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  • domingo, 30 de agosto de 2015

    Au-dessus de toutes les vérités astrologiques, il y a l’Évangile




    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France



    En 2008, la Chine fut frappée par une série de catastrophes naturelles et connut l’agitation du fait des violentes protestations au Tibet (terre du Dalaï-Lama). Puis, un tremblement de terre de 7,9° sur l’échelle de Richter s’est produit au Sichuan. Certains ont tenté d’expliquer ces événements en se basant sur l’astrologie chinoise. D’après cette croyance, 2008 fut l’année du rat. Le peuple chinois croit, avec ferveur, dans l’astrologie des animaux. On raconte que le cheval entre en conflit avec le rat. C’est là une chose très connue du peuple chinois. Donc, si quelqu’un naît durant l’année du cheval, alors du fait de ce conflit, l’année du rat sera particulièrement troublée pour cette personne. On croit beaucoup que les personnes concernées peuvent y remédier en portant sur eux un pendentif de buffle pour amenuiser les problèmes puisque le buffle est considéré comme étant un ami du rat !… 


    S’il ne nous appartient pas de censurer des pratiques des cultures étrangères aux nôtres, parce qu’il nous faut objectivement les respecter, par contre il nous faut réfléchir à la question de l’astrologie à la lumière du spiritisme. Nous commencerons en nous reportant au message de l’esprit Emmanuel : « Les vieilles assertions astrologiques ont leur raison d’être. Le champ magnétique et les conjonctions des planètes influencent l’assemblage cellulaire de l’homme physique, lors de sa formation organique et lors de sa naissance sur la Terre ; toutefois, l’existence sur la Terre est synonyme de lutte. Si les influences astrales n’influencent aucune créature déterminée, il est cependant urgent que les créatures luttent contre les éléments perturbateurs parce qu’au-dessus de toutes les vérités astrologiques, il y a l’Évangile ; et l’Évangile nous enseigne que chacun recevra selon ses œuvres, chaque homme étant soumis aux influences qu’il mérite » (1).

    A l’origine, l’astrologie est un système de pensée et de croyances employé pour expliquer les événements ordinaires et les comportements humains. Elle influençait l’homme, tout comme les dieux et les forces surnaturelles, dans l’ordonnancement du monde et de l’univers. S’agissant de cette croyance, on sait qu’elle n’a aucune base scientifique puisqu’elle n’est pas fonction des astres eux-mêmes : aucun rapport avec leurs masses, leurs tailles, leurs distances, leurs intensités magnétiques ou électromagnétiques, leurs mouvements, leurs gravités etc.… L’astrologie se base exclusivement sur des figures imaginaires et mythologiques enveloppant le nom de certains objets célestes que les astrologues ont choisis selon leur bon plaisir, sans le moindre critère ou fondement logique. Sinon, observons : les constellations, par exemple, ne sont le résultat que du dessin d’un groupement d’étoiles formé dans le ciel, tel que le Lion, la Vierge etc.… Mais, si l’on se rapproche significativement de ces constellations, la forme de ces groupes stellaires ne serait plus la même et une nouvelle configuration apparaîtrait alors à nos yeux. 

    Si cela ne suffisait pas, il y a aussi la question de la précession des équinoxes qui provoque un autre changement : celui qui s’opère dans la position des signes du zodiaque. Au cours du parcours de translation de la Terre autour du soleil, durant une année, celle-ci se trouve, chaque mois, face à une constellation. Celles-ci sont au nombre de 12, à savoir : le bélier, le taureau, les gémeaux, le cancer, le lion, la vierge, la balance, le scorpion, le sagittaire, le capricorne, le verseau, et les poissons. On les appelle les constellations zodiacales, ou signes du zodiaque, et forment un cercle autour de l’équateur terrestre. En fonction du mois de naissance d’un individu, on dit qu’il naît sous tel ou tel signe ; d’où les pronostics de l’astrologie. Or, compte tenu de la précession des équinoxes, les mois ne correspondent désormais plus aux mêmes constellations. Une personne qui naît au mois de juillet n’est plus du signe du lion mais de celui du cancer. L’idée superstitieuse de l’influence des signes tombe donc par terre ! (2).

    A ce propos, Kardec explique ceci : «l’astrologie s’appuyait sur la position et le mouvement des astres qu’elle avait étudiés ; mais dans l’ignorance des véritables lois qui régissent les mécanismes de l’univers, les astres étaient, pour le vulgaire, des êtres mystérieux auquel la superstition prêtait une influence morale et un sens révélateur. Lorsque Galilée, Newton, Kepler eurent fait connaître ces lois, que le télescope eut déchiré le voile et plongé dans les profondeurs de l’espace un regard que certaines gens trouvèrent indiscret, les planètes nous apparurent comme de simples mondes semblables au nôtre, et tout l’échafaudage du merveilleux s’écroula» (3).

    Donc, pour les spirites, l’astrologie ne s’appuie sur aucun fondement logique quant à l’influence des astres sur la destinée des hommes. 

    Nonobstant le respect que l’on doit aux études astrologiques, on sait toutefois qu’à l’intérieur de notre dôme céleste et de la conjonction des astres, celui qui naît sous telle ou telle action magnétique émanant des astres, peut souffrir de certaines de leurs influences psychophysiques et comportementales, sans pour autant que cela modifie sa destinée, qui est tracé par nos actions et réactions venant du passé. Sinon, si quelqu’un naissait fortuitement sous une conjonction astrologique favorable, il tromperait les lois de Dieu. André Luiz a donc répondu à cette interrogation en ces termes : « Ne soyez jamais impressionnés par des pronostics astrologiques défavorables, en ayant la certitude que si les influences inclinent, notre volonté est la force déterminante » (4).

