menu

  • LEITORES
  • segunda-feira, 11 de novembro de 2013

    Le cerveau humain

    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France






    Le cerveau est un organe complexe, composé de liaisons, de filaments et de structures bien établis qui forment une connexion transportant des informations vers toutes les parties du corps physique. Dans la « matière grise »,  il n’y a pas une cellule individuelle pour chaque fonction distinctive, mais un groupe admirable les reliant entre elles à travers un « réseau neural ». L’activité normale des multiples espaces du cerveau contient toutes les fonctions cérébrales, y compris les expériences conscientes, telles que la pensée, la vue, l’ouïe, les arts.

    Chaque jour, la neuroscience affronte divers défis (exposés ou occultes) dans les entrailles crâniennes. « Le cerveau ressemble à un laboratoire compliqué où l’esprit (prodigieux alchimiste) effectue d’inimaginables associations atomiques et moléculaires, nécessaires aux extériorisations intelligentes » (1). C’est la machine («hardware humain») qui exprime l’intelligence au sein du monde matériel. Aussi, beaucoup de ceux qui étudient la pensée humaine font de l’intelligence un talent du cerveau. Bien fascinantes sont les transformations encéphaliques qui surviennent lors des efforts d’apprentissage des langues, de la musique, des sciences exactes, ou des arts en général. Il y a des altérations cérébrales même lors des transes médiumniques. Une recherche commune, réalisée par l’Université de Sao Paulo (USP) et l’Université Thomas Jefferson de Philadelphie (Etats-Unis), a procédé au monitoring des flux sanguins dans différentes régions du cerveau au cours de la psychographie, tout en observant l’activité cérébrale au travers de la tomographie par ordinateur au moyen d’une émission de photons uniques vers les aires actives et inactives. Il fut constater que la médiumnité altère la dynamique cérébrale (2). Cependant comme l’indique Andrew Newberg, directeur de recherche du Myrna Brind Center of Integrative Medecine, « la réaction cérébrale à la médiumnité ne reçoit qu’une faible attention scientifique » (3).

    Admirable et insolite est l’ensemble connexe de dizaines de milliards de neurones au sein d’un réseau spécifique et complexe, le cerveau peut être comparé au plus extraordinaire ordinateur que l’homme est encore incapable de construire. Ses sécrétions gouvernent les réactions de tout l’univers physiologique, travaillant en faveur de la vie physique et psychique. Il y a des ressemblances notables avec la cybernétique, car les ordinateurs contemporains sont de légitimes « cerveaux artificiels », bien qu’extrêmement élémentaires et, par analogie, réduits à un encéphale psychosomatique. Ce sont de simples banques de données qui choisissent entre deux options, d’après un code préétabli et en accord avec le monceau de données enregistrées dans ses mémoires. Il est clair que nous ne souhaitons pas affirmer que l’ordinateur serait intelligent, et encore moins qu’il aurait de l’intuition, mais il est exact d’indiquer qu’il met à profit l’une des qualités de l’intelligence humaine, à savoir la mémoire.

    Les résultats des recherches relatives aux réactions cérébrales, lorsque l’on étudie des langues, par exemple, font ressortir une expansion de l’hippocampe, parmi d’autres phénomènes encéphaliques. Mais peut-on déduire de l’influence des organes l’existence d’une relation entre le développement du cerveau et celui des habiletés et de l’intelligence ? Les Bienfaiteurs spirituels nous avertissent qu’il ne faut pas confondre « l’effet avec la cause. L’esprit a toujours les facultés qui lui sont propres ; or, ce ne sont pas les organes qui donnent les facultés [aptitudes et intelligence], mais les facultés qui poussent au développement des organes » (4).

    Le spiritisme et la science se complètent. Les principes du monde spirituel et les lois du monde matériel sont le visage d’un événement commun. La science a besoin du spiritisme, tout comme le spiritisme a besoin de la science. Isolés, ils ne parviendront à aucune solution et seront submergés dans le labyrinthe des suppositions risquées. La neuroscience a un angle essentiellement mécanique et, logiquement, dans ce cas il y a une différence de base entre la science matérialiste et la science spirite car, pendant que la première fait du cerveau celui qui extraie l’habileté et l’intelligence, la seconde ne fait de l’encéphale qu’un instrument de l’esprit, qui est l’être intelligent individualisé. Pour certains spécialistes, un des aspects perturbateurs du thème peut être synthétisé dans la question : « un petit cerveau est-il synonyme d’habiletés et d’intelligence minimales ? ; un cerveau imposant est-il la garantie d’une intelligence et d’habiletés majeures ? ». Il faut comprendre que l’habileté (aptitude) et l’intelligence sont des attributs essentiels de l’esprit, et donc que le corps physique n’est qu’une enveloppe qui sert d’instrument à l’exercice des capacités spirituelles. Toutefois, un cortex cérébral de grande taille est-il réellement l’indice d’une meilleure aptitude et d’une plus grande intelligence ? Un petit cerveau peut-il être l’indication d’une intelligence et d’une compétence moindre ? Les recherches de certains neuroscientifiques le garantissent.

    Cependant, on ne peut pas prévoir catégoriquement l’habileté et l’intelligence d’une personne selon la taille de son cerveau. « Un des élèves, qui étudiait à l’Université (Sheffield University), avait un QI de 126 et remportait des prix pour être le meilleur élève en mathématiques et menait une vie sociale normale. Mais, il ne possédait pas de cerveau, au sens littéral du terme… Lorsqu’il fut soumis à un examen, on a pu vérifier qu’au lieu d’avoir un cerveau normal d’une épaisseur de 4,5 cm entre les ventricules et la surface corticale, il n’y avait qu’une infime couche de tissu de moins d’un millimètre d’épaisseur. Son crâne n’était rempli que d’un fluide cérébro-spinal » (5). Il est très difficile d’expliquer ces curieux éléments afin d’apprécier la fonction que le cerveau joue. Ce sera donc un défi pour l’avenir que de répondre à ces questions pour une meilleure compréhension du sujet. Il est donc intéressant de poser la question suivante aux neuroscientifiques : Où est le siège de la conscience et de la pensée ? De quoi sont faites les voix et images du souvenir ? Où voyons-nous les images produites par l’imagination ? Qu’est-ce que l’inconscient et d’où proviennent les souvenirs qui surviennent avant que nous les ayons eu consciemment ? Qu’est-ce que la pensée et qu’est-ce qui anime le corps ? Il s’agit de points que la neuroscience ne permet pas d’expliquer.

    D’après l’esprit André Luiz, le cerveau « se divise en trois zones distinctes où, dans la première zone, se situe la résidence de nos impulsions automatiques, symbolisant l’abrégé vivant des travaux réalisés ; dans la seconde, se situe le domicile des conquêtes actuelles, où s’érigent et se consolident les qualités nobles que chacun est en train d’édifier ; dans la troisième, se situe la maison des notions supérieures, indiquant l’éminence qu’il nous faut atteindre. Dans la première, résident l’habitude et l’automatisme. Dans l’autre, résident l’effort et la volonté ; et, dans la dernière, résident l’idéal et le but supérieur à atteindre. C’est ainsi que ressortent le subconscient, le conscient et le superconscient. Comme chacun peut le voir, chacun possède en soi le passé, le présent et l’avenir » (6).

    Même lorsqu’elle semble stationnaire, la pensée (esprit) poursuit son chemin, sans reculade, sous l’action des forces visibles ou invisibles. En la volonté, « se trouve le contrôle qui la dirige vers telle ou telle direction, établissant les causes qui commandent les problèmes du destin. Sans elle, le désir peut conduire à des erreurs affligeantes conduisant à des siècles de réparation et de souffrance ; l’intelligence peut être emprisonnée dans l’entonnoir de la criminalité ; l’imagination peut créer de dangereux monstres dans l’ombre, et la mémoire, bien que fidèle à sa fonction d’enregistrement, selon la destination que la nature lui donne, peut tomber dans un déplorable relâchement » (7).

    Donc, dans l’optique spirite, le cerveau est la dynamo qui produit l’énergie mentale, selon la capacité de réflexion propre à chacun. La pensée (esprit) est la maîtresse de ce monde microscopique, où des milliards de corpuscules et d’énergies multiformes sont à l’œuvre. D’elles procèdent des flux de la volonté produisant un vaste réseau de stimuli réagissant devant les exigences du paysage extérieur ou répondant aux suggestions des zones intérieures. Placée entre l’objectif et le subjectif, elle agit en collaboration avec la loi divine en vue d’apprendre, de vérifier, de choisir, de rejeter, d’accepter, de recueillir, de garder, de s’enrichir, de s’illuminer, et de progresser sans cesse.

