour se manifeste par de la tendresse, de l'adoration et par la prise de conscience de la valeur de l'être aimé. Les créatures ayant une sensibilité humaine ne se laissent pas emportées par les passions qui appartiennent au plan des instincts.

    Luis de Camoes expliquait que « l'amour est une flamme qui flambe sans se voir » (2). Selon Aurelio Buarque, « l'amour peut être un sentiment qui prédispose quelqu'un à désirer le bien d'autrui, ou de quelque chose. Ce peut être un sentiment tendre ou ardent d'une personne pour une autre, et englobe également l'attraction physique, ou encore une inclination ou un profond attachement à une quelconque valeur ou une quelconque chose qui donne du plaisir. C'est l'enthousiasme, la passion ». On peut considérer l'amour comme une forme d'énergie cosmique qui n'est ni connue ni l'objet de recherches de la science. Et l'amour du prochain ? Lui, c'est un sentiment de dévouement absolu d'un être envers un autre être, ou une chose. C'est une dévotion extrême. Tout ce que l'on peut idéaliser à propos de l'amour peut se consubstancier en parcelle de ce sentiment, mais il est bien plus grand et renferme bien plus, car le bon vouloir, toute la bonté, la tolérance, la joie, la proximité, ne pourront être un fragment de l'amour que lorsqu'ils y seront attachés par la nécessité impérieuse de remplacement de l'égoïsme, ce qui exige conditions et règles.

    Préoccupés par l'amour humain, les psychologues et les philosophes ne se sont presque exclusivement intéressés, jusqu'à aujourd'hui, qu'à cette forme lyrique et dramatique de l'amour entre deux créatures. Liée aux origines de la théorie freudienne, la psychanalyse a classé la question de l'amour dans le domaine du pathologique. En vérité, Freud a dû pénétrer l'étude et la recherche de l'amour à travers le sous-sol de la psychopathologie. L'aspect pathologique de l'amour est le plus dramatique, et c'est ce qui touche le plus l'intérêt humain. « L'amour est la force la plus abstraite et aussi la plus puissante que le monde possède » (Mahatma Gandhi).

    Les concepts spirites nous apprennent qu’au début de sa marche évolutive, les instincts prédominent en l'homme. À mesure qu'il avance dans l'échelle de l'évolution, les sensations apparaissent. Au fil des millénaires, les sentiments surgissent, point fondamental pour l'éclosion de l'amour. Ceci étant, il nous faut analyser les sentiments qui sont issus des tendances choisies de ceux issus des affinités familiales. Dans la première situation, ils sont l'expression complexe du désir, de la sensualité ; dans l'autre, la fraternité et l'enchantement conjugal pénètrent dans les entrailles de l'être en une symbiose magique, chimique, électromagnétique.

    De la question 938.A du Livre des esprits, on apprend la chose suivante : « la nature a donné à l'homme le besoin d'aimer et d'être aimé. Une des plus grandes jouissances qui lui soit accordée sur la terre, c'est de rencontrer des coeurs qui sympathise avec les siens » (3). L'amour doit être l'objectif premier durant le cheminement humain pour acquérir la paix à son plus haut niveau. Mais, souvent, notre sentiment n'est que désir, et en ne faisant que désirer, on peut instinctivement défigurer les projets de vie les plus prometteurs.

    Aujourd'hui, on parle et écrit beaucoup à propos de sexe et peu à propos d'amour. Certainement parce que ce sentiment ne se laisse pas déchiffrer, repoussant toute tentative de définition. C'est pour cela que la poésie, domaine mythique par excellence, trouve dans la métaphore la meilleure traduction de la passion, comme si celle-ci était l'amour. Le développement des grands centres urbains a créé le syndrome de la foule solitaire. Les personnes sont côte à côte, mais leurs relations ne sont que contiguës.

    La passion est exclusive, égoïste, dominatrice et fait prédominer le désir. Pour certains penseurs, ce sentiment est une tentative de capturer la conscience de l'autre, développant une forme possessive où la jalousie et le désir de domination intégrale de la personne « aimée » surgissent. Le véritable amour est une invitation à sortir de soi-même. Si la personne est très centrée en elle-même, elle ne sera pas capable d'entendre l'appel de l'autre. Cela suppose de se préoccuper de la façon dont l'autre personne grandit et se développe comme elle est, et non comme on peut vouloir qu'elle soit. L'amour représente la liberté, et non le sentiment psychotique de possession. C'est la loi d'attraction et celle de toutes les harmonies connues, en étant une force inépuisable qui se renouvelle sans cesse et qui enrichit en même temps celui qui offre et celui qui reçoit.

    Jorge HESSEN,
    le 23 septembre 2009.
    e-mail : jorgehessen@gmail.com
    site : http://jorgehessen.net


    Bibliographie :
    1) Sentiment douloureux que les exigences d'un amour inquiet, le désir de posséder la personne aimée, la suspicion ou la certitude de son infidélité, font naître en quelqu'un. Peur de perdre quelque chose, attention, zèle (dans cette acception, le terme est plutôt employé au pluriel).
    2) Luis de Camoes, Rimas, p. 135
    3) Allan Kardec, Livre des esprits, q. 938

    Don d'organes pour transplantation




    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France




    Parmi les pratiques médicales de toutes les spécialités, la transplantation d'organes est celle qui démontre avec le plus de clarté l'étroite relation entre la mort et la nouvelle vie, la renaissance de ses cendres comme le Phénix : l'oiseau mythologique symbole du renouvellement du temps et de la vie après la mort (1).

    Cette thématique " don d'organes et transplantations " est très contemporaine sur la scène terrestre. Sur ce sujet, les informations instructives émanant des bienfaiteurs spirituels ne sont pas très abondantes. Le projet sur le génome, les recherches sur les cellules souches embryonnaires et autres font apparaître l'étendue de la science humaine. Les transplantations, qui, lors d'époques reculées, étaient replets de cas de rejets, sont devenues des pratiques modernes de recomposition organique. Les expériences de recherche in vivo visant à la régénération des cellules et ayant pour perspective d'améliorer la vie ne cessent d'avancer, même si ces recherches ne font encore que leurs premiers pas. C'est de bon augure pour l'avenir de la science contemporaine. Toutefois, la peur de l'inconnu plane dans l'imaginaire de beaucoup.

    Certains spirites se refusent de leur vivant à autoriser le don de leurs organes après leur désincarnation, en arguant du fait que Chico Xavier n'était pas favorable aux transplantations. Ceci n'est pas vrai ! Il est nécessaire d'expliquer que Chico Xavier, lorsqu'il a dit : " ma médiumnité, ma vie, je les ai dédiées à ma famille, à mes amis, à la population. Ma mort est à moi. J'ai ce droit. Nul ne peut toucher à mon corps ; il doit retourner à la mère Terre... ", l'a fait, alors que Chico était encore incarné, parce qu'il avait reçu diverses propositions inopportunes pour que son cerveau soit étudié après sa désincarnation. Il est alors facile de comprendre cette peur que son corps puisse être profané dans cet objectif.

    Nous ne pouvons pas oublier que, aujourd'hui, nous sommes des donateurs potentiels. Demain, nous, ou les membres de notre famille ou nos amis, pouvons être des receveurs potentiels... Pour la majorité des personnes, la question du don est très lointaine et est aussi distante que la mort. Mais pour celui qui est en train d'attendre un organe pour une transplantation, elle signifie l'unique possibilité de vie (2). Joanna de Angelis, ayant connaissance de cette importance, relève : " Véritable bénédiction, la transplantation d'organes concède une opportunité de poursuite de l'existence physique, sous la forme d'un moratoire, grâce auquel l'esprit continue son périple organique. Au final, la vie dans le corps est un moyen d'atteindre la plénitude, qui est la vie en elle-même, ardente et véritable " (3).

