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  • domingo, 28 de outubro de 2012

    Tatouages, piercings et autres ornements du point de vue spirite

    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France






    Quelqu’un nous a interrogé sur le fait de savoir si un tatouage sur la peau pouvait avoir une influence sur le périsprit.

    Des dirigeants de certains centres spirites signalent à toutes les personnes qui se sont fait tatouer ou poser des piercings, ou qui y songeraient, qu’elles seraient forcément confrontées à un processus d’obsession. Certains chrétiens se basent sur les anciennes écritures, dans lesquelles on retrouve « vous ne vous tailladerez pas le corps » (1), « ne vous faites pas d’incisions sur le corps à cause d’un défunt, et ne vous faites pas dessiner de tatouage » (1).

    Certains dirigeants spirites sont convaincus de ce que les gens qui se tatouent le corps entier, ou qui sont emplis de piercings, sont des esprits primaires qui portent encore le souvenir marqué par d’expériences passées, surtout des temps barbares, belliqueux et cruels, où l’on se servait de ces marques sur la peau pour en imposer aux adversaires.

    Evidemment, il n’y a aucun avantage pratique à avoir recours aux tatouages, surtout lorsque la lésion que l’on impose à son corps intervient par simple caprice. Cela, oui, peut se refléter invariablement dans le périsprit, puisque le corps physique (temple de l’âme) est un cadeau divin servant aux épreuves et expiations, de sorte qu’il nous faut le maintenir dignement protégé et sain. Mais, le recours aux piercings et aux tatouages l’emporte-t-il sur les qualités morales ? Qui peut pénétrer dans l’intimité de son semblable et savoir ce qui s’y déroule ?

    Du point de vue historique, le tatouage est une technique ancestrale qui perdure dans la mémoire culturelle des civilisations. Dans l’Antiquité, il était employé pour marquer le corps d’un esclave avec le symbole de son propriétaire. On gravait aussi le corps des prostituées de l’emblème du royaume, du gouvernement ou de l’État concerné. Cela servait aussi à stigmatiser le corps des femmes adultères. Aujourd’hui encore, il est de tradition d’y avoir recours pour les princes des tribus bédouines, africaines ou des îles du Pacifique.

    Aujourd’hui, cela sert à marquer le corps des membres de gangs, de certains sportifs (surfeurs, motocyclistes), des « beatniks » (mouvement socioculturel des années 50 et du début des années 60 qui, à la suite de la deuxième guerre mondiale, prônait un style de vie anti-matérialiste), des hippies, des rockers, pour s’étendre désormais à l’ensemble des jeunes de maintenant.

    Ceux qui se tatouent doivent en chercher la raison en leur for intérieur. Car il faut se souvenir que le corps est le temple de l’esprit, qu’il ne nous appartient pas et qu’il est donc important de le préserver des agressions qui peuvent mutiler sa composition naturelle. Il y a ceux qui portent divers jouets, piercings et autres  ornements. Peut-il y avoir mutilation spirituelle du fait de ces objets ? Peut-être que oui, mais il est fort probable que non !  Ce qui est vrai, c’est que le périsprit peut effectivement être lésé par la défection morale, par le déséquilibre émotionnel qui conduit à des suicides directs et indirects, par les vices physiques et mentaux, par les rancoeurs, par le pessimisme, par l’ambition, par la vanité démesurée, par la luxure.

    Le corps spirituel est écorché toutes les fois que l’on porte préjudice à son semblable au travers de la médisance, de l’agressivité, de la violence sous toutes ses formes, de la perfidie.  Dès lors, analysé sous cet angle, on peut dire que les ornements affectent peu le corps périsprital. Notamment parce qu’aujourd’hui, la majorité de ces ornements qui blessent le corps physique peuvent s’enlever au cours de l’actuelle incarnation, et que naturellement cela ne se répercutera pas sur le tissu périsprital.

    André Luiz précise que le périsprit n’est pas le reflet du corps physique. C’est ce dernier qui est le reflet de l’âme. « Les lésions du corps physique ne pourront donc avoir de répercussions dans le corps spirituel qu’en cas de fixation mentale de l’individu sur un événement passé, ou si l’acte pratiqué est en désaccord avec les lois qui régissent la vie » (2). Les tatouages et les petites mutilations que certains individus élaborent en tant que démonstration d’amour, à l’image de quelqu’un qui gravera le nom de son père ou de sa mère sur le corps de manière discrète, n’auront logiquement pas les mêmes effets que pour ceux qui se tatouent de manière résolue, mûs par des instincts plus grossiers.

    Il est curieux de voir que certaines personnes, lorsqu’elles retournent au plan spirituel, peuvent choisir d’employer les ornements dont on vient de discuter. Selon l’auteur du livre Notre demeure, « les désincarnés peuvent, du point de vue fluidique, modeler mentalement et de manière automatique, dans le monde des esprits, des vêtements et objets d’usage en accord avec ses goûts personnels. D’ailleurs, il est parfaitement possible, bien qu’on puisse le regretter, qu’un être outre-tombe puisse rester conditionné et attaché aux vices, aux modes et aux autres choses frivoles de la société terrestre » (3)

    S’agissant des tatouages spécifiquement, parce qu’ils sont un type d’inscription permanente, ils peuvent sans doute occasionner des  conflits mentaux. D’abord, au cours de l’incarnation actuelle, lorsque vient le moment où le tatoué se repent, après avoir changé d’idée à propos de la finalité du tatouage. Il suffit de songer au nom, au prénom, au dessin ou à tout emblème d’une personne que l’on n’estime plus, que l’on n’aime plus, ou à toute autre silhouette que l’on n’accepte plus sur son corps. Ou alors, ce qui n’était qu’une simple décoration, peut finir par fatiguer esthétiquement, ce qui peut devenir un problème nécessitant une solution complexe.

    Donc, pourquoi une personne se tatoue-t-elle ? Dans les cultures primitives, on utilisait les tatouages pour des fins magiques, afin d’évoquer l’action des divinités, en vue du bien ou du mal. Aujourd’hui, c’est, pour beaucoup d’individus, une espèce de rituel de passage, complétant l’intégration au sein d’un groupe. Ça peut aussi être un moyen de se distinguer. Au travers du tatouage, une personne affirme quelque chose d’elle-même.

    Dans les structures des codes spirites, il n’y a pas de place pour des interdictions. Par contre, la doctrine spirite nous offre des moyens de pondération afin que nous décidions rationnellement à propos de quoi, quand, comment et, faire ou ne pas faire (libre arbitre). Bien évidemment, ce n’est pas un tatouage qui permet de dépeindre le naturel et le caractère de quelqu’un. Toutefois, on ne doit pas perdre de vue que certains modèles de tatouage, ayant de sinistres vues, peuvent être classifiés, (sans anathème) de censurables et inadéquates pour un chrétien, quelle que soit son affiliation.

    Dans ce contexte, il est important de comprendre la personne dans son ensemble. Les caractéristiques annoncées sur le corps sont le résultat de ses états mentaux, reflets de ses expériences culturelles, de ses apprentissages et de son interprétation du monde. Comme nous l’avons dit, le spiritisme ne prohibe rien, et nous fournit des explications des phénomènes psychiques. Ceci étant, les recommandations doctrinales ne combattent pas, elles cherchent à faire prendre conscience ! Elles ne sont pas indifférentes aux drames existentiels, mais montrent la façon d’édifier et d’avancer de manière avisée sur le chemin qui est le nôtre.

    On peut affirmer que le recours aux piercings et autres ornements, tout comme les tatouages en eux-mêmes, ne caractérise nullement une personne comme ayant ou non de la moralité. Il faut rechercher les causes de telles attitudes. Quels sont les peurs, les rêves, les croyances de ceux qui couvrent leurs corps de telles marques ? Les tatouages, les piercings sont des étapes transitoires. Ce qui est important, c’est de savoir si de tels individus sont mutilés psychiquement, émotionnellement et spirituellement. Qu’est-ce qui les conduit souvent à franchir la barrière de la pondération et du discernement ? Pourquoi se portent-ils atteinte à eux-même en se soumettant à des douleurs et des souffrances incompréhensibles ? Pour les uns, c’est pour être à la mode. D’autres, au contraire, sont attachés à des coutumes issues d’autres existences physiques, provenant du monde inconscient pour resurgir dans la conscience, au travers de la transfiguration du corps biologique.

    Face à des questions aussi controversées, le message spirite cherche dans l’intimité de l’être son problème réel. Il nous convie à la connaissance de soi, et à l’accomplissement de soi. Il nous invite à la réflexion, à l’estime de soi, à la fierté, à la modestie et à la recherche incessante de Dieu, l’être exclusif, qui nous permettra d’atteindre la joie pleine et la paix de la conscience.