    Jorge HESSEN



    Source : Revista « A luz na mente », 17 mai 2013
    Traduction : Jean Emmanuel NUNES

    Bibliographie :

    1)    Francisco Candido Xavier, Emmanuel, Emmanuel
    2)    Les aires du lobe frontal sont liées au raisonnement, à la planification, à la génération du langage, au mouvement et à la solution des problèmes, de sorte que les chercheurs estiment que durant la psychographie « mécanique » se produit une absence de perception de soi-même et de la conscience.
    3)    Public Library of Sciences, décembre 2012
    4)    Allan Kardec, Livre des esprits, question 370
    5)    Bruce H. Lipton - Les études pionnières de Lipton sur la membrane cellulaire furent les précurseurs d’une nouvelle science, l’épigénétique, duquel il est devenu le fondateur et l’un de ses meilleurs spécialistes.
    6)    Francisco Candido Xavier, Emmanuel, No mundo maior

    7)    Francisco Candido Xavier, Emmanuel, Pensamento e vida

    domingo, 30 de junho de 2013

    Hitler, le Nonce des ténèbres

    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France





    Adolf Hitler, malgré tout son charisme, n’aurait jamais eu la force suffisante pour, seul, causer la Deuxième guerre mondiale. Or, dans les moments de grandes crises sociales, des « faux prophètes » apparaissent, offrant le salut. Cela ne signifie pas nécessairement qu’il s’agisse de personnages grandioses mais, qu’ils possèdent toutefois des qualités de séduction. Un des éléments qui a permis à Hitler d’accéder au pouvoir fut la soif de vengeance du peuple allemand contre les pays vainqueurs de la Première guerre mondiale.

    On peut aussi noter l’influence d’autres forces occultes pour expliquer la manière dont le Führer, un individu obsédé, excentrique, mentalement déséquilibré à un haut degré, qui est parvenu à diriger l’Allemagne, en plein cœur de l’Europe. Sans l’intervention massive d’obsesseurs (incarnés et désincarnés), comment pourrait-on expliquer qu’un jeune homme brisé, qui a échoué, abandonné à son sort, rejeté par la société, soit parvenu à établir le plus ténébreux instrument d’oppression que le monde ait pu connaître ?

    Ses grandes révélations (provenant des ténèbres) aidaient à cimenter la dépendance charismatique entre lui et le peuple obsédé. Hitler était un médium perverti, totalement subjugué par des phalanges tant incarnées que d’outre-tombe. Pour plus irrationnels qu’aient pu être ses ordres, il y a toujours eu quelqu’un qui se soit disposé à les accomplir. Il émanait de lui un type de magnétisme si étrange et hypnotisant que les gens croyaient à toute chose qu’il puisse dire. Il transmettait des messages exotiques, promettait que le Troisième Reich aurait un règne de 1000 ans, fait d’abondance, de pouvoir et de félicité. Il était la marionnette des génies des ténèbres qui n’offraient pas d’options au libre arbitre, mais une très tentante vision millénariste, illusoire, creuse, irrationnelle et subjuguante.

    Dans le livre « Mein Kampf », dont il fut l’auteur (ensemble avec les ténèbres), Adolf Hitler divise les êtres humains en catégories, se basant sur leur apparence physique, établissant des ordres supérieurs et inférieurs. Au sommet du classement se trouve l’homme germanique, qui a la peau claire, les cheveux blonds et les yeux bleus (aryen). Il affirmait que l’aryen était la forme suprême de la race humaine. Sa philosophie ne croyait pas à l’égalité des races, et c’est pourquoi il était obligé de promouvoir l’élévation des plus forts et d’exiger la subordination des plus faibles. Cette idée sera partagée, à différents stades, par des millions d’Allemands et d’habitants des pays occupés, qui restèrent silencieux ou qui participèrent au système.

    Comme l’explique Max Weber, le pouvoir charismatique dépend des qualités inhérentes d’un individu et repose sur son excentricité et son arbitraire. C’est pourquoi, le caractère durable, excentrique et individualiste du pouvoir charismatique doit être régulé si l’on désire établir un système plus stable à l’intérieur d’une communauté. L’intransigeance obsessive ostentée par des réformateurs de la société qui se jugent illuminé par la grâce divine, et qui pensent, pour cette raison, posséder un ensemble de qualités leur permettant d’être des leaders politiques, tenues pour exceptionnelles ou surnaturelles, conduisent au fanatisme populaire.

    Ceux qui affirment posséder un pouvoir charismatique sont ceux que Jésus dénommait de faux prophètes (médiums des ténèbres). L’Histoire le démontre. L’obsession fut la maladie de tous les siècles. L’essor de l’apparition de phénomènes médiumniques extravagants est l’effet naturel de l’incidence majeure des esprits malins sur les hommes. Hitler s’est bâti l’image de l’être élu, au sens théologique du mot. Son insistance à posséder un pouvoir et un mystère venus quasiment de l’autre monde générait un vibrant appel, donnant la sensation qu’il était, de fait, le sauveur.

    La médiumnité lumineuse fut un magnifique élément des vies de François d’Assise, du Mahatma Gandhi et de Chico Xavier mais, la médiumnité ténébreuse a fait ressortir les méandres du psychisme d’Adolf Hitler, qui fréquentait le groupe médiumnique de Thule, au début du 20ème siècle, à Berlin. Il connaissait parfaitement bien sa condition d’instrument des invisibles. « Lors d’une entrevue à la presse, il a clairement confirmé cette réflexion en affirmant : « Je bouge comme un somnambule, selon ce que m’ordonne la Providence ». Il avait des changements d’attitude subis et orageux. D’une placidité froide et méditative, il explosait soudain dans une grande colère, prononçant follement un torrent de paroles, avec émotions et impacts, notamment lorsque la conversation tournait autour de sujets politiques et raciaux » (1).

    La société doit rester attentive à ces assauts, car la technique d’infiltration des ténèbres est très éprouvée. Le loup se cache au milieu du troupeau en portant la peau d’un doux agneau. Il ne peut pas affirmer qu’il vient détruire, ni se présenter comme étant un ennemi. Il se présente en ayant des gestes séducteurs, une attitude de sauveur, de héros, ayant le désir de servir jusqu’à la mort, sans restrictions.

    La suggestion posthypnotique a été, jusqu’à aujourd’hui, très bien mise en œuvre par les obsesseurs hautement entraînés à la technique de la manipulation de la pensée humaine, individuelle et collective. Hitler est entré dans l’Histoire comme étant l’incarnation de la méchanceté, l’inventeur de l’holocauste, la marque d’un des régimes les plus effrayants que l’humanité ait connue. Sa personnalité a offert d’inexorables sources d’implications pour des abordages thématiques les plus divers.

    Bien souvent, ces représentants des ténèbres n’ont pas une connaissance exacte qu’ils sont en train de servir d’ustensiles aux êtres sinistres des ténèbres. Nous croyons ainsi qu’Adolf Hitler et nombre de ses partisans jouaient un terrible rôle dans la tactique globale de fondation d’un règne des ténèbres sur la Terre, dans un travail colossal qui, donc, portait la marque puissante de l’Antéchrist, comme le mentionnait l’apôtre Jean (2).

    Jorge HESSEN,

    Le 23 avril 2013.

    site : http://jorgehessen.net

    Traduction : Jean Emmanuel NUNES
    Bibliographie :