    Lors d'une interview à TV Tupi en août 1964, Francisco Candido Xavier commentait que la transplantation d'organes, dans l'opinion des esprits sages, est un problème scientifique très légitime, très naturel, qui doit aller de l'avant. Les esprits, selon Chico Xavier, n'estiment pas que la transplantation d'organes soit contraire aux lois naturelles. Car, il est très naturel que, lorsque nous nous dépossédons du corps physique, nous puissions donner les organes pouvant servir à des compagnons ayant besoin d'eux, et qui pourront les employer avec profit (4).

    Le don d'organes pour transplantation est parfaitement légitime. Divaldo Franco certifie : " Si la miséricorde divine nous confère une organisation physique saine, il est juste et autorisé, après que nous ayons utilisé ce patrimoine, de l'offrir, grâce aux importantes conquêtes de la science et de la technologie, à ceux qui sont venus avec cette carence afin qu'il puisse poursuivre leur temps " (5).

    Il n'y a pas, en outre, de réflexes traumatisants ou inhibiteurs dans le corps spirituel en contrepartie de la mutilation du corps physique. Le donateur de ses yeux ne deviendra pas aveugle dans l'au-delà. S'il en était ainsi, qu'est-ce qu'il adviendrait de ceux qui ont eu leurs corps consumés par le feu ou désintégré lors d'une explosion ? (6).

    Quand peut-on dire qu'une personne est réellement morte ? Selon l'American Society of Neuroradiology, la mort encéphalique est un état irréversible de cessation de tout l'encéphale et des fonctions neurales, résultant d'un œdème et d'une destruction massive des tissus encéphaliques, même si l'activité cardio-pulmonaire peut être maintenue grâce à des systèmes avancés de soutien vital et des mécanismes de ventilation (7).

    Le point crucial de la question est la mort encéphalique, à partir de laquelle des organes ou des parties du corps humain sont déplacés pour une utilisation immédiate au profit de malades qui en ont besoin.

    Donc, être en mort encéphalique, c'est être dans une condition d'arrêt définitif et irréversible de l'encéphale, incompatible avec la vie et duquel nul ne peut jamais récupérer (8). Étant en mort cérébrale, vérifiée par des examens conventionnels appuyés également par des moyens issus de la technologie moderne, seuls des appareils peuvent maintenir la vie végétative, parfois pour un temps indéterminé. C'est dans cet état qu'il y a possibilité pour le donateur d'organes de " mourir " et que ses organes peuvent être mis à profit, dans la mesure où les organes qui ne bénéficient plus d'une irrigation sanguine ne peuvent plus servir à des transplantations. Serait-ce de l'euthanasie ? Il est évident que présenter les choses sous cet angle serait dépourvu de toute argumentation scientifique pour condamner la transplantation d'organes : il n'y a en aucune façon euthanasie puisqu'il s'agit de cas de morts encéphaliques démontrées (9).

    Dans le monde entier, la médecine tient la mort encéphalique pour certaine, ce qui inclut la mort du tronc cérébral (10), lorsqu'elle est constatée au travers de deux examens neurologiques dans un intervalle de six heures, suivi d'un examen complémentaire. Ainsi, lorsque la cessation irréversible de la fonction neurale a été constatée, ce patient sera mort selon l'unanimité de la littérature médicale.

    Une question qui se pose souvent et celle du rejet par l'organisme après l'acte chirurgical. Chico Xavier nous vient en aide lorsqu'il explique : André Luiz considère le rejet comme un problème clairement compréhensible, du fait que l'organe du corps spirituel se trouve présent dans le receveur. L'organe périsprital suscite des éléments de défense du corps que les ressources immunologiques vont naturellement permettre de réprimer ou de contenir dans un futur proche (11). À partir de 1967, divers médicaments immunosuppresseurs (cyclosporine, azatiaprine et corticoïdes) se sont développés, visant à réduire la possibilité de rejet, permettant ainsi aux receveurs d'organes d'avoir de meilleures chances de survie (12). Statistiquement, ce qu'il y a, c'est que le taux de survie des transplantés est extrêmement élevé. Et cela grâce non seulement aux techniques médicales qui se perfectionnent constamment mais aussi, grâce aux schémas immunosuppresseurs qui se sont développés et qui se sont considérablement accrus, certains schémas permettant actuellement d'atteindre des taux de zéro pour cent (0 %) de rejet cellulaire aigu lors de la phase initiale de la transplantation, c'est-à-dire lorsqu'elle s'effectue (13).

    André Luiz explique que lorsque la cellule est retirée de sa structure formatrice, dans le corps humain, pour être placée en laboratoire dans un autre environnement énergétique, elle perd le commandement mental qui l'orientait et en vient, de cette manière, à s'individualiser ; en étant implantée dans un autre organisme (par transplantation, par exemple), elle tendra à s'adapter à ce nouveau commandement (spirituel) qui la revitalisera et qui coordonnera ensuite sa trajectoire (14).

    Cette condition se trouve corroborée par Joanna de Angelis qui expose : lorsque l'organe est transféré dans un autre corps, le périsprit de l'incarné en vient automatiquement à l'influencer, l'adaptant à ses besoins, ce qui exigera de la part du patient bénéficiaire une urgente transformation morale pour devenir meilleur, afin que sa liste d'épreuves soit également modifiée grâce à sa rénovation intérieure, engendrant de nouveaux motifs permettant de s'en délier, pour parvenir au bonheur qu'il recherche et qu'il ne mérite peut-être pas encore (15).

    Les esprits affirmèrent à Kardec que le dégagement du corps physique est un processus graduel qui peut durer des minutes, des heures, des jours, des mois (16). Bien qu'avec la mort physique il n'y ait plus la moindre vitalité dans le corps, il y a néanmoins des cas où l'esprit dont la vie fut toute matérielle, sensuelle, reste attelé à sa dépouille, du fait de l'affinité qu'il a à la matière (17). Par ailleurs, nous ne devons pas oublier les cas qui se produisent tous les jours dans nos grandes villes, à savoir la pratique de l'autopsie imposée par la loi dans les cas de mort violente ou sans cause déterminée : on ouvre le cadavre au niveau du sternum jusqu'au bas du ventre, mettant à nu ses viscères thoraco-abdominales (18). On ne doit pas perdre de vue la question du mérite individuel. La destinée des esprits désincarnés serait-elle à la merci de la décision des hommes lorsqu'ils leur retirent leurs organes en vue d'une transplantation, lorsqu'ils procèdent à la crémation de leurs corps ou lorsque leurs viscères sont réduites en morceaux lors d'une autopsie ? ! Le bon sens et la raison crient que cela n'est pas possible, parce que ce serait admettre une justice du hasard alors que le hasard n'existe pas ! (19).

    Pour synthétiser, le don d'organes pour transplantation n'affectera pas l'esprit du donateur, sauf si l'on accepte que la loi de Dieu est injuste et que nous sommes en un globe à la dérive de sa volonté. Souvenons-nous que selon les statuts du Père, il n'y a pas de place pour l'injustice, et la transplantation d'organes (prouesse de la science humaine) est une occasion importante parmi d'autres mises à notre disposition pour l'exercice de l'amour.