    Le Maître de Lyon questionna les Bienfaiteurs : « Il y a des gens qu’une fatalité semble poursuivre indépendamment de leur manière d’agir ; le malheur n’est-il pas dans leur destinée ? ». Les esprits répondirent : « Ce sont peut-être des épreuves qu’ils doivent subir et qu’ils ont choisies ; mais, encore une fois, vous mettez sur le compte de la destinée ce qui n’est le plus souvent que la conséquence de votre propre faute. Dans les maux qui t’affligent, tâche que ta conscience soit pure, et tu seras à moitié consolé » (5).

    Admettre qu’un individu puisse être doux ou violent, avoir une vocation pour les études ou de la haine pour les livres, être travailleur ou paresseux, simplement en fonction d’une influence astrologique, est quelque chose de particulièrement étrange. Il aurait pu avoir été un criminel, ou un quelconque déséquilibré au cours de l’incarnation antérieure… et s’il renaît maintenant, par hasard sous un aspect planétaire positif, il pourrait dès lors jouir d’un bonheur que le juste n’aurait pas ? Ce serait une aberration au regard des statuts de la loi de Dieu. Les astres ne gouvernent pas notre vie. Seul celui qui est prêt à croire aux illusions relatives aux mystères de la destinée humaine peut y croire. Il y a des personnes à ce point créatives qu’elles peuvent lire l’avenir d’autrui dans le marc de café et, par conséquent, beaucoup gagnent de l’argent en jouant de l’ingénuité humaine, sans le moindre doute.

    On sait que le nombre de psychiatres, de psychanalystes, d’astrologues, d’ésotériques, de profiteurs de toute sorte, s’enrichissent sur le dos du malheur d’autrui, de leur dépression. Il existe toutes sortes de comprimés : des pilules pour les douleurs dentaires, les maux de tête, pour maigrir, pour les troubles du sommeil (benzodiazépines), les calmants (anxiolytiques), les excitants etc.… On fait de la publicité pour les comprimés comme s’ils pouvaient tout résoudre. En réalité, lorsque l’on ne comprend pas le véritable sens de l’amour, on recherche, à travers les labyrinthes de l’illusion, une formule magique pour parvenir au bonheur. Le monde exige que les gens soient, en permanence, joyeux et, pour cette raison, le monde s’est transformé en paradis des drogues et du Prozac, et même des illusions des divers horoscopes.

    Répétons-le : l’influence des astres existe seulement sur le complexe cellulaire de l’homme physique, c’est-à-dire qu’il n’existe aucune influence sur le caractère ou la destinée de l’homme. Uniquement physique. Quant à cette influence, nul ne peut la nier. Si l’on fait une recherche, on démontrera fatalement que lors des nuits de pleine Lune, il se produit un plus grand nombre d’accouchements chez les animaux, y compris l’homme (qui est un animal rationnel). L’influence de la Lune sur les marées en est un autre exemple. Les astres, de par les énergies qu’ils dégagent, exercent une influence les uns sur les autres. Sur la Terre, en conséquence, des phénomènes naturels déterminés et des matières déterminées absorbent, également, ces radiations d’énergie. Mais, notre manière d’être, notre caractère et notre destinée sont le fruit de nos acquisitions ou des actions de notre passé, c’est-à-dire que nous subissons les influences de nous-mêmes, voire d’un être humain sur un autre, mais jamais des astres.

    Dans le livre La Genèse, chapitre 7, Allan Kardec met en lumière l’inconvenance de l’astrologie, en reprenant des faits scientifiques (6) mais, il est surtout traité du sujet à la question 867 du Livre des esprits (7). Le Codificateur demandait : « D’où vient l’expression : être né sous une heureuse étoile ? ». Les esprits mentors répondirent de manière incisive : « Vieille superstition qui rattachait les étoiles à la destinée de chaque homme ; allégorie que certaines gens ont la sottise de prendre à la lettre ». 

    Ce que j’ai proposé, à travers ce plaidoyer, est bien loin d’être un reproche envers ceux qui croient en l’astrologie, parce que c’est notre devoir chrétien de se respecter les uns les autres, et si aujourd’hui nous avons pu trouver la lumière de la 3ème révélation, d’autres la trouveront aussi demain.

    Jorge Hessen
    Le 18 août 2015


    Traduction : J.E.

    Bibliographie :

    1)    O Consolador, Francisco Candido Xavier/Emmanuel, q. 140
    2)    La Genèse, Allan Kardec, chapitre 1, §19 et 20
    3)    La Genèse, Allan Kardec, chapitre 1, §19 et 20
    4)    Conduta espirita, Waldo Vieira, chapitre intitulé : « Perante as revelações do passado e do futuro »
    5)    Livre des esprits, Allan Kardec, q. 852
    6)    La Genèse, Allan Kardec, chapitre 7
    7)    Livre des esprits, Allan Kardec, q. 867

    domingo, 21 de junho de 2015

    L’expérience de mort imminente confirme l’immortalité


    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France



    Kevin Nelson, auteur du livre « The spiritual doorway in the brain – a neurologist’s search for the God experience », expliqua à la revue brésilienne « VEJA », ce qui se produit dans le cerveau d’une personne qui, à l’imminence de la mort, relate avoir entrevu l’au-delà. « La science définit ces expériences de mort imminente comme étant le résultat de la diminution du flux sanguin dans le cerveau, provoquant des altérations momentanées de la pensée, de sorte que les états de conscience peuvent se mélanger, provoquant des réactions telles que la paralysie et des hallucinations » (1), d’après le scientifique américain.