    1)    Herminio C. Miranda, Reformador, mars 1976
    2)    Première Epître de saint Jean, chapitre 2

    domingo, 23 de junho de 2013

    Les rêves sont entourés d’énigmes

    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France





    Pour certains orthodoxes de l’académie, le rêve est une expérience d’imagination de l’inconscient durant le moment du sommeil. Les spécialistes des neurosciences affirment, de manière générale, que le rêve n’est qu’une espèce d’assemblage d’information sans sens, qui a pour fonction de maintenir le cerveau en ordre. Il est véritablement étrange qu’un phénomène aussi trivial que celui des rêves ait été l’objet d’autant d’indifférence de la part des apôtres du conservatisme de la science mécanique, qui n’hésitent pas à mépriser la cause de ces visions.
    La méthodologie de la science dominante n’analyse que les aspects physiologiques des activités oniriques et n’est pas encore parvenu à conceptualiser avec clarté et objectivité le sommeil et le rêve. Néanmoins, certaines fenêtres s’ouvrent. Récemment, des scientifiques du laboratoire de Yukiasu Kamitani, de l’Institut international de recherches en télécommunications avancées (A.T.R.) de Kyoto (Japon), organisèrent un intéressant « dictionnaire » pour définir, par comparaisons, les signaux du cerveau provenant des images du monde des rêves. L’étude a pour objectif une interprétation plausible des contenus des images oniriques au travers d’un dispositif décodificateur des représentations des rêves.
    L’analyse de l’activité cérébrale a été réalisée par résonance magnétique, ce qui a permis d’enregistrer les « images » que les volontaires « voyaient » durant leurs rêves, et les comparaient via une table de correspondance entre l’activité du cerveau et les objets ou thèmes de diverses catégories. Pour l’obtention des images sensibles, il fut nécessaire que le volontaire soit réveillé au cours du sommeil, afin qu’il puisse les décrire. Or, est-ce qu’une personne peut avoir conscience qu’elle est en train de rêver ? Oui, garantit le Dr. Frederick Willem van Eeden, psychiatre hollandais, avec le soutien du Dr. Stephan Laberge, de l’Université de Stanford (Etats-Unis).
    Les rêves sont entourés de mystères depuis les débuts de l’existence humaine. Pour les peuples de l’Antiquité, ils étaient porteurs de quelque chose de « surhumain ». Ils étaient vu comme le moyen pour quelqu’un de recevoir des orientations et des messages de l’au-delà, tant des divinités que des esprits. Des récits relatifs aux rêves sont récurrents dans les saintes écritures. Le texte biblique réunit plus de 700 citations de rêves et visions. Une grande partie du contenu du Coran (livre de l’islam) fut révélée à Mahomet en rêve.
    L’oniromancie (prévision de l’avenir par l’interprétation des rêves) est amplement pris en compte dans les traditions judéo-chrétiennes, à l’image de la Torah et de la Bible qui racontent que Jacob, Joseph et Daniel possédaient le don de déchiffrer les rêves. Dans le Nouveau Testament, Joseph fut informé en rêve par l’ange Gabriel, que Marie portait en son ventre un enfant divin, et après la visite des rois mages, un ange l’avisa en rêve qu’il devait fuir vers l’Égypte, et qu’il le préviendrait lorsqu’il pourrait revenir en Israël en toute sécurité. Dans l’islam, les bons rêves sont inspirés par Allah et peuvent être porteurs de messages divinatoires, alors que les cauchemars sont considérés comme étant des pièges de Satan.
    Certains chercheurs défendent l’idée que les images présentes dans la pensée des personnes au moment du sommeil sont, le plus souvent, le résultat de perceptions ou de souvenirs anciens qui reviennent à la mémoire, s’y emboîtant. Cela expliquerait les rêves qui paraîtraient apporter des solutions à la vie réelle, à l’image de l’histoire du physicien allemand Albert Einstein, qui a conclu sa théorie de la relativité après une petite sieste. Paul McCartney se réveilla un jour avec une merveilleuse mélodie en mémoire. Il alla jusqu’au piano et commença à trouver les notes, et tout a suivi dans un ordre logique. Il apprécia beaucoup la mélodie et comme il avait rêvé d’elle, il n’a pas pu croire qu’il l’avait lui-même écrite. « Ce fut la chose la plus magique du monde », affirma le chanteur. C’est de cette manière que McCartney expliqua la création de « yesterday », il y a plus d’un demi-siècle. De même, Abraham Lincoln vit, en rêve, des scènes de ses funérailles, une semaine avant de se faire assassiner, racontant ce fait à son ami Ward Lamon, qui reprit cet épisode dans son journal.
    Des penseurs, des scientifiques et des philosophes, tels que René Descartes ou Friedrich August Kekulé von Stradonitz ont eu aussi, en rêve, des visions révélatrices. En voyage vers l’Allemagne, Descartes eut une vision en rêve d’un nouveau système mathématique et scientifique. Kekulé proposa la formule hexagonale du benzène après avoir rêvé d’un serpent qui mordait sa propre queue. Le père du tableau périodique, Dmitri Mendeleïev, affirma avoir eu un rêve dans lequel on lui montrait le modèle du tableau périodique actuel.
    En 1900, en publiant son livre « l’interprétation des rêves », Sigmund Freud proposa de donner un caractère scientifique à la matière. Les rêves seraient des charges émotionnelles emmagasinées dans l’inconscient, qui projetteraient des images et des sons. Par analogie, on pourrait penser qu’il s’agirait là d’une espèce de « photographie » de l’inconscient audit moment. Pour cela, le rêve démontre toujours des aspects de la vie émotionnelle. Les rêves et leur langage sont symboliques, selon Freud. Pour comprendre leurs divers contenus, il faut reconnaître ce que les symboles représentent dans le rêve. Les rêves sont la route digne de foi permettant la connaissance de la pensée.
    Carl Gustav Jung, se basant sur l’observation de ses patients et de ses propres expériences, a mieux compris le rôle des rêves, qui ne seraient pas seulement révélateurs de désirs occultes mais plutôt l’outillage de la psyché qui recherche l’équilibre au moyen de la compensation. À l’inverse de Freud, pour Jung, les situations absurdes des rêves ne seraient pas une façade, mais la manière appropriée par laquelle l’inconscient s’exprime. Il désigne les rêves comme étant des forces naturelles qui aident l’être humain dans son processus d’individualisation.
    Un très important aspect des rêves à prendre en considération, selon la ligne de Jung, est de savoir comment le rêveur, le protagoniste du rêve (qui représente l’ego), est confronté aux forces malignes (l’ombre), pour s’enquérir de la façon dont, durant la veille, la personne affronte l’adversité, l’autorité et l’opposition des idées.
    Nous dormons durant le tiers de nos vies et le sommeil, au-delà de ses propriétés restauratrices de l’organisation physique, nous offre des possibilités d’enrichissement spirituel au travers des expériences vécues lorsque nous nous reposons. Les cadres symboliques que les esprits font passer sous nos yeux peuvent nous offrir d’utiles avertissements et des conseils salutaires, s’il s’agit de bons Esprits ou « nous induire en erreur ou flatter nos passions, s’il s’agit d’Esprits imparfaits » (1).
    Le Codificateur demanda aux Esprits : « Pourquoi ne se rappelle-t-on pas toujours les rêves ? ». Les bienfaiteurs répondirent : « Dans ce que tu appelles le sommeil, ce n’est que le repos du corps, car l’esprit est toujours en mouvement ; là, il recouvre un peu de sa liberté et correspond avec ceux qui lui sont chers, soit dans ce monde, soit dans d’autres ; mais comme le corps est une matière lourde et grossière, il conserve difficilement les impressions qu’a reçues l’Esprit, parce que l’Esprit ne les a pas perçues par les organes du corps » (2).
    Incarnés, nous n’avons pas conscience des occupations que nous pouvons assumer au cours du sommeil. Malgré cela, ces travaux ne sont pas exprimables. « Malheureusement, toutefois, la majorité use du repos nocturne pour partir à la chasse aux émotions frivoles ou moins dignes. En relâchant ses propres défenses, certaines impulsions longuement dominées durant la veille s’expriment dans toutes les directions, faute d’éducation spirituelle véritablement ressentie et vécue » (3).
    Des amis peuvent se visiter durant le sommeil. « Et beaucoup d’autres qui croient ne pas se connaître se réunissent et se parlent. Tu peux avoir, sans t’en douter, des amis dans un autre pays. Le fait d’aller voir, pendant le sommeil, des amis, des parents, des connaissances, des gens qui peuvent vous être utiles, est tellement fréquent, que vous l’accomplissez vous-même presque toutes les nuits » (4). Pendant le sommeil, les liens qui unissent l’âme au corps « sont relâchés, et le corps n’ayant pas besoin de lui, il parcourt l’espace, et entre en relation plus directe avec les autres esprits » (5). Lorsque nous dormons, « l’Esprit a plus de facultés que dans la veille ; il a le souvenir du passé et quelquefois prévision de l’avenir ; il acquiert plus de puissance et peut entrer en communication avec les autres Esprits, soit dans ce monde, soit dans un autre » (6).
    Aussi, nous recommandons d’œuvrer à préparer le repos physique nocturne, au travers de travaux quotidiens honorablement consacrés, de manière à ce que, la nuit, s’organise une zone de rencontre de nos âmes, lors de précieuses réunions de forces, pas simplement au bénéfice de notre expérience personnelle mais surtout au bénéfice de ceux qui sont plongés dans la douleur.

    Jorge HESSEN, 
    Le 13 mai 2013.
    jorgehessen@gmail.com
    http://jorgehessen.net

    Traduction : Jean Emmanuel NUNES
    Bibliographie :

    1)    Allan Kardec, Livre des médiums
    2)    Allan Kardec, Livre des esprits, question 403
    3)    Missionnaires de la lumière, André Luiz / Francisco Candido Xavier
    4)    Allan Kardec, Livre des esprits, question 414
    5)    Allan Kardec, Livre des esprits, question 401
    6)    Allan Kardec, Livre des esprits, question 402

    domingo, 28 de outubro de 2012

    Tatouages, piercings et autres ornements du point de vue spirite

    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France






    Quelqu’un nous a interrogé sur le fait de savoir si un tatouage sur la peau pouvait avoir une influence sur le périsprit.