    Jorge Hessen
    E-Mail: jorgehessen@gmail.com
    Site: http://jorgehessen.net

    Bibliographie:
    1) Mario Abbud Filho. Ex-président de l'association brésilienne de transplantation d'organes. Président de la société de médecine et de chirurgie de São José do Rio Preto
    2) Doação de orgãos e transplantes, de Waldemir Lisso
    3) Divaldo Pereira Franco/Joanna de Angelis, Dias gloriosos
    4) Revista espirita Allan Kardec, n° 38
    5) Divaldo Pereira Franco, Seara de luz
    6) Quem tem medo da morte ?, Richard Simonetti
    7) Rita Maria P. Santos, Dos transplantes de orgãos à clonagem
    8) Transplantes de orgãos na visão espirita, Evandro Noleto Bezerra
    9) Transplantes de orgãos na visão espirita, Evandro Noleto Bezerra
    10) Le tronc cérébral, et non le cœur, est reconnu comme étant l'organisateur et le "commandant" de tous les processus vitaux. En lui se trouvent logés la capacité neurale pour la respiration et les battements cardiaques spontanés ; sans tronc, nul ne peut respirer par lui-même.
    11) Revista espirita Allan Kardec, n° 38
    12) Folha de S. Paulo, 15 mai 2001
    13) Interview du professeur Jota de Paula, Pratica hospitalar, novembre-décembre 2002
    14) Francisco Candido Xavier/André Luiz, Evolução em dois mundos, chapitre 5
    15) Divaldo Pereira Franco/Joanna de Angelis, Dias gloriosos
    16) Allan Kardec, Le livre des esprits, question 155
    17) Euripedes Kühl, Entrevista espiritual : Doação de orgãos e transplantes, reprenant le commentaire de Kardec sous la question 155 du Livre des esprits
    18) Transplantes de orgãos na visão espirita, Evandro Noleto Bezerra
    19) Transplantes de orgãos na visão espirita, Evandro Noleto Bezerra

    Amour sublime amour






    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France




    " L'amour est la force la plus abstraite et, aussi, la plus puissante que le monde possède. "

    Mahatma Gandhi.

    En regard des concepts spirites, nous apprenons qu'à l'aube de son évolution, les charges instinctives prédominaient en l'homme. Dans la mesure où il avance sur l'échelle de l'évolution, surgissent les sensations. Avec le passage des millénaires, arrivent les sentiments, pont fondamental pour l'éclosion de l'amour. Cela étant accepté, analysons ce qu'il advient des tendances électives et des affinités familiales. Au premier stade, il y a les expressions complexes du désir, du sensualisme ; puis, la fraternité et l'enchantement conjugal, dans une symbiose magique, chimio-électromagnétique, dans les entrailles de l'être. Dans la question 938a du " Livre des Esprits ", nous apprenons ce qui suit :

    " La nature a donné à l'homme le besoin d'aimer et d'être aimé. Une des plus grandes jouissances qui lui soit accordée sur la terre, c'est de rencontrer des cœurs qui sympathisent avec le sien.[…] "

    L'amour doit être l'objectif sublime sur l'itinéraire de l'homme pour la conquête de la paix dans son expression la plus haute. Toutefois, il arrive que notre sentiment ne soit que celui de désirer, et avec ce seulement désir, nous défigurons, instinctivement, les projets de vie les plus prometteurs.

    Aujourd'hui, on parle et on écrit beaucoup sur le sexe et peu sur l'amour. Certainement parce que ce sentiment ne se laisse pas déchiffrer, rejetant toute tentative de définition. Pour cela, la poésie, champ mythique par excellence, trouve, par la métaphore, la meilleure traduction, celle de la passion, comme si celle-ci était l'amour. Selon le psychiatre William Menninger, " L'amour est le sentiment que l'on ressent, lorsque l'on sent que l'on va ressentir un sentiment jamais ressenti. " Avez-vous compris ?... Moi non ! Ce vide conceptuel se doit à la difficulté de la manifestation de solidarité et de fraternité dans le monde d'aujourd'hui. Le développement des centres urbains a crée le " syndrome de la multitude solitaire ". Les personnes sont côte à côte, mais leurs relations ne sont que de contiguïté.

    La passion est exclusive, égoïste, c'est principalement du désir. Pour quelques penseurs, ce sentiment est la tentative de capturer la conscience de l'autre, développant une forme possessive où surgissent la jalousie et le désir de domination intégrale de la personne " aimée ". L'amour légitime est une invitation à sortir de soi-même. Si la personne est très centrée sur elle-même, elle ne sera pas capable d'écouter l'appel de l'autre. Cela suppose la préoccupation que l'autre personne croisse et se développe telle qu'elle est , et non comme nous voudrions qu'elle soit. L'amour représente la liberté et non le sentiment psychotique de possession. C'est la loi d'attraction et de toutes les harmonies connues, c'est une force inépuisable qui se rénove sans cesse et enrichit en même temps, celui qui donne et celui qui reçoit.

    Nous pouvons aller jusqu'à affirmer que l'amour est quasiment tout ce que nous imaginons qu'il est : c'est nous extasier de la présence de l'autre, sans que cette présence soit notre unique raison d'exister ni de rêver ; c'est l'envie d'aider l'autre, sans exiger toutefois que l'autre soit ou ne fasse seulement que ce que nous jugeons correct ; c'est la beauté sublime des bons sentiments dirigés vers l'autre, sans qu'il n'y ait de limites ou de conditions à ce que nous exprimions de tels sentiments ; c'est tenir dans ses bras, le regard serein, la poignée de main, la voix douce et tranquille, les oreilles attentives pour écouter ; tout cela en fonction de l'autre, sans que nous venions lui imposer, ni qu'il ne nous récompense. C'est tout cela et plus encore, que ce sentiment puisse être projeté à toutes les personnes, non seulement aux personnes de notre sang, mais aussi aux amis proches et aux compagnons de notre voyage terrestre.

    Si nous voulons mieux contempler et traduire ce qu'est l'amour, inspirons-nous du calme des plaines, du ruisseau qui susurre, de la cadence du chant des oiseaux… Extasions-nous devant le tremblement des fleurs multicolores, de leurs simples pétales qui parsèment les arômes dans les jardins, devant les myriades de mondes qui décorent les galaxies dans les jardins du firmament et devant la brillance de l'étoile à l'infini. L'amour est présent dans la légère brise qui caresse les branches d'une roseraie et dans les va-et-vient qui agitent les immenses vagues dans les océans ; il est dans le doux chuchotement d'un enfants et aussi dans les gigantesques explosions solaires ; il dans la force du jeune qui cherche sa place au soleil et dans la sagesse de l'ancien qui se rappelle et se repose : il est dans la grâce d'un papillon et dans l'habileté incontesté des animaux ailés qui font perdurer les forêts. L'amour et la dynamique de la vie et l'harmonie de la Nature, c'est le remède à tous les maux qui tourmentent l'homme.

    En synthèse, tout ce que nous pouvons idéaliser au sujet de l'amour, peut se concrétiser dans une parcelle de ce sentiment, mais il est beaucoup plus grand et plus expansif, parce que, la bonne volonté, toute la bonté, la tolérance, la joie, la proximité ne pourront être un fragment de l'amour que lorsqu'ils n'auront plus de lien avec l'attachement, avec l'impérieuse nécessité de changement, avec l'égoïsme qui exigent toujours des conditions et des règles.

    En vérité, l'amour ne sera véritable et inconditionnel que quand il sera dilaté, par nous tous, à toutes les choses et à tous les êtres qui nous entourent, dans cette admirable expérience humaine qu'est la vie en elle-même.

    Jorge Hessen
    E-Mail: jorgehessen@gmail.com
    Site: http://jorgehessen.net

    Face à la violence domestique


    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France





    Lundi 23 Mars 2009 Aller aux commentaires Poster un commentaire Face à la violence domestique est une prière insistante à la maison.