    Nelson affirme que : « la science peut dire comment le cerveau fonctionne, mais elle ne peut pas dire pourquoi il fonctionne de cette façon. Même si nous savions ce que fait chaque molécule cérébrale durant l’expérience de mort imminente, ou tout autre expérience, le mystère de la spiritualité continuerait à exister » (2). Kevin croît que la neuroscience de la spiritualité en est encore à ses balbutiements et que des découvertes futures saisissantes adviendront. Malheureusement, « beaucoup de neurologistes ne s’intéressent pas aux expériences subjectives. Ils sont beaucoup plus intéressés par l’observation des cellules sous un microscope » (3).

    Ce sujet éveille un intérêt toujours plus grand. Il y a plus de trois décennies, le psychiatre nord-américain Raymond Moody Jr  a porté à la connaissance du grand public une collecte de récits d’expériences de mort imminente (4), dans son livre « Life after Life » (5). Les patients sont tous porteurs des symptômes d’une mort clinique. Les victimes se voient sortir de leur corps physique, accompagnent les événements, s’aperçoivent qu’ils possèdent un autre corps et que leurs consciences accompagnent ce nouveau corps, de nature extra physique.

    Les patients rencontrent les membres de leurs familles et leurs amis déjà décédés, et ce avec une immense joie. Tous leur parlent de leurs taches développées dans le monde spirituel, de la nécessité de continuer à travailler, à évoluer et à étudier, que les liens familiaux ne se rompent pas, et que bien au contraire, ils se fortifient au travers de l’amour et du pardon. A ce moment précis, les biens matériels, la richesse, les positions sociales importent peu. Seuls comptent le bien et la connaissance existant en chaque personne, indépendamment de ses croyances religieuses ou philosophiques. Les expériences de mort imminente se sont toujours produites, surtout dans les époques passées, lorsque les phénomènes de catalepsie étaient difficilement diagnostiqués. La technique de constatation du décès était alors très empirique, quasiment toujours fonction de la respiration et des fréquences cardiaques, à travers le pouls, la jugulaire etc…

    Actuellement, à travers l’électroencéphalogramme, on peut percevoir avec plus de précision l’instant de l’arrêt cardiaque définitif et de la mort réelle. Néanmoins, même dans ces cas, étudiés par Édith Fiore, Élisabeth Kugler-Ross,  Raymond Moody Jr, il y a toujours eu un retour à l’activité du cœur et, en conséquence, du cerveau, offrant des preuves qu’au moment de l’apparente mort de la conscience, l’être conscient continue à penser. Pour les matérialistes, la vie par-delà la tombe n’existe pas, bien sûr ! « Certains scientifiques de l’Hôpital universitaire Rudolf Virchow de Berlin ont tenté de démystifier l’expérience de mort imminente. Ils ont découvert un lien clair entre les hallucinations de syncope et les expériences de mort imminente, et ont vérifié l’exactitude de leurs intuitions et hypothèses avec un groupe de 42 personnes jeunes et en bonne santé. Les cobayes humains ont été privés de tous leurs sens durant 22 secondes maximum. Lorsqu’ils ont repris connaissance, ils ont relaté des expériences très similaires à celles des phénomènes de mort imminente » (6). Ce sujet est aussi étudié par les nord-américains depuis 1977, lorsque fut fondée, aux Etats-Unis, l’Association pour l’étude scientifique des phénomènes de mort imminente.

    Pour les chercheurs ancrés dans le matérialisme, les hallucinations sont provoquées par des problèmes d’ordre divers, qu’ils soient pharmacologiques, physiologiques, neurologiques et psychologiques. D’ailleurs, à propos de l’explication psychologique de l’expérience de mort imminente, qui ne la voit que comme un syndrome engendré par la peur de la mort, celle-ci tombe lorsque l’on observe que des enfants qui n’ont pas une telle peur et qui n’ont pas la connaissance culturelle de la mort, vivent des expériences semblables à celles des adultes. Il est utile de préciser que les gens décrivent leurs expériences comme quelque chose de vécu et de réel, qui a marqué leur vie pour toujours, et qui n’est pas qu’une réaction passagère à une situation stressante.

    En 1985, Divaldo Franco a eu une lipothymie (7). Il faisait un discours lors d’une conférence au sein d’une Association spirite à Salvador de Bahia (Brésil) lorsqu’un esprit ami lui indiqua qu’il lui fallait sortir de là parce qu’il allait s’évanouir et peut-être désincarner. Cela lui semble anecdotique. Divaldo termina son discours et sortit vers l’une des salles de l’Association. Au moment où il s’approchait d’un canapé, il a eu une étrange sensation d’arrêt cardiaque. Au début, ce fut une lipothymie et ensuite un arrêt cardiaque. Et il s’est senti hors de son corps. Alors, des médecins qui étaient présents dans la salle ont accouru pour lui porter assistance. Curieusement, le tribun de Bahia affirma qu’il avait ressenti un grand bien-être lorsqu’il était dans cet état. Il s’est vu hors de son corps et s’est alors souvenu d’un propos de Joanna de Angelis qui lui avait dit que si un jour il devait perdre conscience et qu’il la voyait, c’est que le phénomène biologique de la mort se produisait. Divaldo raconta alors la chose suivante : « j’ai regardé autour de moi et je ne l’ai pas vu (Joanna). J’ai alors vu ma mère (déjà décédée) qui s’approcha de moi. Je lui ai demandé : maman, est-ce que je suis déjà mort ? Et elle m’a répondu : pas encore. Une fois passé quelques longs instants, j’ai commencé à me sentir préoccupé parce qu’après un certain temps, je pouvais être victime d’une mort cérébrale et rester en vie végétative. Mais ma mère revint et m’a dit : tes amis spirituels t’offrent un délai supplémentaire, tu vivras donc un peu plus. Et je lui ai demandé : combien de temps ? Elle m’a répondu : je ne sais pas. Je suis alors revenu dans mon corps et ai retrouvé la conscience du corps physique » (8).