    Jorge HESSEN,
    le 24 janvier 2012.

    e-mail : jorgehessen@gmail.com
    site : http://jorgehessen.net

    Traduction : Jean Emmanuel NUNES


    Bibliographie :

    1)    Deutéronome, 14:1-2 ; Lévitique, 19:28
    2)    Francisco Candido Xavier, André Luiz, « Evolution en deux mondes »
    3)    Francisco Candido Xavier, André Luiz, « Nosso Lar »

    domingo, 10 de junho de 2012

    Aux esclaves des boissons alcoolisées, Jésus recommande : « Venez à moi… » (Mathieu, 11:28-30)


    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France




    La consommation d’alcool par l’être humain n’est pas une habitude récente. Elle est aussi ancienne que l’homme des cavernes lui-même. Quelle que soit la période historique et quelle que soit la société à laquelle il était attaché, ou la culture qui était la sienne,  l’homme buvait. Il y a 3700 ans, le code d’Hammourabi comportait déjà des normes relatives aux situations, aux lieux et aux personnes qui pouvaient ou non ingérer des boissons alcooliques. Il y a 2500 ans, les Chinois perdaient, littéralement, la tête à cause des boissons alcooliques, une telle pratique étant punie de décapitation. On voit qu’il s’agit là d’une habitude extrêmement ancienne et qui persiste depuis des milliers d’années.
    Paul écrivit aux chrétiens d’Éphèse : « Ne vous enivrez pas de vin, il mène à la perdition, mais soyez remplis de l’esprit » (1). L’alcool est la drogue « licite » la plus consommée dans le monde contemporain, d’après l’Organisation mondiale de la santé (O.M.S.). Toujours d’après l’O.M.S., la boisson alcoolisée est la drogue légale préférée des enfants et des adolescents. On estime que l’usage de cette drogue commence vers 10/12 ans. Les maux générés par l’alcoolisme sont la troisième cause de mort dans le monde.
    Les études que l’on retrouve dans la littérature scientifique montraient que les hommes buvaient plus que les femmes dans toutes les classes sociales, et que les jeunes buvaient plus d’alcool que les personnes âgées. Toutefois, d’autres recherches mettent en avant l’augmentation annuelle, au Brésil et dans le monde, du pourcentage de femmes dépendantes. Dans le passé, les spécialistes estimaient qu’il y avait cinq consommateurs chroniques d’alcool pour une femme dans la même condition. Les études démontrent aujourd’hui que la comparaison a atteint un pour un. Elles boivent autant qu’eux, mais cela se concentre dans des phases distinctes. L’acceptation sociale de la consommation d’alcool par les femmes est plus récente. En effet, elles ne buvaient pas autant auparavant. C’est aussi dû au fait que les campagnes de prévention étaient surtout centrées sur les hommes. Les femmes ont été négligées à ce sujet. Par exemple, rares sont les gynécologues qui questionnent leurs patientes quant à la boisson.
    Les grandes victimes sont les enfants, induits à une routine de restrictions et de gênes. Les enfants des femmes qui consomment de l’alcool à l’excès durant leur grossesse sont sujets au syndrome d’alcoolisme fœtal, qui peut provoquer des séquelles physiques et mentales chez le nouveau-né. Les enfants et les adolescents, enfants de parents ayant un tel vice, sont plus sujets aux déséquilibres émotionnels et psychiatriques. Normalement, le premier problème identifié est un préjudice sévère de l’estime de soi ayant des répercussions négatives dans le domaine scolaire et les autres domaines du fonctionnement mental. Ces adolescents et ces enfants tendent à sous-estimer leurs propres capacités et qualités.
    Les données actuelles afférentes à l’alcoolisme, sont inquiétantes. D’après une recherche réalisée par l’Institut de psychiatrie de l’Hôpital des Cliniques (H.C.) de São Paulo, en lien avec le Secrétariat d’État à la Santé, plus de  9 % des personnes âgées de São Paulo consomment des boissons alcooliques à l’excès. Les données relevées sur 1563 personnes de 60 ans et plus montrent que 9,1 % de cette population abuse de l’alcool, soit l’équivalent de 88 000 personnes âgées dans l’agglomération de São Paulo.
    Il est scientifiquement démontré que l’alcool est pernicieux dans toutes les classes sociales, ses dégâts parmi les adolescents étant patent, surtout au cours de la phase scolaire, dès lors que l’usage excessif de cette substance empêche la réussite, en plus de provoquer des désordres mentaux, un manque de coordination, des problèmes de mémoire et d’apprentissage. En conséquence, ce processus engendre aussi des maux de tête, une altération du cycle naturel du sommeil, de la parole et de l’équilibre.
    La dépendance à l’alcool peut être héréditaire, il y a alors une prédisposition organique de l’individu à son dédoublement, dans lequel l’esprit immortel apporte à son ADN périsprital les marques et conséquences de ce vice lors d’autres expériences réincarnatoires, d’où l’on peut alors comprendre que l’alcoolisme peut se transmettre de parents à enfants. Les matrices de ces dysfonctionnements se trouvent dans le passé, que ce soit sous la forme héréditaire ou spirituelle, comme découlant d’expériences malheureuses, provenant d’existences antérieures.
    D’après André Luiz, « en réincarnant,  nous portons en nous les restes de nos fautes sous la forme de racines congénitales des maux que nous avons nous-mêmes planté, à l’exemple du syndrome de Down, de l’hydrocéphalie, de la paralysie, de l’aveuglement, de l’épilepsie secondaire, de l’idiotisme, de l’handicapé de naissance, dès le berceau » (2). « Le corps périsprital, qui donne forme aux éléments cellulaires, est fortement enraciné dans le sang. Le sang est l’élément de base de l’équilibre du corps périsprital » (3). Dans « Evolution en deux mondes », ce même auteur spirituel nous révèle que : « les neurones gardent une relation intime avec le périsprit » (4). Aussi, l’action de l’alcool sur le périsprit est létale, créant de la suie venimeuse qui sature le périsprit, lésant tout autant les cellules périspritales que les cellules physiques.
    Les substances issues des alcools ingérés pénètrent le flux sanguin, et à partir de là parviennent au cerveau, attaquant les cellules neuronales. Ces dernières se refléteront dans les départements corrélatifs du corps périsprital, configurant des lésions et déformations appréciables qui, dans certains cas, pourront jusqu’à défigurer la propre image humaine du périsprit.
    Malheureusement, la libéralité vis-à-vis de l’alcool de la part de nombreuses familles est l’un des problèmes majeurs pour la prévention : c’est un mythe de considérer que le cannabis conduit les jeunes à d’autres drogues. Ce sont les boissons alcooliques qui jouent ce rôle. Horriblement, c’est la propre famille qui stimule l’ingestion des «inoffensifs distillés ou fermentés». Nombreux sont ceux qui ont commencé à boire lorsque le patriarche (père), fier du fils qui devenait un homme, les conduisait à trinquer usant de la boisson des machos.
    Le vice de boire provoque des routines qui induisent la complicité d’incarnés et de désincarnés, qui participent de la même habitude et des mêmes manies. Les bars, les restaurants, les cafés, les clubs et les avenues sont pleins de jeunes qui, malheureusement, boivent ouvertement et excessivement, que ces boissons soient en carafe ou sous toutes autres formes de conservation. L’installation de l’alcoolisme présente trois caractéristiques : la base génétique, le milieu et l’individu. Les enfants de parents alcooliques peuvent être génétiquement différents, mais ils ne développeront cette pathologie que s’ils sont dans un milieu propice et qu’ils ont des caractéristiques psychologiques favorables.
    Ces « gobelets charnels » non seulement défigurent et ravagent le corps mais aussi agressent et violentent le caractère, tout comme ils détériorent le psychosomatisme au travers d’obsessions, animées par des esprits d’ivrognes qui participent des mêmes vices aux côtés de l’alcoolique, s’alimentant des vapeurs alcooliques provenant des pores et de la bouche, en une symbiose mortifiante. C’est précisément ce vampirisme incorporé qui illustre la raison pour laquelle l’alcoolisme est considéré comme une pathologie progressive et, d’une certaine manière incurable. C’est vrai ! « S’arrêter de boire », disent les membres des Alcooliques anonymes, « c’est la plus grande victoire pour une personne dépendante mais, la maladie ne s’achève pas ». Si elle reprend un verre, en peu de temps, elle retrouvera le même rythme ou un rythme encore pire que celui qu’elle avait avant son arrêt. « Il n’y a pas d’ex-alcooliques, dans cette histoire », ajoutent ceux qui fréquentent les Alcooliques anonymes.
    Ce sont des raisons suffisantes pour que lors des célébrations et des fêtes avec des amis lors de la vie de tous les jours, il faut fuir les compromis de la vaine tradition de l’ivrognerie pour se divertir. L’océan est constitué de petites molécules d’eau et, les plages sont formées d’innombrables grains de sable. Il est indispensable, donc, de se détacher de ce cliché du : « c’est juste pour aujourd’hui », et lorsque l’on est conduit à des comportements juste pour « se distraire », il ne faut pas accepter la périlleuse échappatoire du « juste un petit verre », parce que l’on ne doit pas oublier qu’une enfant piquée par un cobra venimeux, même de faible ampleur, peut engendrer une mort immédiate, et qu’au lieu d’avoir pu se distraire, elle s’est détruite.
    Sans nul doute, il est bien plus facile d’éviter son installation que de lutter pour la suppression du vice (comme disent les membres des Alcooliques anonymes : « il n’y a pas d’ex alcooliques »). Le sujet trouve ses racines profondes dans la société, impliquant les mesures curatrices et prophylactiques dans les cercles religieux, médicaux, psychologiques et psychiatriques, nécessitant une impérieuse assistance de tous les segments sociaux pour (qui sait !) minimiser ses effets de fléau. Aussi, il est urgent de placer la question de l’addiction à l’alcool sous le feu du débat public. Et ce parce que le problème de la consommation alcoolique doit être pris à bras-le-corps, afin que soient trouvées des solutions à l’épidémie complexe liée à cette drogue légale.
    A tous ceux qui sont sous le joug des vices, nous recommandons Jésus. Oui ! Le Messie a promis : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et moi je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger » (5).