    Une des difficultés, les relations familiales devrait être, avant tout, éthique. En outre, nous voyons en eux une profonde détérioration et la déstabilisation d'une tache complexe moral que nous prenons soin d'examiner. Dans l'ancienne famille élargie, sans doute, était un couple de la coexistence entre ses membres, mais il n'est pas de discuter de sa qualité.

    Dans le contexte actuel de regroupement familial, en revanche, malgré les difficultés mineures, est un plus petit espace. Volatile technologie est responsable, presque directement sur le colis, par conséquent, occuper les espaces sont importants pour aider à la télévision, écouter de la musique, surfer sur Internet, et ainsi de suite.

    Face à cela, nous sommes invités à confirmer l'institut de la famille religieuse a besoin de soutien pour atteindre leur équilibre moral. Récemment, la presse a rapporté les faits suivants: un couple de San Pablo, a tué ses parents avec l'aide de l'amour, un partenaire d'un bébé jeté dans une voiture et un couple d'une fille a jeté par la fenêtre de la propriété. En eux, de ne pas ignorer les facteurs de motivation pour des crimes tels que l'usage de drogues, les passions non contrôlées, en soulignant infanto-juvénile, et d'autres financiers pris en compte les ambitions de troubles mentaux et émotionnels peuvent soustraire, temporairement, la capacité de la raison et l'équilibre .

    La violence de l'homme civilisé a ses racines profondes et solides dans la jungle. L'homme a ses actes brutaux: subjuguer, humilier, torturer et tuer. Le pragmatisme des sociétés contemporaines, conditionné à l'homme, c'est-à-dire que le moral du changement. La même personne qui est en fin de compte à froid sur les images des autels, des magnifiques temples, est retourné à son poste de commandement de l'ordre de torturer canibalescas. L'homme vit hanté par la peur, qu'il étonne vicieux ennemis, une fois soumis à des contingences de la vie moderne, d'insécurité et d'incertitude, se traduit par de graves troubles de l'esprit, par l'angoisse du solvant individualité.

    Beaucoup de familles viennent de vivre et beaucoup d'agressivité, influencée par la violence, à maintes reprises, est lié par les médias, les films documentaires, par le gros du savon et de l'auditorium de programmes (de plus en plus sombre les valeurs éthiques). Certains membres de la famille traitée, subliminale, que l'information, et dans la vie quotidienne, en particulier, a réagi violemment à des revers dans la vie ou devant les échecs ont eu lieu. La brutalité de famille s'est évanoui considérablement, la voie de Dieu. Il ya ceux qui condamnent la violence des autres, en revanche, sur la journée à l'autre, au lieu d'agir dans un cadre paisible et fraternelle, sont comme des androïdes, de retour avec la même monnaie agressif subi. Il ya ceux qui disent que les couples un amour mutuel et de vivre, pas comme s'il y avait un malentendu entre eux, sont extrêmement hostiles l'un à l'autre. Il ya ceux qui voient le conjoint d'un véritable test de la patience dans le cadre de leur "sainte" n'est pas "contre". En outre, lorsque l'affaire sont les enfants, il ya des parents qui disent qu'ils adorent tous les esprits comme immatures, ce qui donne beaucoup de travail, pas rare, n'aime pas.

    La vie de famille, dans ces conditions, devient un véritable supplice. En effet, si nous acceptons aujourd'hui, comme elles le sont, nous devons les accepter, demain, parce que les lois de la vie exige, comme Jésus l'a enseigné, nous comprenons avec nos frères dans la coexistence douloureuse ", alors que nous sommes sur la route avec eux." Courant de fuite des droits à payer plus tard avec intérêts. Les enfants sont le travail acharné de nos propres enfants, dans les vies antérieures, que la Divine Providence, il est maintenant l'occasion de se joindre à eux par des liens de consanguinité, nous donnant l'occasion merveilleuse de sauvetage, services de réparation et difficile de l'éducation . Nous devons enseigner la tolérance pure, la plupart des non-négligeable d'énergie lors du processus de l'éducation est nécessaire pour reconnaître la diversité des tendances et les malheurs de la colère. "La maison n'a pas été fait pour la contemplation égoïste de l'espèce, toutefois, si le sanctuaire où parfois exigé la cession et de sacrifice de toute une existence." Pour toutes ces raisons, nous avons besoin d'apprendre à servir et à pardonner; assister et aider les jeunes entre les murs de la maison, le maintien d'un équilibre des cœurs que nous sommes associés à l'existence et "si nous livrons dans la lutte contre la baisse, cependant, d'apprécier les merveilles qui sont obtenues à partir de petits sacrifices dans la maison avec les bases thérapeutiques de l'amour. "

    Beaucoup craignent la violence. Stand de hauts murs avec du fil électrique autour de leur maison, en essayant de prévenir (la violence) les soins pour eux. Location de sécurité pour protéger leurs entreprises et de leurs foyers. Installée des équipements sophistiqués pour avertir de l'arrivée de potentiels usurpateurs de leurs biens. Mais il existe un autre type de violence que nous ne sommes pas les soins et il est bien établi que, dans chacun de nous. Intimate violence, de la nourriture tous les jours, ce qui lui est vorace animal, est l'acte de l'indifférence que l'on choisit de poignarder l'autre dans l'établissement de relations familiales incombe à la macabre épris interrogatoires. Ce sont les époux qui, entre eux, d'accord avec le muet comme un symbole du malaise dans lequel ils vivent côte à côte, comme des épouses, sans rémission.

    La violence de l'extérieur peut atteindre, et de nous blesser, même jusqu'à ce qu'il s'est écrasé, plus profondément, la violence du cœur (en interne), le silence, certaines personnes appliquent tous les jours, leur relation est beaucoup plus pernicieux et destructeur. La paix du monde commence au plafond dans notre port. "Si vous n'avez pas à apprendre à vivre en paix, dans les quatre murs, comme prévu, l'harmonie des nations?" Spiritualism explique que "l'objet d'une famille, mai sympathie esprits, liés par des relations antérieures, qui sont exprimées par un affection réciproque sur la vie terrestre. En outre, il peut également arriver à être totalement étrangers l'un à l'autre tels des esprits, si antipathies entre les paragraphes également plus tôt, résultant de la terre pour un antagonisme mutuel, il ya aussi des éléments de preuve. "

    Le ministère a entrepris l'ajustement de leurs parents, comme pour se réveiller et de comprendre la logique sont appelés par la sagesse de la vie et le renouvellement d'apaisement. Présenté à la réincarnation des incitations internes des phénomènes sociaux n'est pas seulement la relation des parents envers leurs enfants l'importance d'assumer un plus, aussi, qui est vérifiée par les enfants pour les parents. "Les parents ne peuvent pas pénétrer, l'intrigue immédiatement aux principes de la destinée karmique qui permettront aux enfants dans l'avenir et les enfants sont incapables de comprendre, tout à coup, l'enchevêtrement des circonstances dans lesquelles ils plonger leurs parents dans le passé, afin qu'ils puissent retourner à la renaissance spirituelle sur le plan physique. "Nous devons toujours être vigilants et sans relâche, à la recherche d'un dialogue franc avec les enfants, en particulier, de l'amour entre eux, indépendamment de la manière dont ils sont dans l'échelle de l'évolution. Coïncidence ou non, les jeunes sont plus agressifs peu aimé par les parents, ils se sentent déplacées dans le groupe ou la famille sont considérés comme peu attrayant, etc ... Pour ces raisons et bien d'autres, doit passer la sécurité aux enfants à travers l'affection et le affection constante. En fin de compte, chaque être humain a besoin d'être aimé, aimé, même en étant conscient de ses lacunes, les difficultés et de leurs différences réelles. Dans les premières années de la vie des enfants [plus de la période infantile à l'adolescence], c'est que nous pouvons exercer une saine influence de l'amélioration de leur moral, par le biais de bons conseils et, surtout, la bonne exemples que nous proposons. Dans des situations extrêmes, il ya des parents qui n'ont pas d'affection pour les enfants et l'application de la fourniture d'animaux (par exemple, des oiseaux et mammifères) comme ils le font même pas hésité à les abandonner ou de subir le même sort dès le plus jeune âge. D'autres, en revanche, faire de véritables idoles des enfants, en les plaçant au-dessus de tout et de tous, y compris Dieu.