    Pour le spirite, la mort n’existe pas car l’esprit est immortel et survit à la décomposition. La mort (ou désincarnation) n’est que l’étape finale du processus évolutif de la vie physique. Seul le corps demeure. Kardec étudia l’enveloppe spirituelle et lui donna le nom de périsprit, qui a été étudié par divers spécialistes. Toutefois, par manque d’instruments et d’équipements de laboratoire, on est encore loin de connaître la structure de fonctionnement du psychosomatisme.

    Le professeur Rivail s’est référé au dédoublement (appelé voyage astral d’après certaines définitions spiritualistes), à la façon dont le périsprit se détache du corps, comme durant le sommeil, durant la transe hypnotique, au cours de l’évanouissement, du coma etc.… Durant ce processus, le périsprit peut traverser les parois et d’autres obstacles matériels, et c’est alors que se produisent des phénomènes connus comme la bilocation, la bicorporéité, l’extériorisation du double etc.… La sortie du périsprit du corps est scientifiquement démontrée. Aux Etats-Unis, on utilise le sigle OBES, c’est-à-dire « out of body experience » (expérience hors du corps). Le Dr Gleen Gabbard, psychiatre de la Faculté de psychiatrie Meninger, dans l’État du Kansas, a même raconté dans ses écrits qu’un jour un homme en dédoublement avait assisté à une réunion dans laquelle des personnes voulaient le tuer. Et grâce à cette information, il a changé de route en rentrant chez lui et à la surprise de ses assassins, il indiqua leur plan à la police et fut sauf.

    L’immortalité est déjà la Loi de la vie, voilà ce que proclament les bienfaiteurs spirituels. Bien sûr, il nous faut suivre attentivement le débat entre les scientifiques contemporains à propos de la question des expériences de mort imminente. De nos jours, diverses écoles, telle que la psychologie transpersonnelle, sont basées sur les expériences transcendantales et se fondent sur l’argument de l’immortalité. De nombreux professionnels de la santé mentale publient des livres relatant des expériences de mort provisoire. Sans le moindre doute, il y a aujourd’hui un mouvement universel qui recherche une interprétation globale de l’homme. Les vents des révélations spirites soufflent fermement et fortement, et les laboratoires scientifiques des académies humaines devront considérer la possibilité qu’il existe un être immortel.

    Jorge Hessen

    Le 14 février 2011

    Site : jorgehessen.net

    Traduction : J.E.
    Bibliographie :

    1)    Kevin Nelson, auteur du livre « The spiritual doorway in the brain – a neurologist’s search for the God experience »
    2)    Kevin Nelson, auteur du livre « The spiritual doorway in the brain – a neurologist’s search for the God experience »
    3)    Kevin Nelson, auteur du livre « The spiritual doorway in the brain – a neurologist’s search for the God experience »
    4)    Le terme d’expérience de mort imminente, traduction de « near-death experience », a été formulé par le psychiatre américain Raymond Moody Jr dans son livre intitulé « La vie après la vie », publié en 1975
    5)    Raymond Moody Jr, Life after life
    6)    Correio braziliense, le 20 septembre 1994
    7)    Perte de connaissance plus ou moins complète, accompagnée d’une abolition des fonctions motrices, et d’une conservation intégrale des fonctions respiratoires et circulatoires. La lipothymie est le premier degré de la syncope. Elle est accompagnée d’une pâleur, de sueurs froides, de vertiges, d’un bourdonnement dans les oreilles : la personne a l’angoissante impression qu’elle va s’évanouir mais, elle perd rarement connaissance. Le phénomène peut être causé par une violente émotion, par le passage subitement d’une position allongée à une position verticale, ou toute circonstance analogue, susceptible d’altérer la circulation. La lipothymie ordinaire n’est pas grave et il faut donc simplement vérifier qu’elle n’est pas le symptôme d’une pathologie plus grave.

    8)    http://arquivotemporariofabio.blogspot.com/2010/11/eles-morreram-e-voltaram.html

    quinta-feira, 30 de abril de 2015

    La famille légitime se perpétue à l'infini, au travers des liens impérissables de l'esprit (Jorge Hessen)

    Publicado pelo CEE Comissão Europa de educação Espírita




    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France



    « Si quelqu'un ne prend pas soin des siens, surtout de ceux qui vivent dans sa maison, il a renié la foi, il est pire qu'un incroyant » (1).

    Selon les informations des médias, il y a certaines écoles qui tentent de recréer la fameuse fête des pères, qui est traditionnellement commémorée au Brésil le second dimanche du mois d'août. Le fait de recréer est né de la diversité actuelle des configurations familiales, qui obligent les établissements d'enseignement à innover dans la célébration de cette date pour prendre en compte la nouvelle réalité familiale. ...>>


    Les nouvelles structures familiales réclament des mesures alternatives qui obligent les établissements d'enseignement à repenser les commémorations traditionnelles et à satisfaire les couples séparés qui partagent la garde des enfants, et/ou les célibataires qui se sont résolus à adopter des enfants, évitant ainsi des situations gênantes. C'est pourquoi, certaines écoles ont adopté des rites commémoratifs hétérodoxes à l'occasion de la fameuse fête des pères. L'une des alternatives trouvées fut de créer le jour de la fête de famille, célébration où les enfants amènent à l'école les proches qu'ils désirent, et/ou la commémoration du «mois de la famille», un événement à l'occasion duquel les enfants, dans le milieu scolaire durant ce mois, font des dessins et rédigent des histoires exprimant leur vie familiale (2).