    Des dirigeants de certains centres spirites signalent à toutes les personnes qui se sont fait tatouer ou poser des piercings, ou qui y songeraient, qu’elles seraient forcément confrontées à un processus d’obsession. Certains chrétiens se basent sur les anciennes écritures, dans lesquelles on retrouve « vous ne vous tailladerez pas le corps » (1), « ne vous faites pas d’incisions sur le corps à cause d’un défunt, et ne vous faites pas dessiner de tatouage » (1).

    Certains dirigeants spirites sont convaincus de ce que les gens qui se tatouent le corps entier, ou qui sont emplis de piercings, sont des esprits primaires qui portent encore le souvenir marqué par d’expériences passées, surtout des temps barbares, belliqueux et cruels, où l’on se servait de ces marques sur la peau pour en imposer aux adversaires.

    Evidemment, il n’y a aucun avantage pratique à avoir recours aux tatouages, surtout lorsque la lésion que l’on impose à son corps intervient par simple caprice. Cela, oui, peut se refléter invariablement dans le périsprit, puisque le corps physique (temple de l’âme) est un cadeau divin servant aux épreuves et expiations, de sorte qu’il nous faut le maintenir dignement protégé et sain. Mais, le recours aux piercings et aux tatouages l’emporte-t-il sur les qualités morales ? Qui peut pénétrer dans l’intimité de son semblable et savoir ce qui s’y déroule ?

    Du point de vue historique, le tatouage est une technique ancestrale qui perdure dans la mémoire culturelle des civilisations. Dans l’Antiquité, il était employé pour marquer le corps d’un esclave avec le symbole de son propriétaire. On gravait aussi le corps des prostituées de l’emblème du royaume, du gouvernement ou de l’État concerné. Cela servait aussi à stigmatiser le corps des femmes adultères. Aujourd’hui encore, il est de tradition d’y avoir recours pour les princes des tribus bédouines, africaines ou des îles du Pacifique.

    Aujourd’hui, cela sert à marquer le corps des membres de gangs, de certains sportifs (surfeurs, motocyclistes), des « beatniks » (mouvement socioculturel des années 50 et du début des années 60 qui, à la suite de la deuxième guerre mondiale, prônait un style de vie anti-matérialiste), des hippies, des rockers, pour s’étendre désormais à l’ensemble des jeunes de maintenant.

    Ceux qui se tatouent doivent en chercher la raison en leur for intérieur. Car il faut se souvenir que le corps est le temple de l’esprit, qu’il ne nous appartient pas et qu’il est donc important de le préserver des agressions qui peuvent mutiler sa composition naturelle. Il y a ceux qui portent divers jouets, piercings et autres  ornements. Peut-il y avoir mutilation spirituelle du fait de ces objets ? Peut-être que oui, mais il est fort probable que non !  Ce qui est vrai, c’est que le périsprit peut effectivement être lésé par la défection morale, par le déséquilibre émotionnel qui conduit à des suicides directs et indirects, par les vices physiques et mentaux, par les rancoeurs, par le pessimisme, par l’ambition, par la vanité démesurée, par la luxure.

    Le corps spirituel est écorché toutes les fois que l’on porte préjudice à son semblable au travers de la médisance, de l’agressivité, de la violence sous toutes ses formes, de la perfidie.  Dès lors, analysé sous cet angle, on peut dire que les ornements affectent peu le corps périsprital. Notamment parce qu’aujourd’hui, la majorité de ces ornements qui blessent le corps physique peuvent s’enlever au cours de l’actuelle incarnation, et que naturellement cela ne se répercutera pas sur le tissu périsprital.

    André Luiz précise que le périsprit n’est pas le reflet du corps physique. C’est ce dernier qui est le reflet de l’âme. « Les lésions du corps physique ne pourront donc avoir de répercussions dans le corps spirituel qu’en cas de fixation mentale de l’individu sur un événement passé, ou si l’acte pratiqué est en désaccord avec les lois qui régissent la vie » (2). Les tatouages et les petites mutilations que certains individus élaborent en tant que démonstration d’amour, à l’image de quelqu’un qui gravera le nom de son père ou de sa mère sur le corps de manière discrète, n’auront logiquement pas les mêmes effets que pour ceux qui se tatouent de manière résolue, mûs par des instincts plus grossiers.

    Il est curieux de voir que certaines personnes, lorsqu’elles retournent au plan spirituel, peuvent choisir d’employer les ornements dont on vient de discuter. Selon l’auteur du livre Notre demeure, « les désincarnés peuvent, du point de vue fluidique, modeler mentalement et de manière automatique, dans le monde des esprits, des vêtements et objets d’usage en accord avec ses goûts personnels. D’ailleurs, il est parfaitement possible, bien qu’on puisse le regretter, qu’un être outre-tombe puisse rester conditionné et attaché aux vices, aux modes et aux autres choses frivoles de la société terrestre » (3)

    S’agissant des tatouages spécifiquement, parce qu’ils sont un type d’inscription permanente, ils peuvent sans doute occasionner des  conflits mentaux. D’abord, au cours de l’incarnation actuelle, lorsque vient le moment où le tatoué se repent, après avoir changé d’idée à propos de la finalité du tatouage. Il suffit de songer au nom, au prénom, au dessin ou à tout emblème d’une personne que l’on n’estime plus, que l’on n’aime plus, ou à toute autre silhouette que l’on n’accepte plus sur son corps. Ou alors, ce qui n’était qu’une simple décoration, peut finir par fatiguer esthétiquement, ce qui peut devenir un problème nécessitant une solution complexe.

    Donc, pourquoi une personne se tatoue-t-elle ? Dans les cultures primitives, on utilisait les tatouages pour des fins magiques, afin d’évoquer l’action des divinités, en vue du bien ou du mal. Aujourd’hui, c’est, pour beaucoup d’individus, une espèce de rituel de passage, complétant l’intégration au sein d’un groupe. Ça peut aussi être un moyen de se distinguer. Au travers du tatouage, une personne affirme quelque chose d’elle-même.

    Dans les structures des codes spirites, il n’y a pas de place pour des interdictions. Par contre, la doctrine spirite nous offre des moyens de pondération afin que nous décidions rationnellement à propos de quoi, quand, comment et, faire ou ne pas faire (libre arbitre). Bien évidemment, ce n’est pas un tatouage qui permet de dépeindre le naturel et le caractère de quelqu’un. Toutefois, on ne doit pas perdre de vue que certains modèles de tatouage, ayant de sinistres vues, peuvent être classifiés, (sans anathème) de censurables et inadéquates pour un chrétien, quelle que soit son affiliation.

    Dans ce contexte, il est important de comprendre la personne dans son ensemble. Les caractéristiques annoncées sur le corps sont le résultat de ses états mentaux, reflets de ses expériences culturelles, de ses apprentissages et de son interprétation du monde. Comme nous l’avons dit, le spiritisme ne prohibe rien, et nous fournit des explications des phénomènes psychiques. Ceci étant, les recommandations doctrinales ne combattent pas, elles cherchent à faire prendre conscience ! Elles ne sont pas indifférentes aux drames existentiels, mais montrent la façon d’édifier et d’avancer de manière avisée sur le chemin qui est le nôtre.

    On peut affirmer que le recours aux piercings et autres ornements, tout comme les tatouages en eux-mêmes, ne caractérise nullement une personne comme ayant ou non de la moralité. Il faut rechercher les causes de telles attitudes. Quels sont les peurs, les rêves, les croyances de ceux qui couvrent leurs corps de telles marques ? Les tatouages, les piercings sont des étapes transitoires. Ce qui est important, c’est de savoir si de tels individus sont mutilés psychiquement, émotionnellement et spirituellement. Qu’est-ce qui les conduit souvent à franchir la barrière de la pondération et du discernement ? Pourquoi se portent-ils atteinte à eux-même en se soumettant à des douleurs et des souffrances incompréhensibles ? Pour les uns, c’est pour être à la mode. D’autres, au contraire, sont attachés à des coutumes issues d’autres existences physiques, provenant du monde inconscient pour resurgir dans la conscience, au travers de la transfiguration du corps biologique.