    Le juge a exalté les qualités de posséder, de refuser d'admettre qu'elles sont en mesure de toute action moins dignes. Par conséquent, il a toujours trouvé une façon de justifier les erreurs, les, comme les victimes innocentes "du mal dans le monde. Nous sommes confrontés, dans tous les départements de la famille humaine, les occurrences d'aversion innée. Pères et fils, frères et parents, et non pas rare, de repousser, de les premiers contacts. "Il ya des parents dans le développement de leurs propres antipathies rebentos, puisque ces rebentos survenir à la maison, et il est inimizan des enfants avec leurs parents le plus rapidement conquis le domaine mental, dans les travaux de l'incarnation. Ancrée dans le labyrinthe de stock moins heureux, bien sûr, le problème des réactions négatives, de la culpabilité, le remords, inhibitions, de la vengeance et de nombreux autres sont présents à la table familiale, où l'accumulation de la haine du passé restera dans l'externalisation par le biais de événements énumérés dans la pathologie de l'esprit. "La famille, pour des religions et des sociétés, est indissoluble. Le temps, le maintien de ces familles a été seulement de maintenir les apparences du respect et de bonheur. Aujourd'hui, les familles sont considérées par l'excrétion futilités.

    Ce qui est idéal? Est-ce que la famille de "porte-portraits ou de la famille qui est dissoute dans le premier" tempête moral "? Il andalousie Center Espirito écartement des services de soutien à la famille aujourd'hui, mais pas dans l'isolement. Centre d'Espirito devrait intégrer leurs activités avec d'autres institutions, à la fois religieuse et sociale, à la recherche de la meilleure qualité de service de l'individuelle et collective, bien sûr, sans perdre son identité de doctrine, la recherche de plus d'une morale de rachat, qui doit atteindre espace de vie de famille. Le culte de l'Evangile est un moyen de rapprocher la famille autour d'un objectif commun. Communion, tout cela est parler, d'échanger des idées, parler de vos problèmes, de discuter de leurs activités en fonction des sentiments de Jésus, représente la plus efficace pour stimuler la réduction du lien affectif, de transformer le port d'attache de sécurité et de paix avec la garantie de l'équilibre et la joie de tous. " Qui est l'étude de l'Evangile, et s'attache à la pratique de ses préceptes, est instrumentalisée pour une meilleure vie de famille dans les temps troublés que nous vivons, logique et rationnel de trouver des concepts pour la compréhension de la vie dans une conscience Evangelica. Les chrétiens doivent armer l'esprit de sagesse et d'amour, de la lutte qui a été déclenchée dans les scènes nationales, en général, a suscité de l'harmonie et le pardon dans une situation chaotique et troublant la vie moderne, alors, "quand la famille ora, Jésus est à la maison. "

    Il est vrai - qui cultive l'Évangile à la maison, la maison fait un temps de Christ. "Ensuite, il est essentiel de mettre en pratique les enseignements de Jésus dans la maison, contribuant ainsi à la parcelle de terrain de la douceur du Pacifique. L'homme moderne n'est même pas remarqué que seule l'expérience de l'Evangile peut jeter les bases de l'harmonie, de fraternité et d'être efficace pour réduire les antidotes à la violence, reste encore la maison du nid et des égouts sur la société. Par conséquent, même dans une atmosphère conturbado, où il n'ya pas de regroupement apparent des spiritueux raffinés, au moment d'établir la présence de Jésus dans ce foyer, qui produit "(...) des signes de paix, et ceux déjà expérimentés par la répulsion l'adaptation de l'intérieur découvrir l'identification des symptômes, la nécessité de l'assistance mutuelle ". La peine prononcée est un centre de haute-puissance des émissions électromagnétiques. Par conséquent, il est d'une importance cruciale dans la défense de l'individu l'esprit et la demeure spirituelle. Les parents qui ont l'habitude de la prière doit insister pour le transfert de ce précieux élément de l'équilibre psychologique et de protection pour les enfants, car nous avons besoin que les réactions de la mère Divine vibrational psyché pour maintenir notre sincère créé par la prière et le silence, la plupart prononcée et lorsque le bien-estimé dans la famille, à l'ombre en tournant tout le bien-être et le bonheur de tous.

    Jorge Hessen
    E-Mail: jorgehessen@gmail.com
    Site: http://jorgehessen.net

    La médiunite et le désordre dissociatif d`identité





    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France




    Kim Noble, une artiste plastique anglaise, qui porte en elle 20 personnalités différentes dans son " cerveau ", démontre pourquoi le désordre dissociatif d'identité (D.D.I.) surprend et fascine médecins et psychologues depuis de nombreuses années. Pour les chercheurs, le trouble des multiples personnalités (D.M.P.) (1) est un mécanisme de défense au moyen duquel une personne crée des personnalités alternatives pour affronter des situations qui, à l'origine, n'auraient pas été supportées. Il existe des études relatives à des personnes qui ont deux, et jusqu'à des centaines de personnalités différentes (2). Kim a été internée à plusieurs reprises dans des hôpitaux psychiatriques, expérimentant divers médicaments et, plusieurs fois, fut diagnostiquée comme étant schizophrène (3), raison pour laquelle elle a eu des antipsychotiques pour traitement. Il y a quatre ans, une assistante sociale a suggéré à Kim de commencer à peindre. Ce fut comme si une écluse s'était ouverte dans son cerveau.

    Elle a commencé à connaître ses 20 alter ego (4) par le style artistique de chacun. Noble souffre de " trous " de mémoire, pendant trois ou quatre heures, tous les jours, et une autre personne assume le commandement de son corps. Après une transe (" trou "), Kim voit une nouvelle peinture ou les modifications d'un tableau qu'elle avait déjà commencé à peindre, la rendant capable de dire qui était là. Lorsqu'on l'interroge sur Bonnie, une de ses alter ego, elle répond qu'elle lui manque parce que cela fait longtemps qu'elle " n'apparaît " pas. Mais parfois, un des alter ego cause de la gène. " À l'intérieur de Kim ", il y a Judy, une typique adolescente rebelle de 15 ans. Au-delà des peintures, Kim parvient à transmettre des messages au moyen d'écrits et de commissions verbales.

    Le trouble dissociatif d'identité est une condition mentale où un individu unique présente des caractéristiques de deux ou plus de personnalités ou d'identités distinctes, chacune ayant sa manière de percevoir et d'interagir sur le milieu. Le trouble est un champ de recherches plein de controverses incitant à la compréhension du fonctionnement complexe de la pensée humaine. Le phénomène est encore mal compris par la science. Des spécialistes affirment que le trouble est généralement provoqué par un traumatisme récurrent survenu durant l'enfance, principalement l'abus sexuel. Il est curieux que plusieurs spécialistes croient que le D.D.I. n'existe pas dans la mesure où, la littérature médicale sur le sujet est peu fiable. Il y a des médecins et des psychologues qui croient que le trouble n'est pas légitime, ce ne serait qu'une simulation de quelqu'un ayant une très bonne mémoire. D'autres croient que le D.D.I. est en vérité un état semblable à celui de l'hypnotisé, par lequel les personnes se comportent de la manière dont on pense qu'elles devraient se comporter.