    Jorge HESSEN,
     juin 2012

    e-mail : jorgehessen@gmail.com
    site : http://jorgehessen.net



    Bibliographie :

    1)    Epître de Saint Paul aux éphésiens, 5:18
    2)    Dans les domaines de la médiumnité, F.C. Xavier
    3)    Missionnaires de la lumière, F.C. Xavier
    4)    Evolution en deux mondes, F.C. Xavier
    5)    Evangile de Mathieu, 11:28-30

    domingo, 20 de novembro de 2011

    Dons d’organes


    Par Jorge Hessen, Reformador, octobre 2005.
    Traduction Charles Kempf

    Parmi les pratiques médicales de toutes les spécialités,la greffe d'organes est celle qui montrele plus clairement le lien étroit entre la mort etla nouvelle vie, la renaissance des cendrescomme le Phénix : l'oiseau mythologique symboledu renouveau du temps et de la vie aprèsla mort.(i)

    Le thème du " don d'organes et des greffes "est d'actualité sur la terre. Les informationsinstructives des Guides Spirituels sur le sujet nesont pas si nombreuses. Le projet Génome, lesrecherches sur les cellules souches embryonnaireset autres marquent la portée de la sciencehumaine. Les greffes, sujettes à de nombreuxcas de rejets à des époques reculées, sont devenuesdes pratiques actuelles de recompositionorganique. La réalisation in vivo d'expériencesvisant à la régénération de cellules et la perspectived'amélioration de la qualité de vieavancent, dans un domaine où les recherchesfont encore leurs premiers pas. Les attentes dela science contemporaine sont sous d'heureuxauspices. Cependant, la peur de l'inconnu planedans l'imagination de beaucoup.

    Certains spirites refusent d'autoriser, pendantleur vie, le don d'organes après leur désincarnation,en alléguant que Chico Xavier n'était pasfavorable aux greffes. Ce n'est pas vrai ! Il fautclarifier que lorsque Chico a affirmé : j'ai dédiéma médiumnité et ma vie à ma famille, à mesamis, au peuple. Ma mort m'appartient. J'ai cedroit. Personne ne peut toucher à mon corps ;il doit aller à notre mère la Terre…, il l'a faitparce qu'il avait reçu, alors qu'il était encoreincarné, plusieurs propositions inopportunesd'étudier son cerveau après sa désincarnation.D'où ses craintes compréhensibles que soncorps ne soit profané dans ce sens.

    Nous ne pouvons oublier qu'aujourd'hui, noussommes des donneurs potentiels. Demain,nous, ou des proches de notre famille, pouvonsdevenir des récepteurs potentiels. (…)
    Pour la majorité des personnes, la question dudon est aussi lointaine et distante que la mort.Mais pour ceux qui attendent un organe pourune greffe, elle est souvent l'unique possibilitéde vie (ii) ! Joanna de Ângelis, soulignant cetteimportance, affirme : (…) Véritable bénédiction,la greffe d'organes donne l'occasion depoursuivre une existence physique, en conditionde moratoire, par lequel l'Esprit continueson périple organique. En fin de compte, la viedans le corps est un moyen pour atteindre laplénitude - qui est la vie elle-même, bouillonnanteet réelle. (iii)

    Lors d'un interview à la chaîne de télévisionTupi en août 1964, Francisco Cândido Xaviercommente que la greffe d'organes, selon lesEsprits savants, est une question très légitimede la Science, très naturelle et doit être menée àbien. Selon Chico Xavier, les Esprits - necroient pas que la greffe d'organes soit contraireaux lois naturelles. Il est bien naturel que, ennous détachant du corps physique, nous donnionsles organes encore fonctionnels à descompagnons qui en ont besoin, afin qu'ils puissenten faire une utilisation bénéfique. (iv)

    Le don d'organes pour les greffes est tout à faitlégitime. Divaldo Franco certifie : Si la miséricordedivine nous alloue un organisme physiquesain, il est juste et valide, après que nousavons utilisé ce patrimoine, de l'offrir, grâce auxconquêtes précieuses de la science et de la technologie,à ceux qui sont venus avec des carencesafin de leurpermettre dep o u r s u i v r eleur parcours.
    (v)

    Il n'y a pasnon plus deconséquencestraumatisantesou inhibitoiresdans le corpsspirituel, encontrepartie àla mutilationdu corps physique.Celuiqui fait don de ses yeux ne sera pas aveugledans l'au-delà. S'il en était ainsi, qu'adviendraitilde ceux qui ont eu leur corps consumé par lefeu ou désintégré dans une explosion ? (vi)

    Quand peut-on affirmer qu'une personne estréellement morte ? Selon l'American Society ofNeuroradiology, la mort encéphalique est l'étatirréversible de cessation de tout l'encéphale etdes fonctions neurales, résultant d'un oedème etd'une destruction massive des tissus encéphaliquesbien que l'activité cardio-pulmonairepuisse être maintenue par des systèmes avancésd'assistance vitale et des mécanismes de ventilation.
    (vii)

    Le grand vacarme du sujet est la (…) mortencéphalique, après laquelle des organes ou desparties du corps humain sont prélevés pourune utilisation immédiate chez des malades quien ont besoin.
    (…) L'état de mort encéphalique revient doncà être dans une situation d'arrêt définitif et irréversiblede l'encéphale, incompatible avec la vieet de laquelle jamais personne ne guérit. (viii)
    En situation de mort cérébrale, attestée par desexamens conventionnels et appuyée sur lesmoyens de la technologie moderne, seuls desappareils peuvent maintenir la vie végétative,parfois pour une durée indéterminée. C'estdans cet état que l'on vérifie la possibilité que ledonneur d'organes " meure " et ce n'est qu'alorsque seso r g a n e sp e u v e n têtre utilisés- vu que leso r g a n e ssans irrigationsanguinene peuventplusêtre utiliséspour desg r e f f e s .S'agirait-ild'euthanasie? Évidemment,considérer ce fait comme telmanque d'argumentation scientifique (…) etcondamnerait la greffe d'organes : l'euthanasien'est absolument pas applicable dans ces cas demort encéphalique avérée. (ix)

    La Médecine, dans le monde entier, affirmeavec certitude que la mort encéphalique, quiinclut la mort du tronc cérébral (x) , ne peutêtre constatée que par deux examens neurologiques,avec un intervalle de six heures, et unautre complémentaire. Ainsi, lorsque la cessationirréversible de la fonction neurale est constatée,le patient est mort, à l'unanimité de la littératuremédicale.

    Une autre question souvent soulevée est le rejetde l'organisme après la greffe. Chico Xaviernous aide sur ce point, en expliquant : AndréLuiz considère le rejet comme un problèmefacilement compréhensible, par l'existence del'organe du corps spirituel chez le récepteur.L'organe périsprital stimule les éléments dedéfense du corps, que les moyens immunologiquespourront, dans un futur proche, soutenirou réfréner naturellement. (xi) À partir de1967, plusieurs médicaments immunosuppresseursont été développés (cyclosporine, azathioprineet corticoïdes), qui visaient à réduirel'incidence de rejet, ce qui a permis aux récepteursd'organes une survie plus longue. ‘xii)

    (…) statistiquement, le taux de survie destransplantés est extrêmement élevé. C'est grâcenon seulement aux techniques médicales, quis'améliorent en permanence, mais aussi grâceaux schémas immunosuppresseurs qui se sontconsidérablement développés et élargis : il existeaujourd'hui des schémas qui réduisent à zéropourcent (0%) le rejet cellulaire aigu dans laphase initiale de la greffe, où ils se produisent.(xiii) André Luiz explique que lorsque la celluleest retirée de sa structure formatrice dans lecorps humain, et est transférée médicalementvers un autre milieu énergétique, elle perd lacommande mentale qui la guidait et ainsi, elles'individualise ; implantée dans un autre organisme(par exemple suite à une greffe), elle tendraà s'adapter au nouveau commandement(spirituel) qui la revitalisera puis coordonnerasa trajectoire. ((xiv)

    Cette situation est corroboréepar Joanna de Ângelis quand elleexplique : (…) En transférant l'organe vers unautre corps, automatiquement le périsprit del'incarné commence à l'influencer, en le moulantselon ses besoins, ce qui exigera du patientrécepteur l'amélioration morale urgente, afinque sa carte d'épreuves soit également modifiéepar sa réforme intime, générant de nouveauxéléments déclencheurs pour le bonheur recherchéet qu'il ne mérite peut-être pas encore. (xv)
    Les Esprits ont affirmé à Kardec que le dégagementest beaucoup moins rapide et durequelquefois des jours, des semaines et mêmedes mois. (xvi) Bien qu'après la mort physiqueil n'y ait plus aucune vitalité dans le corps, il y ades cas où l'Esprit, dont la vie a été toute matérielle,sensuelle, reste lié à la dépouille, par l'affinitéqu'il accorde à la matière. (xvii)