    Face à des questions aussi controversées, le message spirite cherche dans l’intimité de l’être son problème réel. Il nous convie à la connaissance de soi, et à l’accomplissement de soi. Il nous invite à la réflexion, à l’estime de soi, à la fierté, à la modestie et à la recherche incessante de Dieu, l’être exclusif, qui nous permettra d’atteindre la joie pleine et la paix de la conscience.


    Jorge HESSEN,
    le 24 janvier 2012.

    e-mail : jorgehessen@gmail.com
    site : http://jorgehessen.net

    Traduction : Jean Emmanuel NUNES


    Bibliographie :

    1)    Deutéronome, 14:1-2 ; Lévitique, 19:28
    2)    Francisco Candido Xavier, André Luiz, « Evolution en deux mondes »
    3)    Francisco Candido Xavier, André Luiz, « Nosso Lar »

    domingo, 10 de junho de 2012

    Aux esclaves des boissons alcoolisées, Jésus recommande : « Venez à moi… » (Mathieu, 11:28-30)


    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France




    La consommation d’alcool par l’être humain n’est pas une habitude récente. Elle est aussi ancienne que l’homme des cavernes lui-même. Quelle que soit la période historique et quelle que soit la société à laquelle il était attaché, ou la culture qui était la sienne,  l’homme buvait. Il y a 3700 ans, le code d’Hammourabi comportait déjà des normes relatives aux situations, aux lieux et aux personnes qui pouvaient ou non ingérer des boissons alcooliques. Il y a 2500 ans, les Chinois perdaient, littéralement, la tête à cause des boissons alcooliques, une telle pratique étant punie de décapitation. On voit qu’il s’agit là d’une habitude extrêmement ancienne et qui persiste depuis des milliers d’années.
    Paul écrivit aux chrétiens d’Éphèse : « Ne vous enivrez pas de vin, il mène à la perdition, mais soyez remplis de l’esprit » (1). L’alcool est la drogue « licite » la plus consommée dans le monde contemporain, d’après l’Organisation mondiale de la santé (O.M.S.). Toujours d’après l’O.M.S., la boisson alcoolisée est la drogue légale préférée des enfants et des adolescents. On estime que l’usage de cette drogue commence vers 10/12 ans. Les maux générés par l’alcoolisme sont la troisième cause de mort dans le monde.
    Les études que l’on retrouve dans la littérature scientifique montraient que les hommes buvaient plus que les femmes dans toutes les classes sociales, et que les jeunes buvaient plus d’alcool que les personnes âgées. Toutefois, d’autres recherches mettent en avant l’augmentation annuelle, au Brésil et dans le monde, du pourcentage de femmes dépendantes. Dans le passé, les spécialistes estimaient qu’il y avait cinq consommateurs chroniques d’alcool pour une femme dans la même condition. Les études démontrent aujourd’hui que la comparaison a atteint un pour un. Elles boivent autant qu’eux, mais cela se concentre dans des phases distinctes. L’acceptation sociale de la consommation d’alcool par les femmes est plus récente. En effet, elles ne buvaient pas autant auparavant. C’est aussi dû au fait que les campagnes de prévention étaient surtout centrées sur les hommes. Les femmes ont été négligées à ce sujet. Par exemple, rares sont les gynécologues qui questionnent leurs patientes quant à la boisson.
    Les grandes victimes sont les enfants, induits à une routine de restrictions et de gênes. Les enfants des femmes qui consomment de l’alcool à l’excès durant leur grossesse sont sujets au syndrome d’alcoolisme fœtal, qui peut provoquer des séquelles physiques et mentales chez le nouveau-né. Les enfants et les adolescents, enfants de parents ayant un tel vice, sont plus sujets aux déséquilibres émotionnels et psychiatriques. Normalement, le premier problème identifié est un préjudice sévère de l’estime de soi ayant des répercussions négatives dans le domaine scolaire et les autres domaines du fonctionnement mental. Ces adolescents et ces enfants tendent à sous-estimer leurs propres capacités et qualités.
    Les données actuelles afférentes à l’alcoolisme, sont inquiétantes. D’après une recherche réalisée par l’Institut de psychiatrie de l’Hôpital des Cliniques (H.C.) de São Paulo, en lien avec le Secrétariat d’État à la Santé, plus de  9 % des personnes âgées de São Paulo consomment des boissons alcooliques à l’excès. Les données relevées sur 1563 personnes de 60 ans et plus montrent que 9,1 % de cette population abuse de l’alcool, soit l’équivalent de 88 000 personnes âgées dans l’agglomération de São Paulo.
    Il est scientifiquement démontré que l’alcool est pernicieux dans toutes les classes sociales, ses dégâts parmi les adolescents étant patent, surtout au cours de la phase scolaire, dès lors que l’usage excessif de cette substance empêche la réussite, en plus de provoquer des désordres mentaux, un manque de coordination, des problèmes de mémoire et d’apprentissage. En conséquence, ce processus engendre aussi des maux de tête, une altération du cycle naturel du sommeil, de la parole et de l’équilibre.
    La dépendance à l’alcool peut être héréditaire, il y a alors une prédisposition organique de l’individu à son dédoublement, dans lequel l’esprit immortel apporte à son ADN périsprital les marques et conséquences de ce vice lors d’autres expériences réincarnatoires, d’où l’on peut alors comprendre que l’alcoolisme peut se transmettre de parents à enfants. Les matrices de ces dysfonctionnements se trouvent dans le passé, que ce soit sous la forme héréditaire ou spirituelle, comme découlant d’expériences malheureuses, provenant d’existences antérieures.
    D’après André Luiz, « en réincarnant,  nous portons en nous les restes de nos fautes sous la forme de racines congénitales des maux que nous avons nous-mêmes planté, à l’exemple du syndrome de Down, de l’hydrocéphalie, de la paralysie, de l’aveuglement, de l’épilepsie secondaire, de l’idiotisme, de l’handicapé de naissance, dès le berceau » (2). « Le corps périsprital, qui donne forme aux éléments cellulaires, est fortement enraciné dans le sang. Le sang est l’élément de base de l’équilibre du corps périsprital » (3). Dans « Evolution en deux mondes », ce même auteur spirituel nous révèle que : « les neurones gardent une relation intime avec le périsprit » (4). Aussi, l’action de l’alcool sur le périsprit est létale, créant de la suie venimeuse qui sature le périsprit, lésant tout autant les cellules périspritales que les cellules physiques.
    Les substances issues des alcools ingérés pénètrent le flux sanguin, et à partir de là parviennent au cerveau, attaquant les cellules neuronales. Ces dernières se refléteront dans les départements corrélatifs du corps périsprital, configurant des lésions et déformations appréciables qui, dans certains cas, pourront jusqu’à défigurer la propre image humaine du périsprit.
    Malheureusement, la libéralité vis-à-vis de l’alcool de la part de nombreuses familles est l’un des problèmes majeurs pour la prévention : c’est un mythe de considérer que le cannabis conduit les jeunes à d’autres drogues. Ce sont les boissons alcooliques qui jouent ce rôle. Horriblement, c’est la propre famille qui stimule l’ingestion des «inoffensifs distillés ou fermentés». Nombreux sont ceux qui ont commencé à boire lorsque le patriarche (père), fier du fils qui devenait un homme, les conduisait à trinquer usant de la boisson des machos.
    Le vice de boire provoque des routines qui induisent la complicité d’incarnés et de désincarnés, qui participent de la même habitude et des mêmes manies. Les bars, les restaurants, les cafés, les clubs et les avenues sont pleins de jeunes qui, malheureusement, boivent ouvertement et excessivement, que ces boissons soient en carafe ou sous toutes autres formes de conservation. L’installation de l’alcoolisme présente trois caractéristiques : la base génétique, le milieu et l’individu. Les enfants de parents alcooliques peuvent être génétiquement différents, mais ils ne développeront cette pathologie que s’ils sont dans un milieu propice et qu’ils ont des caractéristiques psychologiques favorables.
    Ces « gobelets charnels » non seulement défigurent et ravagent le corps mais aussi agressent et violentent le caractère, tout comme ils détériorent le psychosomatisme au travers d’obsessions, animées par des esprits d’ivrognes qui participent des mêmes vices aux côtés de l’alcoolique, s’alimentant des vapeurs alcooliques provenant des pores et de la bouche, en une symbiose mortifiante. C’est précisément ce vampirisme incorporé qui illustre la raison pour laquelle l’alcoolisme est considéré comme une pathologie progressive et, d’une certaine manière incurable. C’est vrai ! « S’arrêter de boire », disent les membres des Alcooliques anonymes, « c’est la plus grande victoire pour une personne dépendante mais, la maladie ne s’achève pas ». Si elle reprend un verre, en peu de temps, elle retrouvera le même rythme ou un rythme encore pire que celui qu’elle avait avant son arrêt. « Il n’y a pas d’ex-alcooliques, dans cette histoire », ajoutent ceux qui fréquentent les Alcooliques anonymes.
    Ce sont des raisons suffisantes pour que lors des célébrations et des fêtes avec des amis lors de la vie de tous les jours, il faut fuir les compromis de la vaine tradition de l’ivrognerie pour se divertir. L’océan est constitué de petites molécules d’eau et, les plages sont formées d’innombrables grains de sable. Il est indispensable, donc, de se détacher de ce cliché du : « c’est juste pour aujourd’hui », et lorsque l’on est conduit à des comportements juste pour « se distraire », il ne faut pas accepter la périlleuse échappatoire du « juste un petit verre », parce que l’on ne doit pas oublier qu’une enfant piquée par un cobra venimeux, même de faible ampleur, peut engendrer une mort immédiate, et qu’au lieu d’avoir pu se distraire, elle s’est détruite.
    Sans nul doute, il est bien plus facile d’éviter son installation que de lutter pour la suppression du vice (comme disent les membres des Alcooliques anonymes : « il n’y a pas d’ex alcooliques »). Le sujet trouve ses racines profondes dans la société, impliquant les mesures curatrices et prophylactiques dans les cercles religieux, médicaux, psychologiques et psychiatriques, nécessitant une impérieuse assistance de tous les segments sociaux pour (qui sait !) minimiser ses effets de fléau. Aussi, il est urgent de placer la question de l’addiction à l’alcool sous le feu du débat public. Et ce parce que le problème de la consommation alcoolique doit être pris à bras-le-corps, afin que soient trouvées des solutions à l’épidémie complexe liée à cette drogue légale.
    A tous ceux qui sont sous le joug des vices, nous recommandons Jésus. Oui ! Le Messie a promis : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et moi je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger » (5).