    Des spécialistes analysent le trouble des multiples personnalités du point de vue biologique. Pour ces professionnels, le stress traumatique affecte la chimie du cerveau. Bien qu'il soit classé comme " trouble mental ", cette condition est sans relation avec la schizophrénie, à l'inverse de ce que pense la majorité des personnes. La grande majorité des chercheurs n'explique pas l'épilepsie, les désordres génétiques et les déséquilibres neurochimiques. D'autres font appel à l'idée d'une possession démoniaque (dans un passé pas si éloigné, une telle justification aurait été parfaitement raisonnable). À l'époque, les théologiens élaboraient des " rituels sociaux ", présentant des bases qui semblaient valider la suggestion de la possession démoniaque. Dans un contexte socio-cognitif, de telles croyances étaient considérées comme " correctes " et renforcées par la tradition.

    La question est encore plus importante au Brésil où il y a plusieurs écoles religieuses qui mettent en avant les transes : les spirites, les afro-brésiliens, les évangéliques pentecôtistes et les catholiques charismatiques. Au-delà de la valeur cognitive à étudier et à mieux comprendre cette millénaire vie commune dissociative, il convient de relever les implications cliniques. Il est indispensable que soit réalisé un diagnostic différentiel adéquate de ces vies communes considérées médiumniques, cherchant à distinguer s'il s'agit d'une vie commune religieuse non pathologique des situations où il y a des manifestations psychopathologiques dissociatives ou psychotiques. Le Brésil du début du siècle a assisté à d'innombrables interprétations de la médiumnité, également liées à la dissociation, mais en sortant de telles expériences des aspects culturels de leur contexte. La médiumnité a été décrite, presque invariablement, comme un signe de psychopathologie. Les analyses faites de la médiumnité, très rares, ont été réalisées par des chercheurs ayant une formation psychologique.

    Il y a une tendance, ancienne et actuelle, à interpréter le phénomène de la médiumnité comme étant un état dissociatif. Dans le contexte de la médiumnité, ont été discutées les différences conceptuelles entre " transe ", " possession " et "transe de possession", soutenant que la " possession " n'incluait pas de " transe " ou une autre modification de la conscience, mais une maladie prétendument causée par l'intromission d'esprits malveillants dans la pensée et dans le corps de quelqu'un. Dans la " transe de possession ", il y aurait une modification de la conscience induite par des esprits, durant laquelle le comportement et la parole des entités possesseuses pourraient être observées. Certaines fois, les entités seraient bienveillantes (comme dans le cas des médiums qui " incorporent " leurs " esprits guides ") et, d'autres fois, inopportunes (comme dans le cas d'esprits malveillants ou d'entités nocives qui parlent et agissent à travers le corps des médiums). Le chercheur Bourguignon employa le terme " transe " pour se référer aux états altérés de conscience induits qui n'ont pas de relation avec les idées culturelles de la possession (5).

    Faisons certaines analyses du point de vue psychologique du phénomène "médiumnité" qui, complètes ou non, sont d'importantes contributions auxquelles il faut faire référence. La recherche scientifique des médiums et de la médiumnité a commencé à être organisée en 1882, avec la fondation de la Society for psychical research à Londres. Parmi les membres de la société figuraient des personnalités qui allaient être connues pour être les fondatrices de la psychologie moderne, telles que Sigmund Freud, Carl Gustav Jung et William James. Les recherches réalisées par les membres de la société furent moins liées aux analyses psychologiques des médiums qu'à la tentative de constatation des supposés faits médiumniques, tels que la capacité de provoquer des modifications physiques dans l'environnement (déplacement d'objets) et la capacité de communiquer avec les esprits des personnes décédées.

    Bien qu'accusés de provoquer ces effets au moyen d'une fraude, les médiums ont aussi mérité des analyses moins discréditantes. Sur ce point, la majorité des membres de la société aurait été en accord avec William James : " ce dont je veux immédiatement attester, c'est la présence, au milieu de tous les ingrédients de la farce, d'une connaissance véritablement supra-normale. J'entends une telle connaissance comme étant celle dont l'origine ne peut pas être attribuée aux sources ordinaires de l'information, c'est-à-dire aux sens du sujet " (6).

    Il faut évoquer ici Théodore Flournoy, professeur de psychologie à l'université de Genève, qui a réalisé les premières analyses psychologiques des médiums. Flournoy s'est par exemple préoccupé de faire des recherches à propos de l'influence des conditions physiologiques et mentales sur la médiumnité et, inversement, l'influence de la médiumnité sur la santé organique et mentale des médiums, sur les circonstances (soit spontanément, soit durant une séance spirite...) au cours desquelles les médiums ont découvert leur médiumnité, sur l'importance de la médiumnité pour la vie mentale, religieuse et morale des médiums, sur les origines familiales de la médiumnité (7).

    Malgré le grand impact exercé sur l'humanité, elle a été pratiquement ignorée par les chercheurs du domaine de la santé mentale. On trouve toutefois Pierre Janet, qui a eu une formation de psychologie et de psychiatrie, bien que peu connu actuellement, mais amplement reconnu pour être le fondateur des visions modernes relatives à la dissociation. L'étude de la médiumnité et du spiritisme occupe un espace non négligeable de sa recherche destinée à l'étude des "désagrégations psychologiques", car il a cherché à les scruter à partir des sujets qui les présentaient à leur plus haut degré (médiums). Bien que considérant le spiritisme comme étant "une des plus curieuses superstitions de notre époque", il s'est affirmé être le précurseur de la psychologie expérimentale, tout comme l'astronomie et la chimie ont commencées au travers de l'astrologie et de l'alchimie.

    Des chercheurs, ont citera aussi William James qui, aux côtés de Freud, Piaget, Pavlov et Skinner, fut considéré comme l'un des cinq psychologues les plus importants de tous les temps. L'investigation de la médiumnité a spécialement intéressé James qui a réalisé, durant plus de deux décennies, des recherches avec l'une des médiums les plus renommées du XIXe siècle, Leonore Piper. Il considérait la possession médiumnique comme une forme naturelle et spéciale de personnalité alternative des personnes, le plus souvent sans le moindre signe patent de problèmes mentaux.

    Il nous faut aussi nous référer à Carl Gustave Jung, dont l'intérêt pour la médiumnité s'est manifesté dès sa thèse, publiée en 1902, pour l'obtention du titre de médecin : " Sur la psychologie et la pathologie des phénomènes dits occultes ". Il affirmait : " c'est avec une absolue clarté qu'en tout mouvement spirite il y avait une contrainte inconsciente pour faire que l'inconscient parvienne à la conscience ". Il indique deux raisons pour lesquelles " les contenus inconscients se manifestent sous la forme de personnifications (esprits) " : parce que cela a toujours été la forme traditionnelle de la compensation inconsciente, et parce qu'il est difficile de prouver, avec certitude, qui il ne s'agit pas réellement d'esprits. D'un autre côté, il dit également être très difficile, si ce n'est impossible, d'apporter la preuve qu'il s'agit réellement d'esprits.