    Ce sujet nous conduit à réfléchir à propos de la famille. On sait que la famille est la cellule la plus importante de l'organisme social. Elle est constituée d'innombrables règles sociales et de modèles comportementaux qui intègrent leurs membres dans un système édifiant le développement et les conquêtes, dont la principale fonction est de perfectionner l'esprit, en polissant les arêtes de l'imperfection et usant du sentiment d'amour, afin que les individus soient prêts à l'ordre, au progrès et au bien-être de toute la société. Étant le noyau naturel et fondamental de la société, la famille a droit à la protection, non seulement de l'État, mais aussi de la société elle-même. De là découlent des conclusions évidentes : premièrement, la famille n'est pas seulement celle qui est traditionnellement constituée par le mariage, les autres entités familiales socialement constituées ayant les mêmes droits ; deuxièmement, la famille n'est pas une cellule de l'État (domination de la politique) mais de la société civile, l'État ne pouvant la traiter comme si elle en faisait partie ; la famille est conçue comme un espace de réalisation de la dignité des personnes humaines.

    Un autre élément important qui doit être souligné est celui de l'émancipation féminine, principalement économique et professionnelle, qui a substantiellement modifié le rôle que l'on destinait à la femme dans le milieu domestique ainsi que le modèle de la famille. La famille est en train de s'adapter aux nouvelles circonstances, assumant un rôle plus concentré sur la qualité des relations personnelles et sur les aspirations en vue d'une vie plus heureuse. C'est dans ce contexte que la famille a souffert, durant les ultimes décennies, de profonds changements de fonction, de nature, de composition et, en conséquence, de conception. La famille patriarcale, que notre tradition a pris pour modèle au long du XXe siècle, est entrée en une crise qui a culminé par sa chute. Et il faut reconnaître que la famille actuelle est modelée suivant un fondement émotionnel : l'affectivité. Selon ce mode, lorsqu'il y a affection, il y a famille, unie par les liens de liberté et de responsabilité, dès lors qu'elle est consolidée par la symétrie, la collaboration, la communion de vie non hiérarchisée. Ainsi, la réalisation personnelle de l'affectivité et de la dignité humaine, dans un environnement de vie commune et de solidarité, devient la fonction basique de la famille de notre époque.

    D'un autre côté, il faut voir sur ce point que l'on franchit une étape historique de transformations profondes, où les valeurs qui régissent la société sont mises en question. « De même qu'aujourd'hui on n'a jamais tant cherché le plaisir et la satisfaction maladive des passions, on n'a jamais, dans le même temps, autant senti un tel manque d'orientation et d'aide de la famille pour pouvoir préparer l'homme à la modernité, sans le conduire à la banqueroute morale » (3). Dès lors, la famille est en train de se modifier et, actuellement, subit une telle métamorphose qu'elle en devient préoccupante, car souvent la société n'y est pas préparée, tout comme ses membres peuvent ne pas être préparés psychiquement à affronter les appels de la société.

    Avec Allan Kardec, on dispose d'une question magistrale : « Peut-on considérer la paternité comme une mission ? C'est sans contredit une mission ; c'est en même temps un devoir très grand, et qui engage, plus que l'homme ne le pense, sa responsabilité pour l'avenir » (4). Il est habituel, aujourd'hui, de façon préoccupante, que les enfants ne vivent qu'avec un seul de leurs géniteurs du fait de leur séparation judiciaire (divorce), car la relation de l'enfant avec un seul géniteur peut se transformer en un lien d'exclusivité occasionné par la surprotection de celui-ci, surtout lorsqu'il s'agit de fils uniques, n'ayant aucune place pour quelqu'un d'autre dans la relation et causant à l'enfant une difficulté pour partager son affection avec les autres. Aussi, la vie sociale est très importante puisqu'elle permet d'accroître ses liens affectifs, permettant un échange d'affection avec un autre enfant, en vivant l'expérience gratifiante de l'amour fraternel. Comme la doctrine spirite l'indique, il nous faut commencer dans l'intimité du temple domestique à être des exemples des principes épousés, « avec sincérité et fermeté, uniformisant la conduite elle-même, à l'intérieur et à l'extérieur de soi, vu que la foi spirite dans le climat familial est la source du spiritisme dans le domaine social » (5).

    Si l'on en revient à la question de la famille et de la parenté, il nous faut rigoureusement «améliorer, sans perdre courage, les contacts directs et indirects avec les parents, les frères, les oncles, les cousins et les autres parents, durant les luttes du monde, afin que la vie ne vienne pas exiger de nous de nouvelles et plus énergiques expériences lors d'incarnations proches. L'accomplissement du devoir, créé par nous-même, est une loi du monde intérieur à laquelle on ne peut échapper» (6). La famille est une réunion spirituelle dans le temps et, pour cette même raison, le foyer est un sanctuaire. Souvent, surtout sur Terre, plusieurs de ses membres s'éloignent de l'harmonie avec les plus hauts objectifs de vie ; toutefois, « quand deux ou trois de ses membres apprennent la grandeur de leurs probabilités d'élévation, se réunissant intimement en vue des réalisations de l'esprit éternel, de merveilleuses édifications sont à attendre » (7). L'illustre mentor Emmanuel appelle notre attention en affirmant que « la famille consanguine, parmi les hommes, peut être considérée comme le centre essentiel de nos réflexes. Des réflexes agréables ou désagréables que le passé nous restitue » (8).

    La structure familiale a ses matrices dans la sphère spirituelle. À travers ses liens, se joignent tous ceux qui se sont engagés, dans l'au-delà, à développer sur Terre une tâche constructive de fraternité réelle et définitive. En cette institution divine, les maillons de l'amour sont prépondérants, fondés sur les expériences d'autres ères. Néanmoins, là interviennent aussi les haines et les persécutions du sombre passé, de manière à se transformer en solidarité fraternelle, en ayant en vue l'avenir. « C'est au cours des difficultés éprouvées en commun, des douleurs et des expériences reçues durant la même route de l'évolution rédemptrice, que l'on oublie les amertumes du passé lointain, en transformant tous les sentiments inférieurs en expressions régénérées et sanctifiantes. Les affections purifiées, au-dessus des liens du sang, l'institution sacrée de la famille se perpétue à l'infini, au travers des liens impérissables de l'esprit » (9).