    Jorge HESSEN,
     juin 2012

    e-mail : jorgehessen@gmail.com
    site : http://jorgehessen.net



    Bibliographie :

    1)    Epître de Saint Paul aux éphésiens, 5:18
    2)    Dans les domaines de la médiumnité, F.C. Xavier
    3)    Missionnaires de la lumière, F.C. Xavier
    4)    Evolution en deux mondes, F.C. Xavier
    5)    Evangile de Mathieu, 11:28-30

    domingo, 20 de novembro de 2011

    Dons d’organes


    Par Jorge Hessen, Reformador, octobre 2005.
    Traduction Charles Kempf

    Parmi les pratiques médicales de toutes les spécialités,la greffe d'organes est celle qui montrele plus clairement le lien étroit entre la mort etla nouvelle vie, la renaissance des cendrescomme le Phénix : l'oiseau mythologique symboledu renouveau du temps et de la vie aprèsla mort.(i)

    Le thème du " don d'organes et des greffes "est d'actualité sur la terre. Les informationsinstructives des Guides Spirituels sur le sujet nesont pas si nombreuses. Le projet Génome, lesrecherches sur les cellules souches embryonnaireset autres marquent la portée de la sciencehumaine. Les greffes, sujettes à de nombreuxcas de rejets à des époques reculées, sont devenuesdes pratiques actuelles de recompositionorganique. La réalisation in vivo d'expériencesvisant à la régénération de cellules et la perspectived'amélioration de la qualité de vieavancent, dans un domaine où les recherchesfont encore leurs premiers pas. Les attentes dela science contemporaine sont sous d'heureuxauspices. Cependant, la peur de l'inconnu planedans l'imagination de beaucoup.

    Certains spirites refusent d'autoriser, pendantleur vie, le don d'organes après leur désincarnation,en alléguant que Chico Xavier n'était pasfavorable aux greffes. Ce n'est pas vrai ! Il fautclarifier que lorsque Chico a affirmé : j'ai dédiéma médiumnité et ma vie à ma famille, à mesamis, au peuple. Ma mort m'appartient. J'ai cedroit. Personne ne peut toucher à mon corps ;il doit aller à notre mère la Terre…, il l'a faitparce qu'il avait reçu, alors qu'il était encoreincarné, plusieurs propositions inopportunesd'étudier son cerveau après sa désincarnation.D'où ses craintes compréhensibles que soncorps ne soit profané dans ce sens.

    Nous ne pouvons oublier qu'aujourd'hui, noussommes des donneurs potentiels. Demain,nous, ou des proches de notre famille, pouvonsdevenir des récepteurs potentiels. (…)
    Pour la majorité des personnes, la question dudon est aussi lointaine et distante que la mort.Mais pour ceux qui attendent un organe pourune greffe, elle est souvent l'unique possibilitéde vie (ii) ! Joanna de Ângelis, soulignant cetteimportance, affirme : (…) Véritable bénédiction,la greffe d'organes donne l'occasion depoursuivre une existence physique, en conditionde moratoire, par lequel l'Esprit continueson périple organique. En fin de compte, la viedans le corps est un moyen pour atteindre laplénitude - qui est la vie elle-même, bouillonnanteet réelle. (iii)

    Lors d'un interview à la chaîne de télévisionTupi en août 1964, Francisco Cândido Xaviercommente que la greffe d'organes, selon lesEsprits savants, est une question très légitimede la Science, très naturelle et doit être menée àbien. Selon Chico Xavier, les Esprits - necroient pas que la greffe d'organes soit contraireaux lois naturelles. Il est bien naturel que, ennous détachant du corps physique, nous donnionsles organes encore fonctionnels à descompagnons qui en ont besoin, afin qu'ils puissenten faire une utilisation bénéfique. (iv)

    Le don d'organes pour les greffes est tout à faitlégitime. Divaldo Franco certifie : Si la miséricordedivine nous alloue un organisme physiquesain, il est juste et valide, après que nousavons utilisé ce patrimoine, de l'offrir, grâce auxconquêtes précieuses de la science et de la technologie,à ceux qui sont venus avec des carencesafin de leurpermettre dep o u r s u i v r eleur parcours.
    (v)

    Il n'y a pasnon plus deconséquencestraumatisantesou inhibitoiresdans le corpsspirituel, encontrepartie àla mutilationdu corps physique.Celuiqui fait don de ses yeux ne sera pas aveugledans l'au-delà. S'il en était ainsi, qu'adviendraitilde ceux qui ont eu leur corps consumé par lefeu ou désintégré dans une explosion ? (vi)

    Quand peut-on affirmer qu'une personne estréellement morte ? Selon l'American Society ofNeuroradiology, la mort encéphalique est l'étatirréversible de cessation de tout l'encéphale etdes fonctions neurales, résultant d'un oedème etd'une destruction massive des tissus encéphaliquesbien que l'activité cardio-pulmonairepuisse être maintenue par des systèmes avancésd'assistance vitale et des mécanismes de ventilation.
    (vii)

    Le grand vacarme du sujet est la (…) mortencéphalique, après laquelle des organes ou desparties du corps humain sont prélevés pourune utilisation immédiate chez des malades quien ont besoin.
    (…) L'état de mort encéphalique revient doncà être dans une situation d'arrêt définitif et irréversiblede l'encéphale, incompatible avec la vieet de laquelle jamais personne ne guérit. (viii)
    En situation de mort cérébrale, attestée par desexamens conventionnels et appuyée sur lesmoyens de la technologie moderne, seuls desappareils peuvent maintenir la vie végétative,parfois pour une durée indéterminée. C'estdans cet état que l'on vérifie la possibilité que ledonneur d'organes " meure " et ce n'est qu'alorsque seso r g a n e sp e u v e n têtre utilisés- vu que leso r g a n e ssans irrigationsanguinene peuventplusêtre utiliséspour desg r e f f e s .S'agirait-ild'euthanasie? Évidemment,considérer ce fait comme telmanque d'argumentation scientifique (…) etcondamnerait la greffe d'organes : l'euthanasien'est absolument pas applicable dans ces cas demort encéphalique avérée. (ix)

    La Médecine, dans le monde entier, affirmeavec certitude que la mort encéphalique, quiinclut la mort du tronc cérébral (x) , ne peutêtre constatée que par deux examens neurologiques,avec un intervalle de six heures, et unautre complémentaire. Ainsi, lorsque la cessationirréversible de la fonction neurale est constatée,le patient est mort, à l'unanimité de la littératuremédicale.