    Ainsi, pour James et Jung, la médiumnité n'est pas nécessairement pathologique. Elle trouverai son origine dans l'inconscient du médium, mais n'a pas été exclue la possibilité d'une origine paranormale, y compris la communication réelle d'un esprit désincarné, les deux indiquant la nécessité de biens meilleures études. De ces notes, ce qu'il faut relever c'est le fait que la médiumnité a été l'objet d'intenses recherches qui n'ont pas conduit à une théorie unique, et ce même si les recherches ont dû être interrompues. Dans un sens "kuhnien", le moment n'était pas encore venu d'un paradigme mature et accepté, de manière consensuelle, par le milieu scientifique. Un autre aspect important est celui des déclarations des chercheurs discutés qui mettent en avant l'importance d'une investigation et d'une meilleure compréhension des vies communes, considérées comme médiumniques, pour l'exploration de la pensée humaine.

    La médiumnité n'est pas la cause primaire des déséquilibres organiques et psychologiques. Elle joue un rôle essentiel dans l'établissement de la base expérimentale de la science spirite et les activités des centres spirites. N'importe quelle personne apte à recevoir ou à transmettre les communications des esprits est, pour cela même, médium, quel que soit le mode employé et le degré de développement de la faculté, de la simple influence occulte à la production des phénomènes les plus insolites. On a vu des personnes totalement incrédules être étonnées d'écrire médiumniquement contre leur gré, pendant que des croyants sincères n'y parvenaient pas, démontrant que cette faculté est liée à une disposition organique. La médiumnité est une faculté spéciale que certaines personnes possèdent pour servir d'intermédiaires entre les esprits et les hommes. Elle a une origine organique et est indépendante de la condition morale du médium, de ses croyances, et/ou de son développement intellectuel. Lorsqu'existe le principe, le germe de la faculté, il se manifeste toujours par des signes sans équivoque.

    Jorge Hessen
    E-Mail: jorgehessen@gmail.com
    Site: http://jorgehessen.net


    Bibliographie:
    1) les nord-américains dénomment actuellement le trouble de multiples personnalités de "Dissociative identity disorder " (désordre dissociatif d'identité)
    2) Spanos, N.J., " multiple identityenactments and personnalitydisorder : a sociocognitive perspective ", Psychological bulletin,116,143-165, 1994
    3) le terme schizophrénie a pour racine les mots " pensée divisée ", mais se réfère plutôt à une fracture dans le fonctionnement normal du cerveau qu'à la personnalité
    4) terme utilisé par les spécialistes pour définir diverses personnalités
    5) E. Bourguignon, (1989) " multiple personnality, possession trance, and psychic unity of mankind ", Ethos,17, 371-384
    6) W. Zangari, " Estudos psicologicos da mediunidade : uma breve revisão ", 3° séminaire de psychologie et de sens religieux, 1999, São Paulo
    7) Théodore Flournoy, " spiritism and psychology ", New York : Harper & brother publishers (1911), p. 33

    Commentaires relatifs au terrorisme, au fanatisme et au fondamentalisme politique et religieux




    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France




    Récemment, un journaliste brésilien a été séquestré durant cinq heures, au Liban, par des membres d'un groupe terroriste religieux. L'événement a eu lieu à Dahiye, un quartier contrôlé par le Hezbollah, " le parti de Dieu ". Le Hezbollah a également une action politique, lutte contre Israël et s'oppose au gouvernement libanais. Le gouvernement libanais a déjà admis que, contre " le parti de Dieu ", il n'y avait que peu ou rien à faire. En vérité, le phénomène du terrorisme contemporain a envahi les informations de la presse internationale. Les journaux, les revues, les sites et les émissions de télévision du monde entier passent du temps ou laissent beaucoup de place pour mettre ce sujet en spectacle dans toutes ses variations et ses implications pour les sociétés atteintes par la violence de l'acte.

    Actuellement, les discours psychopathologiques et religieux sont pointés comme étant des facteurs de compréhension de la cause du sujet. Dans la diffusion médiatique, ces éléments sont la base de la compréhension du phénomène, éliminant pratiquement les facteurs socio-politiques et économiques de leur discours. Néanmoins, la recherche de la compréhension d'un si vaste problème implique une connaissance des relations internationales, de l'histoire, de la politique, de la sociologie et de l'anthropologie, auxquelles un journaliste d'aujourd'hui peut recourir chaque fois qu'il se reporte au terrorisme contemporain.

    D'ailleurs, les médias occidentaux, parrainés par les capitaux nord-américains, renforcent encore la dichotomie entre l'Orient et Occident, engendrant des représentations monolithiques de la région, encadrant la question arabe dans un seul moule. Et faisant le guet derrière toutes ces images, la menace du Jihad se profile, la terreur de ce que les musulmans puissent s'emparer du monde (1).

    Ces médias parrainés donnent presque toujours l'impression que la forme de la religiosité armée, et éventuellement violente, connue comme " fondamentaliste ", est un phénomène purement islamique (idée imposée par Israël et par l'Oncle Sam). Toutefois, le fondamentalisme est un phénomène mondial et, dans certaines régions, voire même de certains partis politiques, il apparaît comme la réponse aux problèmes de notre modernité. Il y a du fondamentalisme dans le parti républicain américain, dans le judaïsme fondamentaliste, dans le christianisme fondamentaliste, dans le bouddhisme fondamentaliste.

    Le terme terrorisme islamique abonde au sein des articles de journaux et de revues. Réductrice, cette dénomination ne permet pas une compréhension de la complexité qui entoure le terrorisme, ses causes socio-politiques, et laisse entendre implicitement que le problème du terrorisme se trouve dans la religion, et donc en tout musulman, alors qu'il n'est en réalité qu'un moyen utilisé par un petit groupe de gens qui font une lecture extrémiste de la religion et/ou de partis politiques.

    On peut analyser ce sujet sous l'aspect large du fanatisme (2), terme qui vient du latin fanaticus, qui signifie " ce qui appartient à un temple ", fanum. Le fanatique occupe la place de l'esclave face au maître absolu, qui peut être une divinité, un leader du monde, une cause suprême ou une foi aveugle. " L'intolérance et l'incapacité de vivre en commun avec des personnes différentes est à la source de ce processus. Pendant que l'on ne parviendra pas à affronter notre peur, notre terreur et notre horreur de la différence et de l'alternative, des multiples et hétérogènes autres, en nous et hors de nous, on restera prisonnier de la logique de la terreur et de ses multiples facettes " (3).

    Le fanatisme est réalimenté par un système de croyances totalitaires et primitives, qui a pour but de plaire au leader suprême chargé de la lutte contre le " mal ". Le fanatique croit aveuglément que l'on peut exorciser les personnes et les choses supposément possédées par le " démon ", combattre les forces du " mal " ou sauver l'humanité du chaos.

    Le dictionnaire de la langue portugaise définit le fanatisme comme étant le " culte excessif de quelqu'un ou de quelque chose ; le zèle religieux excessif ; la passion politique ; l'intolérance ; le sectarisme ; l'exaltation exagérée ; les factieux ; le dévouement excessif ". En groupe, les symptômes du fanatisme sont : les prières, les privations, les pèlerinages, les jeûnes, les discours en monologue et le martyre, qui peut se terminer par le sacrifice de sa propre vie en cherchant à sauver le monde des " ténèbres " ou de ce que l'on entend être le " Mal ".

    Le fanatique se préoccupe plus fréquemment des autres que de lui-même. Il veut sauver l'âme des autres, les délivrer du péché, ouvrir leurs yeux, modifier leurs habitudes alimentaires etc..., " par le simple fait qu'ils n'ont pas une grande personnalité ou n'ont aucune personnalité " (4).