    Toutefois, rappelons aussi une situation qui seproduit quotidiennement dans les grandesvilles : la pratique de l'autopsie, exigée par laLoi, dans les cas de morts violentes ou sanscause déterminée ; on ouvre le cadavre, dusternum jusqu'au bas-ventre, exposant les viscèresdu thorax et de l'abdomen. (xviii) On nepeut perdre de vue la question du mérite individuel.(…) Le destin des Esprits désincarnésserait-il à la merci de la décision des hommesde leur retirer les organes pour des greffes, d'incinérerleurs corps ou de couper leurs viscèresà l'occasion d'une autopsie ?! Le bon sens et laraison affirment hautement que ceci n'est paspossible, cela reviendrait à admettre la justicedu hasard et le hasard n'existe pas ! (xix)

    En résumé, le don d'organes pour les greffesn'affectera pas l'Esprit du donneur, sauf sinous croyons injuste la Loi de Dieu et si noussommes sur la Terre à la dérive de Sa volonté.Rappelons-nous que dans les Statuts du Père, iln'y a pas de place pour l'injustice, et la greffed'organes (prouesse de la science humaine) estune précieuse opportunité parmi tant d'autresmises à la disposition pour l'exercice de l'amour.



    Références Bibliographiques :
    (i) Mario Abbud Filho, ex-président de l'Association Brésilienne de Greffe d'Organes. Président de la Société de Médecine et de Chirurgie de São José do Rio Preto. Membre de l'American Society of Transplant Physician. Membre de l'International Transplantation Society, selon http://members.tripod.com/themedpage/artigos_doacao.htm, accès le 12/04/2005.
    (ii) Doação de Orgãos e Transplantes de Wlademir Lisso / Cleusa M. Cardoso de Paiva, disponible sur http://lissoportalespirita.com.br/sintese.htm, accès le 15/04/2004.
    (iii)FRANCO, Divaldo Pereira. Dias Gloriosos, par l'Esprit Joanna de Ângelis. Salvador, Ed. LEAL, 1999. Chap. " Greffes d'organes ".
    (iv) Publié dans la Revista Espirita Allan Kardec, X° année, n° 38.
    (v) FRANCO, Divaldo Pereira. Seara de Luz. Salvador, Ed. LEAL [le livre contient une série d'interviews accordés par Divaldo entre 1971 et 1990].
    (vi) SIMONETTI, Richard. Qui a peur de la mort ?. Édition CESAK.
    (vii) Dos Transplantes de Orgãos à Clonagem, de Rita Maria P. Santos. Ed. Florense, Rio/RJ, 2000, p. 41.
    (viii) BEZERRA, Evandro Noleto. La greffe d'Organes dans la Vision Spirite, publié dans Reformador - octobre 1998, p. 314.
    (ix) Idem.
    (x) Le tronc cérébral, et non le coeur, est reconnu comme étant l'organisateur et le " commandant " de tous les processus vitaux. Il inclut la capacité neurale pour la respiration et les battements cardiaques spontanés ; sans tronc personne ne peut respirer par soi-même.
    (xi) Voir Revista Espirita Allan Kardec, X° année, n° 38.
    (xii) Folha de São Paulo, A3, "Opinion", 15 mai 2001.
    (xiii) Interview du Professeur Docteur Flávio Jota de Paula. Médecin de l'Unité de Greffe du Rein du HC/FMUSP. 1° Secrétaire de l'Association Brésilienne de Greffe d'Organes (ABTO). Directeur du I° Mini-Marathon de Greffés du Brésil. Publié dans Prática Hospitalar, VI° année, n° 24, nov-déc/2002.
    (xiv) XAVIER, Francisco Cândido. Évolution dans les deux mondes, par l'Esprit André Luiz. Chapitre 5, " Cellules et Corps Spirituel".
    (xv) FRANCO, Divaldo Pereira. Dias Gloriosos, par l'Esprit Joanna de Ângelis.
    (xvi) KARDEC, Allan. Le Livre des Esprits. Livre Deuxième, chapitre III, question 155.
    (xvii) KÜHL, Euripedes. Interview Virtuel : Dons d'Organes et Greffes. www.cvdee.org.br/ accès le 24/4/2005. Source : Commentaire de Kardec à la question 155 du Livre des Esprits.
    (xviii) Voir BEZERRA, Evandro Noleto. La greffe d'Organes dans la Vision Spirite, publié dans Reformador - octobre 1998, p. 315.
    (xix) Idem.

    segunda-feira, 13 de setembro de 2010

    Le suicide est l'absolue négation de la loi d'amour



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France



    À Taïwan, Foxconn, société fabriquant du matériel électronique, a annoncé « avoir engagé 2000 professionnels en santé mentale pour tenter de contenir la vague de suicides dans ses fabriques en Chine » (1). L'entreprise emploie plus de 700 000 personnes, dont 300 000 en Chine, chargées de fabriquer des produits pour diverses multinationales, comme l'iPhone pour Apple, les consoles de jeux pour PlayStation, Sony, Wii, Nintendo, Xbox, Microsoft, ou le lecteur électronique Kindle pour Amazon.

    En France, comme si la préoccupante « journée nationale de prévention du suicide » ne suffisait pas, les autorités françaises enquêtent sur la vague de suicides frappant l'opérateur de téléphonie France Telecom. Au cours des deux dernières années, 46 employés se sont tués,11 seulement en 2010, selon la direction de l'entreprise et les syndicats.



    L'université de Cornell (USA), dans l'État américain de New York, a récemment lancé une campagne de prévention du suicide. Depuis longtemps, l'université était célèbre pour être un établissement scolaire marqué par les suicides. Entre 2000 et 2005, il y a eu 10 cas de suicides confirmés.

    Sur la Terre, le nombre de suicides est terrifiant, si on l'analyse : « il y a 10 ans, 815 000 personnes se sont suicidées. Les pays de l'Est européen détiennent le record du taux de suicides pour 100 000 habitants : la Lituanie 41,9 ; l'Estonie 40,1 ; la Russie 37,6 (le taux de suicides de la Russie est le second au monde après les pays baltes) ; la Lettonie 33,9 ; la Hongrie 32,9. Le Guatemala, les Philippines et l'Albanie ont, au contraire, le taux le plus bas, celui-ci oscillant entre 0,5 et 2. Les autres sont dans la moyenne, située entre 10 et 16. En nombres absolus, cependant, la république populaire de Chine est la première des statistiques. Il y a eu là-bas 195 000 suicides au cours de l'an 2000, viennent ensuite l'Inde avec 87 000 suicides, les États-Unis avec 31 000, le Japon avec 20 000 (en 2008, le suicide des jeunes a battu un nouveau record au Japon), et l'Allemagne avec 12 500 » (2).

    Le suicide est un acte exclusivement humain et se trouve présent dans toutes les cultures. Ses causes originelles sont nombreuses et complexes. Certains voient même le suicide comme étant un choix personnel légitime et un droit de l'homme (connu de manière absurde sous le nom de « droit de mourir »), et allèguent que nul ne devrait être obligé de souffrir contre sa volonté, surtout dans les situations de maladies incurables, de maladies mentales, ou d'âge avancé sans la moindre possibilité d'amélioration.

    Aucune religion n'admet le suicide. Cette unanimité fait ressortir qu'il s'agit là d'une chose contraire aux lois divines. Mais, certaines sectes paranoïaques ont le suicide pour culte, telles que l'ordre du temple solaire, l’heaven’s gate, les peoples temples et autres. Il y a de célèbres adeptes de cette école de pensée, comme les philosophes pessimistes Arthur Schopenhauer, Friedrich Nietzsche, ou l'empiriste écossais David Hume.

    Du point de vue sociologique, le suicide est un acte qui se produit au bout de situations anomiques (3), où les individus se sentent forcés de s'ôter la vie pour éviter des conflits ou des tensions inter-humaines, insupportables pour eux. En vérité, pour l'Espirite, le « suicide est un acte de suprême lâcheté de la part de celui qui opte pour la fuite, qui le fera se réveiller en une réalité plus rigoureuse à laquelle il n'aura aucune alternative d'échapper » (4).

    Le suicidé ne souhaite pas se tuer lui-même, mais plutôt quelque chose qu'il porte en lui et que, synthétiquement, l'on peut dénommer de sentiment de culpabilité, et de volonté de tuer celui auquel il s'identifie. Comme il en est empêché par les restrictions morales, il finit par s'autodétruire. Donc, le suicidé tue une autre personne qui vit à l'intérieur de lui et qui l'incommode profondément. Le penseur Emile Durkheim émet la théorie selon laquelle la cause du suicide est presque toujours d'origine sociale, c'est-à-dire que l'être individuel est abattu par l'être social. Absorbée par les valeurs (sans valeur), le consumérisme, la recherche d'un plaisir immédiat, la compétitivité, la nécessité de ne pas être un perdant, d'être le meilleur, de ne pas faillir, la personne s'éloigne d'elle-même et de sa nature. Elle survit d'apparences, pour représenter un rôle social en tant que protagoniste de son milieu. Par cette vie névrosante, elle ne peut pas développer son potentiel, ne peut pas s'ouvrir, ne peut pas exposer ses émotions, et se sent écrasée dans son intimité solitaire (5).