    Une autre question souvent soulevée est le rejetde l'organisme après la greffe. Chico Xaviernous aide sur ce point, en expliquant : AndréLuiz considère le rejet comme un problèmefacilement compréhensible, par l'existence del'organe du corps spirituel chez le récepteur.L'organe périsprital stimule les éléments dedéfense du corps, que les moyens immunologiquespourront, dans un futur proche, soutenirou réfréner naturellement. (xi) À partir de1967, plusieurs médicaments immunosuppresseursont été développés (cyclosporine, azathioprineet corticoïdes), qui visaient à réduirel'incidence de rejet, ce qui a permis aux récepteursd'organes une survie plus longue. ‘xii)

    (…) statistiquement, le taux de survie destransplantés est extrêmement élevé. C'est grâcenon seulement aux techniques médicales, quis'améliorent en permanence, mais aussi grâceaux schémas immunosuppresseurs qui se sontconsidérablement développés et élargis : il existeaujourd'hui des schémas qui réduisent à zéropourcent (0%) le rejet cellulaire aigu dans laphase initiale de la greffe, où ils se produisent.(xiii) André Luiz explique que lorsque la celluleest retirée de sa structure formatrice dans lecorps humain, et est transférée médicalementvers un autre milieu énergétique, elle perd lacommande mentale qui la guidait et ainsi, elles'individualise ; implantée dans un autre organisme(par exemple suite à une greffe), elle tendraà s'adapter au nouveau commandement(spirituel) qui la revitalisera puis coordonnerasa trajectoire. ((xiv)

    Cette situation est corroboréepar Joanna de Ângelis quand elleexplique : (…) En transférant l'organe vers unautre corps, automatiquement le périsprit del'incarné commence à l'influencer, en le moulantselon ses besoins, ce qui exigera du patientrécepteur l'amélioration morale urgente, afinque sa carte d'épreuves soit également modifiéepar sa réforme intime, générant de nouveauxéléments déclencheurs pour le bonheur recherchéet qu'il ne mérite peut-être pas encore. (xv)
    Les Esprits ont affirmé à Kardec que le dégagementest beaucoup moins rapide et durequelquefois des jours, des semaines et mêmedes mois. (xvi) Bien qu'après la mort physiqueil n'y ait plus aucune vitalité dans le corps, il y ades cas où l'Esprit, dont la vie a été toute matérielle,sensuelle, reste lié à la dépouille, par l'affinitéqu'il accorde à la matière. (xvii)

    Toutefois, rappelons aussi une situation qui seproduit quotidiennement dans les grandesvilles : la pratique de l'autopsie, exigée par laLoi, dans les cas de morts violentes ou sanscause déterminée ; on ouvre le cadavre, dusternum jusqu'au bas-ventre, exposant les viscèresdu thorax et de l'abdomen. (xviii) On nepeut perdre de vue la question du mérite individuel.(…) Le destin des Esprits désincarnésserait-il à la merci de la décision des hommesde leur retirer les organes pour des greffes, d'incinérerleurs corps ou de couper leurs viscèresà l'occasion d'une autopsie ?! Le bon sens et laraison affirment hautement que ceci n'est paspossible, cela reviendrait à admettre la justicedu hasard et le hasard n'existe pas ! (xix)

    En résumé, le don d'organes pour les greffesn'affectera pas l'Esprit du donneur, sauf sinous croyons injuste la Loi de Dieu et si noussommes sur la Terre à la dérive de Sa volonté.Rappelons-nous que dans les Statuts du Père, iln'y a pas de place pour l'injustice, et la greffed'organes (prouesse de la science humaine) estune précieuse opportunité parmi tant d'autresmises à la disposition pour l'exercice de l'amour.



    Références Bibliographiques :
    (i) Mario Abbud Filho, ex-président de l'Association Brésilienne de Greffe d'Organes. Président de la Société de Médecine et de Chirurgie de São José do Rio Preto. Membre de l'American Society of Transplant Physician. Membre de l'International Transplantation Society, selon http://members.tripod.com/themedpage/artigos_doacao.htm, accès le 12/04/2005.
    (ii) Doação de Orgãos e Transplantes de Wlademir Lisso / Cleusa M. Cardoso de Paiva, disponible sur http://lissoportalespirita.com.br/sintese.htm, accès le 15/04/2004.
    (iii)FRANCO, Divaldo Pereira. Dias Gloriosos, par l'Esprit Joanna de Ângelis. Salvador, Ed. LEAL, 1999. Chap. " Greffes d'organes ".
    (iv) Publié dans la Revista Espirita Allan Kardec, X° année, n° 38.
    (v) FRANCO, Divaldo Pereira. Seara de Luz. Salvador, Ed. LEAL [le livre contient une série d'interviews accordés par Divaldo entre 1971 et 1990].
    (vi) SIMONETTI, Richard. Qui a peur de la mort ?. Édition CESAK.
    (vii) Dos Transplantes de Orgãos à Clonagem, de Rita Maria P. Santos. Ed. Florense, Rio/RJ, 2000, p. 41.
    (viii) BEZERRA, Evandro Noleto. La greffe d'Organes dans la Vision Spirite, publié dans Reformador - octobre 1998, p. 314.
    (ix) Idem.
    (x) Le tronc cérébral, et non le coeur, est reconnu comme étant l'organisateur et le " commandant " de tous les processus vitaux. Il inclut la capacité neurale pour la respiration et les battements cardiaques spontanés ; sans tronc personne ne peut respirer par soi-même.
    (xi) Voir Revista Espirita Allan Kardec, X° année, n° 38.
    (xii) Folha de São Paulo, A3, "Opinion", 15 mai 2001.
    (xiii) Interview du Professeur Docteur Flávio Jota de Paula. Médecin de l'Unité de Greffe du Rein du HC/FMUSP. 1° Secrétaire de l'Association Brésilienne de Greffe d'Organes (ABTO). Directeur du I° Mini-Marathon de Greffés du Brésil. Publié dans Prática Hospitalar, VI° année, n° 24, nov-déc/2002.
    (xiv) XAVIER, Francisco Cândido. Évolution dans les deux mondes, par l'Esprit André Luiz. Chapitre 5, " Cellules et Corps Spirituel".
    (xv) FRANCO, Divaldo Pereira. Dias Gloriosos, par l'Esprit Joanna de Ângelis.
    (xvi) KARDEC, Allan. Le Livre des Esprits. Livre Deuxième, chapitre III, question 155.
    (xvii) KÜHL, Euripedes. Interview Virtuel : Dons d'Organes et Greffes. www.cvdee.org.br/ accès le 24/4/2005. Source : Commentaire de Kardec à la question 155 du Livre des Esprits.
    (xviii) Voir BEZERRA, Evandro Noleto. La greffe d'Organes dans la Vision Spirite, publié dans Reformador - octobre 1998, p. 315.
    (xix) Idem.

    segunda-feira, 13 de setembro de 2010

    Le suicide est l'absolue négation de la loi d'amour



    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France



    À Taïwan, Foxconn, société fabriquant du matériel électronique, a annoncé « avoir engagé 2000 professionnels en santé mentale pour tenter de contenir la vague de suicides dans ses fabriques en Chine » (1). L'entreprise emploie plus de 700 000 personnes, dont 300 000 en Chine, chargées de fabriquer des produits pour diverses multinationales, comme l'iPhone pour Apple, les consoles de jeux pour PlayStation, Sony, Wii, Nintendo, Xbox, Microsoft, ou le lecteur électronique Kindle pour Amazon.

    En France, comme si la préoccupante « journée nationale de prévention du suicide » ne suffisait pas, les autorités françaises enquêtent sur la vague de suicides frappant l'opérateur de téléphonie France Telecom. Au cours des deux dernières années, 46 employés se sont tués,11 seulement en 2010, selon la direction de l'entreprise et les syndicats.



    L'université de Cornell (USA), dans l'État américain de New York, a récemment lancé une campagne de prévention du suicide. Depuis longtemps, l'université était célèbre pour être un établissement scolaire marqué par les suicides. Entre 2000 et 2005, il y a eu 10 cas de suicides confirmés.

    Sur la Terre, le nombre de suicides est terrifiant, si on l'analyse : « il y a 10 ans, 815 000 personnes se sont suicidées. Les pays de l'Est européen détiennent le record du taux de suicides pour 100 000 habitants : la Lituanie 41,9 ; l'Estonie 40,1 ; la Russie 37,6 (le taux de suicides de la Russie est le second au monde après les pays baltes) ; la Lettonie 33,9 ; la Hongrie 32,9. Le Guatemala, les Philippines et l'Albanie ont, au contraire, le taux le plus bas, celui-ci oscillant entre 0,5 et 2. Les autres sont dans la moyenne, située entre 10 et 16. En nombres absolus, cependant, la république populaire de Chine est la première des statistiques. Il y a eu là-bas 195 000 suicides au cours de l'an 2000, viennent ensuite l'Inde avec 87 000 suicides, les États-Unis avec 31 000, le Japon avec 20 000 (en 2008, le suicide des jeunes a battu un nouveau record au Japon), et l'Allemagne avec 12 500 » (2).