    Le fanatique peut devenir un être potentiellement explosif, surtout si le fanatisme se combine à une intelligence technologiquement préparée. Le fanatique intelligent est un danger pour la civilisation. Le terrorisme, par exemple, qui agit en ayant pour seule règle de détruire des ennemis aléatoires, est réalisé par des individus fanatiques, dont l'intelligence est seulement instrumentalisée à cette fin.

    Lorsque le terrorisme est soutenu par le fanatisme, les innocents doivent payer pour les ennemis. La destruction est l'unique langage possible. Le fanatisme semble surgir d'une structure psychotique. Le fait pour le sujet de se voir comme étant le seul à être à la bonne place, avec une certitude absolue, " d'avoir été choisi par Dieu pour une mission quelconque " (5), sont d'ores et déjà des symptômes suffisants pour que de nombreux psychiatres y diagnostiquent une démence ou une psychose. Si l'on suit le raisonnement de Sigmund Freud, on peut voir que ce que le psychotique paranoïaque vit dans sa propre peau, le paraphrénique l'expérimente dans la peau de l'autre (6), c'est-à-dire que l'on est amené à en conclure que le fanatisme est plus lié à la paraphrénie (7) qu'à la paranoïa.

    Le fanatisme est l'extrême intolérance envers ceux qui sont différents. Un évangéliste fanatique est incapable de dialogue et de respect à l'égard d'un catholique ou d'un bouddhiste, et vice versa. Un fanatique de droite ne veut pas dialoguer avec un de gauche, et inversement. Des organisations comme le Ku Klux Klan sont intolérantes envers les noirs, qu'ils soient adultes, des femmes ou des enfants. Ainsi, " les terroristes kamikazes musulmans sont aussi fanatiques que les fondamentalistes chrétiens nord-américains qui attaquent les cliniques pratiquant l'avortement, qui persécutent les homosexuels, qui prohibent l'enseignement de la théorie évolutionniste de Darwin en obligeant les professeurs à enseigner la doctrine créationniste telle qu'elle est mentionnée dans la Bible, ou encore que les protestants d'Irlande du Nord qui attaquent les enfants catholiques, ou que les Basques qui désirent être un pays indépendant à n'importe quel prix, au moyen de la terreur " (8).

    Le principe du perfectionnement de la foi et de la vie humaine est dans la nature des croyances parce que celles-ci constituent le mobile des agissements et modifient les sentiments. Oui, modifient les sentiments ! Serait-ce là une utopie ? S'en est une pour celui qui ne croit pas au progrès de l'esprit. Cela ne l'est pas pour nous spirites qui croyons à la perfectibilité infinie de l'âme. Le progrès consiste dans l'amélioration morale, dans la dépuration de l'esprit, dans l'extirpation des vices matériels et moraux. Voilà le véritable progrès, le seul qui puisse garantir le bonheur à l'être humain, pour être à l'opposé du mal.

    La certitude d'une vie future est un élément de progrès, parce qu'elle stimule l'esprit. Elle seule peut donner à l'homme le courage durant ses épreuves, parce qu'elle lui fournit la raison d'être de ses épreuves, de la persévérance à combattre le mal, parce qu'elle lui assigne un objectif. Nous savons que toutes les religions proclament l'immortalité. Pourquoi, alors, jusqu'à aujourd'hui, n'ont-elles pas fourni les résultats que l'on devait en attendre ? Nous estimons que c'est à cause de l'égoïsme, base des fanatismes les plus infâmes.

    Nous avons la conviction de ce que, derrière les nouveaux fanatismes religieux (catholiques, protestants, spiritualistes, musulmans etc...), il y a le penchant mystique du religieux qui conduit à une cristallisation de la foi, débouchant sur une fausse doctrine des vertus. La base des fanatismes est la peur : peur de la liberté, peur de la vie, peur de la culture, peur, peur, peur, enfin, peur du monde qui est considéré de façon suspecte et hostile.

    Le fanatisme religieux ne connaît pas de limites et transfert ce qui relève de l'absolu, qui devrait être l'apanage de Dieu, aux instances temporelles, politiques, religieuses, culturelles etc... Bref, tout en vient à être régulé par l'omnipotence de Dieu et par la qualité d'intermédiaire illuminé et infaillible du leader. Toutefois, la peur, tournée en absolue, en vient à régir dangereusement les vies de ceux qui se laissent séduire par le fanatisme d'un leader, qu'il soit politique ou religieux.

    La doctrine spirite nous fait comprendre qui nous sommes effectivement, qui est réellement l'être humain dans sa vocation et dans les circonstances du moment, vision qui permet à son tour la compréhension et la vie en commun dans le cadre d'une vie sociale, moralement correcte, à partir de laquelle on peut juger avec rectitude si telles ou telles attitudes et idées proposées par les groupes politiques et/ou religieux correspondent à ce dont le créateur lui-même attend de nous.

    L'intelligence suprême et la cause primaire de toutes les choses nous veut ouvert à la réalité, à la beauté des choses créées, au bonheur transcendant de la liberté humaine, et non pas accablés par la peur et, en ultime analyse, aveuglés par le fanatisme. Sans nul doute l'aveuglement suprême dénoncé par Jésus-Christ : " Si vous étiez aveugles, vous ne feriez point de péché ; mais maintenant vous dites que vous voyez, et c'est pour cela que votre péché demeure en vous " (9).

    Jorge Hessen
    E-Mail: jorgehessen@gmail.com
    Site: http://jorgehessen.net


    Bibliographie:
    1) Contrairement à ce que beaucoup pensent, Jihad ne signifie pas "guerre sainte", nom donné par les Européens aux luttes religieuses du Moyen Âge (ex : croisades). Celui qui suit la Jihad est dénommé moudjahid. L'explication quant aux deux formes de Jihad ne se trouve pas présente dans le Coran, mais dans les propos du prophète Mahomet, où la " Jihad majeure " est décrite comme étant la lutte de l'individu vis-à-vis de lui-même au travers de la domination de l'âme, et l'autre, la "Jihad mineure" est décrite comme étant un effort que les musulmans font pour apporter le message de l'islam à ceux qui ne le possèdent pas (c'est-à-dire à ceux qui ne se soumettent pas à Dieu et à la paix). Il y a des opinions divergentes quant aux formes d'action pouvant être considérées comme étant une Jihad. La Jihad ne peut être lancée que pour défendre l'islam. En accord avec le sociologue syrien et allemand, spécialiste de l'islam, lui-même musulman sunnite, Bassam Tibi, le phénomène du fondamentalisme islamique est une forme d'opportunisme politique de certains groupes qui tirent profit de la notion de Jihad et dénaturent l'islam pour en faire un facteur d'action politique à leur profit.
    2) Sentiment d'admiration aveugle et obstinée pour quelqu'un ou quelque chose ayant une empreinte politique ou religieuse.
    3) Voir www.fundamentalpsychopathology.org, documents accessibles en décembre 2008
    4) Voir www.fundamentalpsychopathology.org, documents accessibles en décembre 2008
    5) Voir www.fundamentalpsychopathology.org, documents accessibles en décembre 2008
    6) Voir www.fundamentalpsychopathology.org, documents accessibles en décembre 2008
    7) La paraphrénie est un composé érudit constitué des éléments grecs " para " (à côté de) et " phrénie " (état mental pathologique) et signifie : " ensemble de problèmes mentaux qui inclut la démence précoce et la paranoïa ".
    8) Voir www.fundamentalpsychopathology.org, documents accessibles en décembre 2008
    9) Évangile selon Saint Jean, 9:41.