    Jorge Hessen


    Site: http://jorgehessen.net

    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Bibliographie

    1) Première épître de Saint-Paul à Timothée, verset 5:8
    2) Selon les données de l'institut brésilien de géographie et de statistiques, en 2006, près de 35 % des familles étaient monoparentales (il n'y avait qu'un seul des responsables). Ce chiffre, il y a une décennie, était de 23 %. Au cours de la même période, le pourcentage des unions officialisées où l'un au moins des conjoints est divorcé, est passé de 9 % à 13 %.
    3) A voz da serra, le 14 août 2005
    4) Allan Kardec, Livre des esprits, question 582
    5) Conduta espirita, André Luiz/Waldo Vieira
    6) Idem
    7) No mundo maior, Francisco Candido Xavier/André Luiz
    8) Palavras de Emmanuel, Emmanuel/Francisco Candido Xavier
    9) O consolador, Emmanuel/Francisco Candido Xavier 

    domingo, 19 de abril de 2015

    Avortements : des fœticides en hausse alarmante

    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France





    Le premier pays de l’ère post-moderne à légaliser l’avortement fut l’ancienne « Union soviétique », le 8 novembre 1920. Les hôpitaux soviétiques installèrent des unités spécialisées en salles communes, conçues pour réaliser des opérations à un rythme industriel. La seconde nation à légaliser l’avortement fut l’Allemagne nazie, en juin 1935, à travers une réforme de la Loi pour la prévention des maladies héréditaires pour la postérité, qui a permis l’interruption de grossesse chez les femmes dont on considérait qu’elles avaient une « mauvaise hérédité » ( « non aryennes » ou porteuses de déficiences physiques ou mentales).

    Entre 1996 et 2009, une cinquantaine de pays adoptèrent des lois libéralisant le « fœticide ». Dans tous les pays d’Europe, à l’exception de Malte, l’avortement n’est pas réprimé lorsqu’il intervient dans une situation contrôlée. Les pays de la péninsule Ibérique sont des exemples de cette libéralisation. En 2007, le Portugal légalisa l’avortement sans restriction jusqu’à la 10e semaine de grossesse et, au-delà de cette période, en cas de malformation fœtale, de viol ou de danger pour la vie ou la santé de la mère. En Espagne, une loi similaire est entrée en vigueur en 2010. Cuba est l’unique pays hispanique où l’avortement est légal sans aucune restriction.

    Aux Etats-Unis, la condamnation d’une femme à 20 ans de prison pour le crime de « fœticide » a ranimé le débat sur l’avortement sur les terres de « l’oncle Sam » et a provoqué des réactions quant à la criminalisation des femmes enceintes qui interrompraient leur grossesse. Le cas de Purvi Patel, âgée de 33 ans, est le premier dans le pays qui conduit à voir une femme être accusée, condamnée et jetée en prison pour fœticide, après avoir interrompu sa propre grossesse, selon la « National Advocates for Pregnant Women » (NAPW), organisation nationale de défense des droits de la femme enceinte ayant son siège à New York (1). L’avortement est légal aux Etats-Unis, et la loi prohibitive (2) ne s’applique pas aux avortements effectués en clinique. Purvi Patel fut condamnée parce que, d’après l’accusation, au lieu d’avoir recouru à une clinique, elle aurait pris des remèdes illégaux ayant produit la fausse couche. Au moins 42 Etats américains prohibent les avortements après une période de grossesse déterminée, et 26 obligent les femmes voulant avorter à devoir attendre au moins 24 heures avant d’y procéder.

    Récemment, le cas d’une femme enceinte ayant reçu des coups de couteau et qui a vu son fœtus être retiré de son ventre par une autre femme, dans le Colorado (Etats-Unis), entraîna de nombreuses réactions en faveur de lois réprimant le fœticide, notamment de la part des groupes antiavortement. Beaucoup d’Etats nord-américains restreignent la possibilité pour les mineurs d’avorter, en exigeant le consentement de leurs parents. Les lois de certains Etats fédérés restreignent aussi la prise en charge des avortements par les programmes de santé, et d’autres qui permettent aux diverses institutions de refuser de procéder à des avortements, que ce soit pour des motifs religieux ou autres (3).

    Les Américains s’éveillent à ce cauchemar horrible de la légalisation de l’assassinat de bébés en des ventres criminels. A l’opposé de cet éveil américain contre l’avortement, il y a des défenseurs insensés de l’avortement (qui ont eu le droit de [re]naître) qui se battent pour que l’avortement soit légalisé au Brésil. Les pros avortement naïfs évoquent les mauvaises conditions dans lesquelles ils sont réalisés dans les cliniques clandestines. Mais, quel est le poids des arguments de nos compatriotes, car il ne faudrait pas croire que la légalisation de l’avortement au Brésil résoudra la question de l’assassinat d’enfants dans l’utérus. Au contraire, leur nombre explosera ! ! Et le pire, c’est que cela continuera à être pratiqué en secret et sans contrôle, car la clandestinité est le complice de l’anonymat, qui n’exige aucune explication de la part des femmes qui cachent à la société le monstrueux délit de l’avortement pratiqué.

    A l’exception de la grossesse qui mettrait en danger la vie de la femme enceinte, aucune autre justification ne peut être admise comme permettant à une femme de procéder à un avortement, y compris les malheureuses situations où la grossesse est le résultat d’un abus sexuel. Si l’on pouvait comprendre les implications sinistres qui sont réservées à celles qui avortent, des millions de femmes réfléchiraient à deux fois avant de réduire à néant l’être sans défense qui est dans leur propre ventre.