    Le suicide est un acte exclusivement humain et se trouve présent dans toutes les cultures. Ses causes originelles sont nombreuses et complexes. Certains voient même le suicide comme étant un choix personnel légitime et un droit de l'homme (connu de manière absurde sous le nom de « droit de mourir »), et allèguent que nul ne devrait être obligé de souffrir contre sa volonté, surtout dans les situations de maladies incurables, de maladies mentales, ou d'âge avancé sans la moindre possibilité d'amélioration.

    Aucune religion n'admet le suicide. Cette unanimité fait ressortir qu'il s'agit là d'une chose contraire aux lois divines. Mais, certaines sectes paranoïaques ont le suicide pour culte, telles que l'ordre du temple solaire, l’heaven’s gate, les peoples temples et autres. Il y a de célèbres adeptes de cette école de pensée, comme les philosophes pessimistes Arthur Schopenhauer, Friedrich Nietzsche, ou l'empiriste écossais David Hume.

    Du point de vue sociologique, le suicide est un acte qui se produit au bout de situations anomiques (3), où les individus se sentent forcés de s'ôter la vie pour éviter des conflits ou des tensions inter-humaines, insupportables pour eux. En vérité, pour l'Espirite, le « suicide est un acte de suprême lâcheté de la part de celui qui opte pour la fuite, qui le fera se réveiller en une réalité plus rigoureuse à laquelle il n'aura aucune alternative d'échapper » (4).

    Le suicidé ne souhaite pas se tuer lui-même, mais plutôt quelque chose qu'il porte en lui et que, synthétiquement, l'on peut dénommer de sentiment de culpabilité, et de volonté de tuer celui auquel il s'identifie. Comme il en est empêché par les restrictions morales, il finit par s'autodétruire. Donc, le suicidé tue une autre personne qui vit à l'intérieur de lui et qui l'incommode profondément. Le penseur Emile Durkheim émet la théorie selon laquelle la cause du suicide est presque toujours d'origine sociale, c'est-à-dire que l'être individuel est abattu par l'être social. Absorbée par les valeurs (sans valeur), le consumérisme, la recherche d'un plaisir immédiat, la compétitivité, la nécessité de ne pas être un perdant, d'être le meilleur, de ne pas faillir, la personne s'éloigne d'elle-même et de sa nature. Elle survit d'apparences, pour représenter un rôle social en tant que protagoniste de son milieu. Par cette vie névrosante, elle ne peut pas développer son potentiel, ne peut pas s'ouvrir, ne peut pas exposer ses émotions, et se sent écrasée dans son intimité solitaire (5).

    Curieusement, il y a différents cas. Lors d'incendies d'édifices, certaines personnes prisonnières d'étages supérieurs ont sauté vers la mort pour échapper à la proximité des flammes. On ne saurait considérer une telle situation comme étant un acte suicidaire. Il y a seulement eu un geste instinctif de fuite. Dans une telle situation, la chaleur peut être si intense qu'elle peut littéralement conduire une personne à un état d'absolue inconscience.

    L'obsession est une autre situation grave qui doit être analysée : elle peut être définie comme étant la contrainte qu'un individu, suicidé potentiel ou non, peut ressentir de par la présence perturbatrice d'un obsesseur (incarné ou désincarné). Il y a des suicides qui ressemblent à de véritables assassinats commis par des persécuteurs désincarnés (et aussi incarnés). Ces êtres enveloppent leurs victimes de telle façon qu'ils les induisent à se tuer. Bien sûr, le suicidé n'est pas exempté de sa responsabilité. Car un obsesseur n'oblige personne à se suicider, il ne fait que suggérer l’acte télépathiquement, la décision revenant toujours à la personne elle-même.

    Cette simple idée, répétée de nombreuses fois, conduit l'individu à la fascination, à la subjuguation et, enfin, au suicide. Emmanuel prévient que le suicide est comme quelqu'un qui « saute dans l'obscurité vers un précipice en flammes. Après l'acte, le malheureux souffre de la soif, la faim, de la fatigue, d'insomnie, d'irrésistibles plaisirs charnels, de la promiscuité et des tempêtes provoquant de constantes inondations de boue fétide » (6). En vérité, « de toutes les déviances de la vie humaine, le suicide est sans doute la plus grande d'entre elles de par ses caractéristiques de faux héroïsme, de négation absolue de la loi d'amour et de suprême rébellion contre la volonté de Dieu, dont la justice ne s'est jamais faite sentir auprès des hommes sans la lumière de la miséricorde » (7).

    Si l'on réfléchit à la question 945 du Livre des esprits, que penser du suicide qui a pour cause le dégoût de la vie ? Les esprits répondirent : « Insensés ! Pourquoi ne travaillaient-ils pas ? L'existence de leur aurait pas été à charge ! » (8). Le suicide est la plus désastreuse façon de fuir les épreuves ou expiations par lesquelles l'on doit passer. C'est une fausse porte par laquelle l'individu, croyant se libérer de ses maux, se précipite vers une situation bien pire. Violemment rejeté outre-tombe, en pleine vitalité physique, il revit par intermittence, durant longtemps, les flagellations de sa conscience et les sensations des derniers instants, en plus d'être submergé dans les régions de pénombre où ses tourments seront importants pour son sacro-saint apprentissage qui lui permettra de respecter plus franchement la vie.

    Dans la littérature spirite, on trouve des livres qui traitent du sujet. Il y a par exemple : O martirio dos suicidas, d'Almerindo Martins de Castro, ou Memorias de um suicida, d'Yvonne A. Pereira. Le maître de Lyon, dans son livre Le ciel et l'enfer, nous a laissé une énorme contribution quant à la comparaison des doctrines relatives au passage de la vie corporelle à la vie spirituelle et, dans le cinquième chapitre de la deuxième partie, la question des suicidés est spécifiquement abordée.

    Lorsqu'un individu perd sa capacité d'aimer, lorsque son estime de soi est faible, il a des difficultés à garder sa pleine santé physique, psychique et somatique. André Luiz explique que : « les états de pensée sont projetés sur le corps au travers des biophores, qui sont des unités des forces psychosomatiques, situées dans les mitochondries. La pensée transmet ses états heureux ou malheureux à toutes les cellules de l'organisme, au travers des biophores. Elle fonctionne tantôt comme un soleil irradiant chaleur et lumière, équilibrant et harmonisant toutes les cellules de l'organisme, et tantôt comme une tempête générant foudre et éclairs destructeurs, qui déséquilibre l'être, en atteignant principalement les cellules nerveuses » (9).

    Le plus grave est que le suicidé endommage son périsprit. Lorsqu'il réincarnera, en plus de devoir affronter les vieux problèmes devant être encore solutionné, il lui faudra réajuster sa lésion périspritale. Ainsi, ajourner sa dette implique qu'on la retrouvera plus tard avec des intérêts scrupuleusement calculés et exigés, sans bénéfice d'un quelconque moratoire. La réponse à la question 920 du Livre des esprits affirme que la vie sur la Terre lui a été donnée comme épreuve ou expiation, et qu'il dépend de lui de se battre de toutes ses forces pour réussir à être aussi heureux qu'il le peut et d'adoucir ses maux (10).

    De par les obligations résultant de la loi de fraternité, il nous faut prier pour nos frères qui ont mis fin à leur vie, en ayant de la compassion pour leurs angoisses, sans les condamner. D'autant plus que tous les suicidés, sans exception, se lamentent de l'acte qu'ils ont pratiqué et que seule la prière en leur faveur adoucit les atroces douleurs que leurs consciences leur font sentir et qui leur paraissent éternelles.



    Jorge HESSEN, 

    le 8 juillet 2010.

    e-mail : jorgehessen@gmail.com

    site : http://jorgehessen.net

    Bibliographie :


    1) édition Online du journal d'Hong Kong South China Morning post

    2) wikipedia / suicidio

    3) l'anomie est un état de manque d'objectifs et de perte d'identité, provoqué par les intenses transformations survenues dans le monde social moderne

    4) Divaldo Pereira Franco/Joanna de Angelis, Momentos de iluminação

    5) Émile Durkheim, le suicide

    6) Francisco Candido Xavier/Waldo Vieira, Emmanuel, Leis de amor, ed. FEESP

    7) Francisco Candido Xavier, Emmanuel, O consolador, q. 154, ed. FEB

    8) Allan Kardec, Le livre des esprits, q. 945

    9) Francisco Candido Xavier, André Luiz, missionnarios da luz, ed. FEB

    10) Allan Kardec, Le livre des esprits, q. 920