    Curieusement, il y a différents cas. Lors d'incendies d'édifices, certaines personnes prisonnières d'étages supérieurs ont sauté vers la mort pour échapper à la proximité des flammes. On ne saurait considérer une telle situation comme étant un acte suicidaire. Il y a seulement eu un geste instinctif de fuite. Dans une telle situation, la chaleur peut être si intense qu'elle peut littéralement conduire une personne à un état d'absolue inconscience.

    L'obsession est une autre situation grave qui doit être analysée : elle peut être définie comme étant la contrainte qu'un individu, suicidé potentiel ou non, peut ressentir de par la présence perturbatrice d'un obsesseur (incarné ou désincarné). Il y a des suicides qui ressemblent à de véritables assassinats commis par des persécuteurs désincarnés (et aussi incarnés). Ces êtres enveloppent leurs victimes de telle façon qu'ils les induisent à se tuer. Bien sûr, le suicidé n'est pas exempté de sa responsabilité. Car un obsesseur n'oblige personne à se suicider, il ne fait que suggérer l’acte télépathiquement, la décision revenant toujours à la personne elle-même.

    Cette simple idée, répétée de nombreuses fois, conduit l'individu à la fascination, à la subjuguation et, enfin, au suicide. Emmanuel prévient que le suicide est comme quelqu'un qui « saute dans l'obscurité vers un précipice en flammes. Après l'acte, le malheureux souffre de la soif, la faim, de la fatigue, d'insomnie, d'irrésistibles plaisirs charnels, de la promiscuité et des tempêtes provoquant de constantes inondations de boue fétide » (6). En vérité, « de toutes les déviances de la vie humaine, le suicide est sans doute la plus grande d'entre elles de par ses caractéristiques de faux héroïsme, de négation absolue de la loi d'amour et de suprême rébellion contre la volonté de Dieu, dont la justice ne s'est jamais faite sentir auprès des hommes sans la lumière de la miséricorde » (7).

    Si l'on réfléchit à la question 945 du Livre des esprits, que penser du suicide qui a pour cause le dégoût de la vie ? Les esprits répondirent : « Insensés ! Pourquoi ne travaillaient-ils pas ? L'existence de leur aurait pas été à charge ! » (8). Le suicide est la plus désastreuse façon de fuir les épreuves ou expiations par lesquelles l'on doit passer. C'est une fausse porte par laquelle l'individu, croyant se libérer de ses maux, se précipite vers une situation bien pire. Violemment rejeté outre-tombe, en pleine vitalité physique, il revit par intermittence, durant longtemps, les flagellations de sa conscience et les sensations des derniers instants, en plus d'être submergé dans les régions de pénombre où ses tourments seront importants pour son sacro-saint apprentissage qui lui permettra de respecter plus franchement la vie.

    Dans la littérature spirite, on trouve des livres qui traitent du sujet. Il y a par exemple : O martirio dos suicidas, d'Almerindo Martins de Castro, ou Memorias de um suicida, d'Yvonne A. Pereira. Le maître de Lyon, dans son livre Le ciel et l'enfer, nous a laissé une énorme contribution quant à la comparaison des doctrines relatives au passage de la vie corporelle à la vie spirituelle et, dans le cinquième chapitre de la deuxième partie, la question des suicidés est spécifiquement abordée.

    Lorsqu'un individu perd sa capacité d'aimer, lorsque son estime de soi est faible, il a des difficultés à garder sa pleine santé physique, psychique et somatique. André Luiz explique que : « les états de pensée sont projetés sur le corps au travers des biophores, qui sont des unités des forces psychosomatiques, situées dans les mitochondries. La pensée transmet ses états heureux ou malheureux à toutes les cellules de l'organisme, au travers des biophores. Elle fonctionne tantôt comme un soleil irradiant chaleur et lumière, équilibrant et harmonisant toutes les cellules de l'organisme, et tantôt comme une tempête générant foudre et éclairs destructeurs, qui déséquilibre l'être, en atteignant principalement les cellules nerveuses » (9).

    Le plus grave est que le suicidé endommage son périsprit. Lorsqu'il réincarnera, en plus de devoir affronter les vieux problèmes devant être encore solutionné, il lui faudra réajuster sa lésion périspritale. Ainsi, ajourner sa dette implique qu'on la retrouvera plus tard avec des intérêts scrupuleusement calculés et exigés, sans bénéfice d'un quelconque moratoire. La réponse à la question 920 du Livre des esprits affirme que la vie sur la Terre lui a été donnée comme épreuve ou expiation, et qu'il dépend de lui de se battre de toutes ses forces pour réussir à être aussi heureux qu'il le peut et d'adoucir ses maux (10).

    De par les obligations résultant de la loi de fraternité, il nous faut prier pour nos frères qui ont mis fin à leur vie, en ayant de la compassion pour leurs angoisses, sans les condamner. D'autant plus que tous les suicidés, sans exception, se lamentent de l'acte qu'ils ont pratiqué et que seule la prière en leur faveur adoucit les atroces douleurs que leurs consciences leur font sentir et qui leur paraissent éternelles.



    Jorge HESSEN, 

    le 8 juillet 2010.

    e-mail : jorgehessen@gmail.com

    site : http://jorgehessen.net

    Bibliographie :


    1) édition Online du journal d'Hong Kong South China Morning post

    2) wikipedia / suicidio

    3) l'anomie est un état de manque d'objectifs et de perte d'identité, provoqué par les intenses transformations survenues dans le monde social moderne

    4) Divaldo Pereira Franco/Joanna de Angelis, Momentos de iluminação

    5) Émile Durkheim, le suicide

    6) Francisco Candido Xavier/Waldo Vieira, Emmanuel, Leis de amor, ed. FEESP

    7) Francisco Candido Xavier, Emmanuel, O consolador, q. 154, ed. FEB

    8) Allan Kardec, Le livre des esprits, q. 945

    9) Francisco Candido Xavier, André Luiz, missionnarios da luz, ed. FEB

    10) Allan Kardec, Le livre des esprits, q. 920

    sexta-feira, 20 de agosto de 2010

    Le vice face aux griffes insatiables du parasitisme spirituel



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    Pour le novice, fumer ou boire est symbolique. « Je ne suis plus le gamin de maman; je suis un dur, un aventurier ; je ne suis pas un cadrat... ». À mesure que le symbolisme psychologique perd de la force, l'effet pharmacologique assume la direction pour garder l'habitude. Pour l'adepte du spiritisme, le vice de fumer ou de boire a des conséquences très sérieuses, surtout compte tenu des avertissements réitérés des bienfaiteurs spirituels qui nous éclairent quant aux préjudices que cela cause à la médiumnité. Le médium, qui a le tabac pour vice, s'unit intégralement dans la même substance, par la pipe ou la cigarette, aux amarres des fumeurs invétérés de l'au-delà, et celui qui a l'alcool pour vice devient la cible de l'obsession des alcooliques en haillons d'outre-tombe.

    Celui qui a un vice devient prisonnier des griffes insatiables du parasitisme ou du vampirisme. Des vies qui auraient pu être nobles, dignes, profitables deviennent honteuses et inutiles, excitant les capitulations désastreuses. Des familles entières sont parfois affectées par ces désastres moraux à la répercussion profonde. En vérité, le vampirisme est à peine un phénomène de symbiose qui agit autant parmi les incarnés que parmi les désincarnés, c'est-à-dire que le vice ne finit pas avec la mort physique.

    Le vice occulte les bases de la conscience évangélique, fait perdre l'harmonie de la structure physiopsychique et des structures fonctionnelles du périsprit, qui s'imprègne de toxines. L'alcool et le tabac affectent les milliards de cellules unicellulaires saturées de vitalité qui compose le psychosomatisme, laissant des séquelles spécifiques. En vérité, le tabagisme et l'alcoolisme tourmentent les désincarnés viciés qui s'angoissent face à la volonté de boire et de fumer, irrésistiblement potentialisée. Leur problème est lié à l'inexistence des industries de boissons alcooliques et du tabac dans l'erraticité pour fournir les esprits viciés. Face à cela, les « fantômes » fumeurs et alcooliques, pour matérialiser leurs ingestions, se transforment en protagonistes de la subjuguation, se changeant en artistes de la vampirisation des incarnés à la faible volonté se complaisant encore dans les vapeurs éthyliques et dans les délétères bouffées du tabac malodorant.

    Voilà des raisons suffisantes pour nous prémunir contre les produits toxiques, narcotiques, alcooliques et contre l'usage immodéré de quelque drogue que ce soit qui vicie la composition physiologique naturelle de l'organisme, d'autant que la discipline, le discernement et la modération garantissent l'équilibre et le bien-être de notre pensée.