    Défendre le droit de la femme sur son corps, comme argument pour justifier la dépénalisation de l’avortement, est un délire psychotique. Le corps de l’embryon n’est pas celui de la femme, vu qu’elle ne fait qu’abriter, durant la grossesse, un autre corps qui n’est en aucune façon l’extension du sien. L’enfant à naître n’est pas un objet quelconque, semblable à une machine de chair que l’on pourrait éteindre en fonction des intérêts circonstanciels, mais un être humain ayant droit à protection dans l’endroit le plus fantastique et le plus sublime que Dieu créa : le temple de la vie, c’est-à-dire l’utérus maternel.

    Ne nous trompons pas, la médecine qui réalise des avortements dans les pays ayant légalisé l’assassinat de bébés dans le ventre maternel est une médecine criminelle. Il n’y a pas de lois humaines qui puissent atténuer cette situation devant la loi de Dieu. Il semble qu’au Brésil le taux d’interruption volontaire de grossesse dépasse le taux de naissance. Cette situation a conduit des groupes favorables à la légalisation de l’avortement au Brésil à plaider pour le rendre facile, accessible, hygiénique, juridiquement « acceptable ». Mais, quoi qu’il puisse advenir, il ne faudra jamais oublier que l’avortement, qu’il soit légal ou illégal, sera toujours un crime devant les Lois divines !

    Chico Xavier indiquait qu’il fallait « méditer à propos de l’avortement criminel, dès lors qu’il fallait voir en lui l’un des grands générateurs de maladies à l’étiologie obscure, et d’obsessions cataloguables dans les pathologies de la pensée, qui occupent de vastes ailes des hôpitaux et des prisons » (4). Et il ajouta : « si dans les années passées, il y avait eu légalisation de l’avortement, et que celle qui fut ma chère mère avait accepté une telle légalité, une légalité profondément illégale, je n’aurais pas pu bénéficier de cette existence actuelle, où j’apprends à connaître ma propre nature et à combattre mes défauts, recevant l’aide de tant d’amis » (5). 

    Le témoignage du Sublime fils de Pedro Leopoldo ne peut être jeté à la poubelle. Au contraire, il doit être constamment conservé dans le coffre-fort de la conscience lucide de chaque être humain.

    Jorge HESSEN

    Le 6 avril 2015

    Source : A luz na mente, revista online
    Traduction : J.E.

    Bibliographie :

    1) http://www.bbc.co.uk/portuguese/noticias/2015/04//150401
    2) des lois restrictives ont été fréquemment employées pour limiter le droit des femmes à l’avortement, pourtant garanti par la cour suprême des Etats-Unis en 1973
    3) http://www.bbc.co.uk/portuguese/noticias/2015/04//150401
    4) Emmanuel/Francisco Candido Xavier, « Religião dos espiritos », ed. FEB 2001
    5) http://www.editoraideal.com.br/chico/perguntas-21

    segunda-feira, 6 de abril de 2015

    Argent et malheur, une brève réflexion spirite


    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France




    Sigmund Freud défendait la thèse selon laquelle tout homme est incité à rechercher le bonheur, mais que cette recherche résonne de façon illusoire dans le monde, puisque la personne a des expériences d’échecs et de désenchantements, et que le mieux qu’elle puisse atteindre est une « félicité » illusoire. A l’inverse de la thèse freudienne, un groupe de chercheurs du Spectrem Group rencontra 1200 personnes pour les interroger sur le bonheur que ce soit par rapport au travail, au mariage, aux loisirs, aux finances, entre autres thèmes. Ils constatèrent que plus une personne possédait d’argent, plus son niveau de félicité était important (1). Alors, l’argent achète-t-il le bonheur ?

    Durant l’Antiquité, on a examiné le bonheur du point de vue philosophique. Aristote affirmait que le bonheur était lié à l’équilibre et à l’harmonie, consécutifs à la pratique de l’altruisme. A l’inverse, Epicure répondit que le bonheur était un réflexe de satisfaction des désirs charnels. Le sage Lao Tseu affirmait que le bonheur pouvait être atteint parce qu’il prenait sa source dans la nature. Toutefois, Confucius estimait que le bonheur était le résultat de l’harmonie entre les personnes. Quant à Socrate, il considérait qu’il était impossible que quelqu’un soit heureux en agissant contre ses propres convictions.

    « Connais-toi toi-même », indiquait Socrate qui certifiait que celui qui contrôle ses instincts et qui éloigne les choses superflues, dispose de tout ce qu’il lui faut, et qu’il dépend exclusivement de sa raison d’atteindre le bonheur. De cette perception de la conscience intime, le maître de Platon et Xénophonte ont approfondi le concept de bonheur, qui ne pouvait venir des biens extérieurs (l’argent, par exemple) et du corps charnel, mais uniquement de l’âme parce que là est l’essence de l’homme.

    Il est clair que nous avons besoin d’argent pour vivre. Notre vie matérielle est sujette à l’argent, car nous avons besoin de moyens financiers pour donner de la dignité à notre vie. En réalité, l’argent est neutre : il n’est ni bon, ni mauvais en soi. Employé avec charité, l’argent est un sublime instrument. Toutefois, la cupidité ou son mauvais usage en font un instrument de malheur. Sans l’altruisme du détachement, « la foi se résume à l’adoration sans profit ; l’espérance n’est rien d’autre qu’une fleur incapable d’arriver à maturation, quant à la charité, elle est circonscrite à un jeu de paroles brillantes autour desquelles les dévêtus et les affamés, les nécessiteux et les infirmes ont l’habitude de paraître en prononçant des malédictions » (2).