    Jorge Hessen

    e-mail : jorgehessen@gmail.com

    site : http://jorgehessen.net

    sábado, 19 de junho de 2010

    Amour, jalousie et passion : de quelques considérations chrétiennes





    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France


    Pourquoi les hommes et les femmes sont-ils capables de transformer l'amour, le plus sublime des sentiments, en moteur d'un crime ? Peut-on croire qu'une personne puisse tuer par amour ? Le crime passionnel est-il un type de réaction violente à la fin de l'amour ? Toute personne éprise peut avoir une réaction passionnelle, car la passion est un sentiment intrinsèque à l'être humain. Néanmoins, cela peut être parfaitement contrôlé. Lors d'un acte de violence passionnelle, on perd la raison, et par voie de conséquence, le contrôle de soi-même. Indubitablement, la passion rend agressif et dangereux. C'est l'éruption du côté primitif de l'être ; et beaucoup peuvent s'y laisser aller lorsqu'ils ne sont pas vigilants quant à leurs sentiments. Toutefois, une chose est certaine : la sensation de possession est la cause de la majorité des tragédies passionnelles.

    Pour les spirites, le crime passionnel peut être défini comme étant un processus d'obsession ou de possession animique, c'est-à-dire que le criminel est subjugué par une entité désincarnée ou par sa personnalité archaïque, en raison de la faillite de sa personnalité audit moment et aux sensations inférieures en délire. Les crimes d'amour n'ont rien à voir avec l'amour. À la rigueur, ce sont les conséquences des dérèglements sensoriels accompagnés de la perte de l'équilibre émotionnel et de perturbations spirituelles. Les obsessions sont liées à l'anxiété générée en réponse à une situation particulièrement stressante, accablante et douloureuse. La frustration amoureuse et le sentiment de perte qui en est la conséquence, ainsi que la dévalorisation de soi, entraînent des perturbations obsessives et un dérèglement de l'amour obsessif attaché à une jalousie pathologique. Le besoin obsessif crée des mécanismes et des stratégies pour séduire l'autre, occasionnant une attraction fatale recherchant la possession de manière à inclure l'autre dans sa propre vie, en tentant d'avoir un maximum de contrôle, car l'absence de l'autre provoque une intense douleur. Des manifestations de jalousies pathologiques peuvent survenir là où les connexions entre l'illusion et la réalité se perdent, facilitant des épisodes psychotiques où l'action devient réelle. La personne ayant une propension à l'amour obsessif a des difficultés à avoir des relations saines, s'attachant à des comportements compliqués, emplis de disputes, de méfiance et de jalousie, ayant souvent des dénouements tendus et violents. Le déséquilibre obsessif compulsif est un trouble affaiblissant et destructeur. Cependant, il peut être minimisé grâce à la thérapie médicamenteuse, à la psychothérapie cognitive et comportementale, et aux procédés spirites de désobsession.

    La jalousie (1) vorace est la source de nombreuses douleurs morales. En vérité, ce sentiment égoïste est présent dans nos vies tout autant que la douleur, en d'autres termes, presque tout être humain peut la ressentir. Chaque fois qu'une douleur perce notre être, c'est qu'il y a quelque chose d'erroné en nous, et il en va de même pour la jalousie : il y a quelque chose d'erroné en nous-mêmes, dans l'autre ou dans la relation. L'expression « péché d'amour » est aussi absurde que l'expression « tuer par amour ». Tant que nous ne serons pas capables de discerner des opposés et que nous continuerons à les confondre, alors nous ne serons pas en condition de redéfinir notre conception du véritable sens de l'amour.

    Et oui ! Il y a des gens qui affirment que « tuer par amour n'est pas un crime ». Certains croient que le sentiment est le principe de l'être humain, et que lorsque cette émotion est trahie, avilie, il accomplit ces actes que l'on nomme criminels. Et cette thèse confuse explique que « l'amour est la plus grande faiblesse de l'être humain », ajoutant qu'aussi bien la personne honnête, ou travailleuse, ou religieuse, peu importe, peut commettre ce crime unique : l'amour. On ne peut pas objectivement partager une telle position car nul ne tue par amour, mais par haine. Les études montrent que le crime passionnel n'est pas lié à la race, à la religion, au milieu ou à la classe sociale de celui qui le commet mais, dans la majorité des cas il est du sexe masculin. On affirme que l'impulsivité de l'homme le poussant à tuer est culturelle, dans la mesure où, depuis 5000 ans, dans le système patriarcal, le mari avait le droit de battre sa femme, de la punir, de la tuer, et cela n'avait rien d'extraordinaire.

    La personne qui aime n'agresse ni ne blesse l'être aimé, qui pour elle est l'objet de sa vénération. La jalousie ne procède pas de l'amour mais de l'attachement animal au plan sensoriel. C'est l'animal qui attaque et blesse par jalousie, et pas l'homme, car en lui l'amour se manifeste par de la tendresse, de l'adoration et par la prise de conscience de la valeur de l'être aimé. Les créatures ayant une sensibilité humaine ne se laissent pas emportées par les passions qui appartiennent au plan des instincts.

    Luis de Camoes expliquait que « l'amour est une flamme qui flambe sans se voir » (2). Selon Aurelio Buarque, « l'amour peut être un sentiment qui prédispose quelqu'un à désirer le bien d'autrui, ou de quelque chose. Ce peut être un sentiment tendre ou ardent d'une personne pour une autre, et englobe également l'attraction physique, ou encore une inclination ou un profond attachement à une quelconque valeur ou une quelconque chose qui donne du plaisir. C'est l'enthousiasme, la passion ». On peut considérer l'amour comme une forme d'énergie cosmique qui n'est ni connue ni l'objet de recherches de la science. Et l'amour du prochain ? Lui, c'est un sentiment de dévouement absolu d'un être envers un autre être, ou une chose. C'est une dévotion extrême. Tout ce que l'on peut idéaliser à propos de l'amour peut se consubstancier en parcelle de ce sentiment, mais il est bien plus grand et renferme bien plus, car le bon vouloir, toute la bonté, la tolérance, la joie, la proximité, ne pourront être un fragment de l'amour que lorsqu'ils y seront attachés par la nécessité impérieuse de remplacement de l'égoïsme, ce qui exige conditions et règles.

    Préoccupés par l'amour humain, les psychologues et les philosophes ne se sont presque exclusivement intéressés, jusqu'à aujourd'hui, qu'à cette forme lyrique et dramatique de l'amour entre deux créatures. Liée aux origines de la théorie freudienne, la psychanalyse a classé la question de l'amour dans le domaine du pathologique. En vérité, Freud a dû pénétrer l'étude et la recherche de l'amour à travers le sous-sol de la psychopathologie. L'aspect pathologique de l'amour est le plus dramatique, et c'est ce qui touche le plus l'intérêt humain. « L'amour est la force la plus abstraite et aussi la plus puissante que le monde possède » (Mahatma Gandhi).

    Les concepts spirites nous apprennent qu’au début de sa marche évolutive, les instincts prédominent en l'homme. À mesure qu'il avance dans l'échelle de l'évolution, les sensations apparaissent. Au fil des millénaires, les sentiments surgissent, point fondamental pour l'éclosion de l'amour. Ceci étant, il nous faut analyser les sentiments qui sont issus des tendances choisies de ceux issus des affinités familiales. Dans la première situation, ils sont l'expression complexe du désir, de la sensualité ; dans l'autre, la fraternité et l'enchantement conjugal pénètrent dans les entrailles de l'être en une symbiose magique, chimique, électromagnétique.

    De la question 938.A du Livre des esprits, on apprend la chose suivante : « la nature a donné à l'homme le besoin d'aimer et d'être aimé. Une des plus grandes jouissances qui lui soit accordée sur la terre, c'est de rencontrer des coeurs qui sympathise avec les siens » (3). L'amour doit être l'objectif premier durant le cheminement humain pour acquérir la paix à son plus haut niveau. Mais, souvent, notre sentiment n'est que désir, et en ne faisant que désirer, on peut instinctivement défigurer les projets de vie les plus prometteurs.

    Aujourd'hui, on parle et écrit beaucoup à propos de sexe et peu à propos d'amour. Certainement parce que ce sentiment ne se laisse pas déchiffrer, repoussant toute tentative de définition. C'est pour cela que la poésie, domaine mythique par excellence, trouve dans la métaphore la meilleure traduction de la passion, comme si celle-ci était l'amour. Le développement des grands centres urbains a créé le syndrome de la foule solitaire. Les personnes sont côte à côte, mais leurs relations ne sont que contiguës.

    La passion est exclusive, égoïste, dominatrice et fait prédominer le désir. Pour certains penseurs, ce sentiment est une tentative de capturer la conscience de l'autre, développant une forme possessive où la jalousie et le désir de domination intégrale de la personne « aimée » surgissent. Le véritable amour est une invitation à sortir de soi-même. Si la personne est très centrée en elle-même, elle ne sera pas capable d'entendre l'appel de l'autre. Cela suppose de se préoccuper de la façon dont l'autre personne grandit et se développe comme elle est, et non comme on peut vouloir qu'elle soit. L'amour représente la liberté, et non le sentiment psychotique de possession. C'est la loi d'attraction et celle de toutes les harmonies connues, en étant une force inépuisable qui se renouvelle sans cesse et qui enrichit en même temps celui qui offre et celui qui reçoit.

    Jorge HESSEN,
    le 23 septembre 2009.
    e-mail : jorgehessen@gmail.com
    site : http://jorgehessen.net


    Bibliographie :
    1) Sentiment douloureux que les exigences d'un amour inquiet, le désir de posséder la personne aimée, la suspicion ou la certitude de son infidélité, font naître en quelqu'un. Peur de perdre quelque chose, attention, zèle (dans cette acception, le terme est plutôt employé au pluriel).
    2) Luis de Camoes, Rimas, p. 135
    3) Allan Kardec, Livre des esprits, q. 938

    Don d'organes pour transplantation




    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France




    Parmi les pratiques médicales de toutes les spécialités, la transplantation d'organes est celle qui démontre avec le plus de clarté l'étroite relation entre la mort et la nouvelle vie, la renaissance de ses cendres comme le Phénix : l'oiseau mythologique symbole du renouvellement du temps et de la vie après la mort (1).

    Cette thématique " don d'organes et transplantations " est très contemporaine sur la scène terrestre. Sur ce sujet, les informations instructives émanant des bienfaiteurs spirituels ne sont pas très abondantes. Le projet sur le génome, les recherches sur les cellules souches embryonnaires et autres font apparaître l'étendue de la science humaine. Les transplantations, qui, lors d'époques reculées, étaient replets de cas de rejets, sont devenues des pratiques modernes de recomposition organique. Les expériences de recherche in vivo visant à la régénération des cellules et ayant pour perspective d'améliorer la vie ne cessent d'avancer, même si ces recherches ne font encore que leurs premiers pas. C'est de bon augure pour l'avenir de la science contemporaine. Toutefois, la peur de l'inconnu plane dans l'imaginaire de beaucoup.

    Certains spirites se refusent de leur vivant à autoriser le don de leurs organes après leur désincarnation, en arguant du fait que Chico Xavier n'était pas favorable aux transplantations. Ceci n'est pas vrai ! Il est nécessaire d'expliquer que Chico Xavier, lorsqu'il a dit : " ma médiumnité, ma vie, je les ai dédiées à ma famille, à mes amis, à la population. Ma mort est à moi. J'ai ce droit. Nul ne peut toucher à mon corps ; il doit retourner à la mère Terre... ", l'a fait, alors que Chico était encore incarné, parce qu'il avait reçu diverses propositions inopportunes pour que son cerveau soit étudié après sa désincarnation. Il est alors facile de comprendre cette peur que son corps puisse être profané dans cet objectif.

    Nous ne pouvons pas oublier que, aujourd'hui, nous sommes des donateurs potentiels. Demain, nous, ou les membres de notre famille ou nos amis, pouvons être des receveurs potentiels... Pour la majorité des personnes, la question du don est très lointaine et est aussi distante que la mort. Mais pour celui qui est en train d'attendre un organe pour une transplantation, elle signifie l'unique possibilité de vie (2). Joanna de Angelis, ayant connaissance de cette importance, relève : " Véritable bénédiction, la transplantation d'organes concède une opportunité de poursuite de l'existence physique, sous la forme d'un moratoire, grâce auquel l'esprit continue son périple organique. Au final, la vie dans le corps est un moyen d'atteindre la plénitude, qui est la vie en elle-même, ardente et véritable " (3).

    Lors d'une interview à TV Tupi en août 1964, Francisco Candido Xavier commentait que la transplantation d'organes, dans l'opinion des esprits sages, est un problème scientifique très légitime, très naturel, qui doit aller de l'avant. Les esprits, selon Chico Xavier, n'estiment pas que la transplantation d'organes soit contraire aux lois naturelles. Car, il est très naturel que, lorsque nous nous dépossédons du corps physique, nous puissions donner les organes pouvant servir à des compagnons ayant besoin d'eux, et qui pourront les employer avec profit (4).

    Le don d'organes pour transplantation est parfaitement légitime. Divaldo Franco certifie : " Si la miséricorde divine nous confère une organisation physique saine, il est juste et autorisé, après que nous ayons utilisé ce patrimoine, de l'offrir, grâce aux importantes conquêtes de la science et de la technologie, à ceux qui sont venus avec cette carence afin qu'il puisse poursuivre leur temps " (5).

    Il n'y a pas, en outre, de réflexes traumatisants ou inhibiteurs dans le corps spirituel en contrepartie de la mutilation du corps physique. Le donateur de ses yeux ne deviendra pas aveugle dans l'au-delà. S'il en était ainsi, qu'est-ce qu'il adviendrait de ceux qui ont eu leurs corps consumés par le feu ou désintégré lors d'une explosion ? (6).

    Quand peut-on dire qu'une personne est réellement morte ? Selon l'American Society of Neuroradiology, la mort encéphalique est un état irréversible de cessation de tout l'encéphale et des fonctions neurales, résultant d'un œdème et d'une destruction massive des tissus encéphaliques, même si l'activité cardio-pulmonaire peut être maintenue grâce à des systèmes avancés de soutien vital et des mécanismes de ventilation (7).

    Le point crucial de la question est la mort encéphalique, à partir de laquelle des organes ou des parties du corps humain sont déplacés pour une utilisation immédiate au profit de malades qui en ont besoin.

    Donc, être en mort encéphalique, c'est être dans une condition d'arrêt définitif et irréversible de l'encéphale, incompatible avec la vie et duquel nul ne peut jamais récupérer (8). Étant en mort cérébrale, vérifiée par des examens conventionnels appuyés également par des moyens issus de la technologie moderne, seuls des appareils peuvent maintenir la vie végétative, parfois pour un temps indéterminé. C'est dans cet état qu'il y a possibilité pour le donateur d'organes de " mourir " et que ses organes peuvent être mis à profit, dans la mesure où les organes qui ne bénéficient plus d'une irrigation sanguine ne peuvent plus servir à des transplantations. Serait-ce de l'euthanasie ? Il est évident que présenter les choses sous cet angle serait dépourvu de toute argumentation scientifique pour condamner la transplantation d'organes : il n'y a en aucune façon euthanasie puisqu'il s'agit de cas de morts encéphaliques démontrées (9).

    Dans le monde entier, la médecine tient la mort encéphalique pour certaine, ce qui inclut la mort du tronc cérébral (10), lorsqu'elle est constatée au travers de deux examens neurologiques dans un intervalle de six heures, suivi d'un examen complémentaire. Ainsi, lorsque la cessation irréversible de la fonction neurale a été constatée, ce patient sera mort selon l'unanimité de la littérature médicale.

    Une question qui se pose souvent et celle du rejet par l'organisme après l'acte chirurgical. Chico Xavier nous vient en aide lorsqu'il explique : André Luiz considère le rejet comme un problème clairement compréhensible, du fait que l'organe du corps spirituel se trouve présent dans le receveur. L'organe périsprital suscite des éléments de défense du corps que les ressources immunologiques vont naturellement permettre de réprimer ou de contenir dans un futur proche (11). À partir de 1967, divers médicaments immunosuppresseurs (cyclosporine, azatiaprine et corticoïdes) se sont développés, visant à réduire la possibilité de rejet, permettant ainsi aux receveurs d'organes d'avoir de meilleures chances de survie (12). Statistiquement, ce qu'il y a, c'est que le taux de survie des transplantés est extrêmement élevé. Et cela grâce non seulement aux techniques médicales qui se perfectionnent constamment mais aussi, grâce aux schémas immunosuppresseurs qui se sont développés et qui se sont considérablement accrus, certains schémas permettant actuellement d'atteindre des taux de zéro pour cent (0 %) de rejet cellulaire aigu lors de la phase initiale de la transplantation, c'est-à-dire lorsqu'elle s'effectue (13).

    André Luiz explique que lorsque la cellule est retirée de sa structure formatrice, dans le corps humain, pour être placée en laboratoire dans un autre environnement énergétique, elle perd le commandement mental qui l'orientait et en vient, de cette manière, à s'individualiser ; en étant implantée dans un autre organisme (par transplantation, par exemple), elle tendra à s'adapter à ce nouveau commandement (spirituel) qui la revitalisera et qui coordonnera ensuite sa trajectoire (14).

    Cette condition se trouve corroborée par Joanna de Angelis qui expose : lorsque l'organe est transféré dans un autre corps, le périsprit de l'incarné en vient automatiquement à l'influencer, l'adaptant à ses besoins, ce qui exigera de la part du patient bénéficiaire une urgente transformation morale pour devenir meilleur, afin que sa liste d'épreuves soit également modifiée grâce à sa rénovation intérieure, engendrant de nouveaux motifs permettant de s'en délier, pour parvenir au bonheur qu'il recherche et qu'il ne mérite peut-être pas encore (15).

    Les esprits affirmèrent à Kardec que le dégagement du corps physique est un processus graduel qui peut durer des minutes, des heures, des jours, des mois (16). Bien qu'avec la mort physique il n'y ait plus la moindre vitalité dans le corps, il y a néanmoins des cas où l'esprit dont la vie fut toute matérielle, sensuelle, reste attelé à sa dépouille, du fait de l'affinité qu'il a à la matière (17). Par ailleurs, nous ne devons pas oublier les cas qui se produisent tous les jours dans nos grandes villes, à savoir la pratique de l'autopsie imposée par la loi dans les cas de mort violente ou sans cause déterminée : on ouvre le cadavre au niveau du sternum jusqu'au bas du ventre, mettant à nu ses viscères thoraco-abdominales (18). On ne doit pas perdre de vue la question du mérite individuel. La destinée des esprits désincarnés serait-elle à la merci de la décision des hommes lorsqu'ils leur retirent leurs organes en vue d'une transplantation, lorsqu'ils procèdent à la crémation de leurs corps ou lorsque leurs viscères sont réduites en morceaux lors d'une autopsie ? ! Le bon sens et la raison crient que cela n'est pas possible, parce que ce serait admettre une justice du hasard alors que le hasard n'existe pas ! (19).

    Pour synthétiser, le don d'organes pour transplantation n'affectera pas l'esprit du donateur, sauf si l'on accepte que la loi de Dieu est injuste et que nous sommes en un globe à la dérive de sa volonté. Souvenons-nous que selon les statuts du Père, il n'y a pas de place pour l'injustice, et la transplantation d'organes (prouesse de la science humaine) est une occasion importante parmi d'autres mises à notre disposition pour l'exercice de l'amour.

    Jorge Hessen
    E-Mail: jorgehessen@gmail.com
    Site: http://jorgehessen.net

    Bibliographie:
    1) Mario Abbud Filho. Ex-président de l'association brésilienne de transplantation d'organes. Président de la société de médecine et de chirurgie de São José do Rio Preto
    2) Doação de orgãos e transplantes, de Waldemir Lisso
    3) Divaldo Pereira Franco/Joanna de Angelis, Dias gloriosos
    4) Revista espirita Allan Kardec, n° 38
    5) Divaldo Pereira Franco, Seara de luz
    6) Quem tem medo da morte ?, Richard Simonetti
    7) Rita Maria P. Santos, Dos transplantes de orgãos à clonagem
    8) Transplantes de orgãos na visão espirita, Evandro Noleto Bezerra
    9) Transplantes de orgãos na visão espirita, Evandro Noleto Bezerra
    10) Le tronc cérébral, et non le cœur, est reconnu comme étant l'organisateur et le "commandant" de tous les processus vitaux. En lui se trouvent logés la capacité neurale pour la respiration et les battements cardiaques spontanés ; sans tronc, nul ne peut respirer par lui-même.
    11) Revista espirita Allan Kardec, n° 38
    12) Folha de S. Paulo, 15 mai 2001
    13) Interview du professeur Jota de Paula, Pratica hospitalar, novembre-décembre 2002
    14) Francisco Candido Xavier/André Luiz, Evolução em dois mundos, chapitre 5
    15) Divaldo Pereira Franco/Joanna de Angelis, Dias gloriosos
    16) Allan Kardec, Le livre des esprits, question 155
    17) Euripedes Kühl, Entrevista espiritual : Doação de orgãos e transplantes, reprenant le commentaire de Kardec sous la question 155 du Livre des esprits
    18) Transplantes de orgãos na visão espirita, Evandro Noleto Bezerra
    19) Transplantes de orgãos na visão espirita, Evandro Noleto Bezerra

    Amour sublime amour






    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France




    " L'amour est la force la plus abstraite et, aussi, la plus puissante que le monde possède. "

    Mahatma Gandhi.

    En regard des concepts spirites, nous apprenons qu'à l'aube de son évolution, les charges instinctives prédominaient en l'homme. Dans la mesure où il avance sur l'échelle de l'évolution, surgissent les sensations. Avec le passage des millénaires, arrivent les sentiments, pont fondamental pour l'éclosion de l'amour. Cela étant accepté, analysons ce qu'il advient des tendances électives et des affinités familiales. Au premier stade, il y a les expressions complexes du désir, du sensualisme ; puis, la fraternité et l'enchantement conjugal, dans une symbiose magique, chimio-électromagnétique, dans les entrailles de l'être. Dans la question 938a du " Livre des Esprits ", nous apprenons ce qui suit :

    " La nature a donné à l'homme le besoin d'aimer et d'être aimé. Une des plus grandes jouissances qui lui soit accordée sur la terre, c'est de rencontrer des cœurs qui sympathisent avec le sien.[…] "

    L'amour doit être l'objectif sublime sur l'itinéraire de l'homme pour la conquête de la paix dans son expression la plus haute. Toutefois, il arrive que notre sentiment ne soit que celui de désirer, et avec ce seulement désir, nous défigurons, instinctivement, les projets de vie les plus prometteurs.

    Aujourd'hui, on parle et on écrit beaucoup sur le sexe et peu sur l'amour. Certainement parce que ce sentiment ne se laisse pas déchiffrer, rejetant toute tentative de définition. Pour cela, la poésie, champ mythique par excellence, trouve, par la métaphore, la meilleure traduction, celle de la passion, comme si celle-ci était l'amour. Selon le psychiatre William Menninger, " L'amour est le sentiment que l'on ressent, lorsque l'on sent que l'on va ressentir un sentiment jamais ressenti. " Avez-vous compris ?... Moi non ! Ce vide conceptuel se doit à la difficulté de la manifestation de solidarité et de fraternité dans le monde d'aujourd'hui. Le développement des centres urbains a crée le " syndrome de la multitude solitaire ". Les personnes sont côte à côte, mais leurs relations ne sont que de contiguïté.

    La passion est exclusive, égoïste, c'est principalement du désir. Pour quelques penseurs, ce sentiment est la tentative de capturer la conscience de l'autre, développant une forme possessive où surgissent la jalousie et le désir de domination intégrale de la personne " aimée ". L'amour légitime est une invitation à sortir de soi-même. Si la personne est très centrée sur elle-même, elle ne sera pas capable d'écouter l'appel de l'autre. Cela suppose la préoccupation que l'autre personne croisse et se développe telle qu'elle est , et non comme nous voudrions qu'elle soit. L'amour représente la liberté et non le sentiment psychotique de possession. C'est la loi d'attraction et de toutes les harmonies connues, c'est une force inépuisable qui se rénove sans cesse et enrichit en même temps, celui qui donne et celui qui reçoit.

    Nous pouvons aller jusqu'à affirmer que l'amour est quasiment tout ce que nous imaginons qu'il est : c'est nous extasier de la présence de l'autre, sans que cette présence soit notre unique raison d'exister ni de rêver ; c'est l'envie d'aider l'autre, sans exiger toutefois que l'autre soit ou ne fasse seulement que ce que nous jugeons correct ; c'est la beauté sublime des bons sentiments dirigés vers l'autre, sans qu'il n'y ait de limites ou de conditions à ce que nous exprimions de tels sentiments ; c'est tenir dans ses bras, le regard serein, la poignée de main, la voix douce et tranquille, les oreilles attentives pour écouter ; tout cela en fonction de l'autre, sans que nous venions lui imposer, ni qu'il ne nous récompense. C'est tout cela et plus encore, que ce sentiment puisse être projeté à toutes les personnes, non seulement aux personnes de notre sang, mais aussi aux amis proches et aux compagnons de notre voyage terrestre.

    Si nous voulons mieux contempler et traduire ce qu'est l'amour, inspirons-nous du calme des plaines, du ruisseau qui susurre, de la cadence du chant des oiseaux… Extasions-nous devant le tremblement des fleurs multicolores, de leurs simples pétales qui parsèment les arômes dans les jardins, devant les myriades de mondes qui décorent les galaxies dans les jardins du firmament et devant la brillance de l'étoile à l'infini. L'amour est présent dans la légère brise qui caresse les branches d'une roseraie et dans les va-et-vient qui agitent les immenses vagues dans les océans ; il est dans le doux chuchotement d'un enfants et aussi dans les gigantesques explosions solaires ; il dans la force du jeune qui cherche sa place au soleil et dans la sagesse de l'ancien qui se rappelle et se repose : il est dans la grâce d'un papillon et dans l'habileté incontesté des animaux ailés qui font perdurer les forêts. L'amour et la dynamique de la vie et l'harmonie de la Nature, c'est le remède à tous les maux qui tourmentent l'homme.

    En synthèse, tout ce que nous pouvons idéaliser au sujet de l'amour, peut se concrétiser dans une parcelle de ce sentiment, mais il est beaucoup plus grand et plus expansif, parce que, la bonne volonté, toute la bonté, la tolérance, la joie, la proximité ne pourront être un fragment de l'amour que lorsqu'ils n'auront plus de lien avec l'attachement, avec l'impérieuse nécessité de changement, avec l'égoïsme qui exigent toujours des conditions et des règles.

    En vérité, l'amour ne sera véritable et inconditionnel que quand il sera dilaté, par nous tous, à toutes les choses et à tous les êtres qui nous entourent, dans cette admirable expérience humaine qu'est la vie en elle-même.

    Jorge Hessen
    E-Mail: jorgehessen@gmail.com
    Site: http://jorgehessen.net