    Dans la parabole des talents, Jésus expose que le profit, loin d’être mauvais, est le fruit du travail et des investissements. En même temps, il nous enseigne que ce qui se gagne doit être employé à de bons objectifs. Dans la métaphore, la condamnation incombe à l’homme qui ne tire pas parti de l’opportunité qui lui est donnée. L’argent doit être utilisé, et non pas caché ou mis à l’écart. C’est une sorte de sang qui doit circuler dans l’organisme social. S’il stagne, il provoque une thrombose dans la société.

    L’esprit Emmanuel explique que l’argent « est une dynamo du travail et de la bienfaisance ; c’est avec de l’argent que se font les avions et gratte-ciel ; et c’est aussi grâce à lui que l’on peut offrir un draps au malade désargenté ou un verre de lait à l’enfant abandonné » (3). Alors, lorsque l’on échange de l’argent pour obtenir des aliments destinés à venir en aide aux victimes de la pauvreté ou « en échange du remède pour guérir le malade étendu sur le grabat des indigents, on ne peut que reconnaître que l’argent est aussi de Dieu » (4).

    Bien qu’il ne soit pas fondamentalement la matrice de l’allégresse ou du bonheur, il faut reconnaître que l’argent peut servir de médicament au malade, de nourriture aux abandonnés, de toit aux sans-abris relégués au froid de la nuit, d’aide silencieuse aux voyageurs sans foyer. « N’oublions pas que Jésus a béni le denier de la veuve, versé au trésor public du Temple, car en employant l’argent au bien, on le convertit en collaborateur du Ciel pour toutes les situations et difficultés de la Terre » (5).

    On n’a jamais dit que l’argent était un instrument du mal. Au contraire, puisque l’argent est la sueur convertie en chiffres. Il est donc urgent d’en faire un noble usage, en se souvenant que l’argent utilisé en faveur du bien effectue des prodiges d’amour. Alors, il convient de réfléchir au précepte de Paul : « si donc nous avons nourriture et vêtement, nous nous en contenterons » (6). Cet enseignement doit être constamment médité chaque fois que les moyens financiers nous manquent. La circulation de l’argent est une condition importante à l’apparition de la prospérité. Cependant, rares sont les individus qui ont une relation équilibrée avec l’argent, n’ayant ni traumatisme, ni culpabilité, ni excès de quelque nature que ce soit.

    L’argent et l’avarice ne se mélangent pas, car les avares n’apprécient pas de «mettre la main à la poche» et refusent, presque toujours, d’offrir des moyens financiers aux œuvres sociales. De nombreux confrères spirites, participants actifs aux travaux d’innombrables institutions doctrinales répandues à travers le Brésil, changent de sujet dès qu’on leur demande de faire un chèque ou de donner un peu d’argent pour aider les plus nécessiteux.

    Ces confrères, qui se rendent esclaves d’une avarice impénitente, recueillent l’or du monde pour ériger avec lui la somptueuse tombe où ils entèrent l’espérance, et alors qu’ils reçoivent la bénédiction de l’amour, ils le transforment en menottes qui les emprisonneront parfois dans un purgatoire de souffrance.

    L’argent en proie « aux griffes de la mesquinerie est un métal rouillé, suscitant la pénurie alors que, lorsqu’il est au service de Jésus, il peut se convertir en une prometteuse semence de paix et de félicité » (7). Mais, malheureusement, il y a des chrétiens qui mènent une vie confortable, et qui se comportent comme s’ils n’avaient pas le moindre moyen financier pour aider leur prochain, et ce à travers le don de l’argent superflu qui s’agglutine sur leurs comptes bancaires. Dans ce cas, l’argent crée des liens profonds générant leur propre malheur.

    Jorge HESSEN


    Source : A luz na mente, le 7 août 2013
    Traduction : J.E.
    Bibliographie :

    1) http://economia.terra.com.br/noticias
    2) Dinheiro, Emmanuel/F.C. Xavier, ed. IDE 1990
    3) Dinheiro, Emmanuel/F.C. Xavier, ed. IDE 1990
    4) Dinheiro, Emmanuel/F.C. Xavier, ed. IDE 1990
    5) Dinheiro, Emmanuel/F.C. Xavier, ed. IDE 1990
    6) I Timothée 6:8
    7) Dinheiro, Emmanuel/F.C. Xavier, ed. IDE 1990

    segunda-feira, 23 de fevereiro de 2015

    Sortilèges, pactes diaboliques, subjugations

    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France








    Il y a quelques mois, à Sao Paulo, un jeune de 19 ans a été tué par sa propre mère, semble-t-il dans le cadre d’un rituel de « magie noire ». Lorsqu’elle fut arrêtée, elle traversait une crise psychotique (folie ? ou « possession » ?). Elle parlait de démons et de thèmes sataniques, et six policiers durent s’employer pour appréhender cette femme qui appartenait aux communautés religieuses non conventionnelles d’Internet ayant adopté le sacrifice humain. D’après l’enquête policière, elle aurait affirmé que son fils devait mourir pour un « bien meilleur » ( ! ?). Ce fait nous a conduit au verset 16 du chapitre 19 du livre de la Bible intitulé « Les actes des apôtres », où l’on peut lire la chose suivante : « Et, leur sautant dessus, l’homme qu’habitait l’esprit mauvais prit l’avantage sur eux tous avec une telle violence qu’ils s’échappèrent de la maison à moitié nus et couverts de plaies » (1).




    Nawaz Leghari, un Pakistanais âgé de 40 ans, adepte des rituels de « magie noire », étrangla cinq de ses enfants parce qu’il pensait que ce sacrifice lui conférerait des «pouvoirs magiques». Leghari tua de cette façon ses deux filles et ses trois fils, âgés de 3 à 13 ans, le 9 janvier 2015 au matin, dans le village de Saeed Khan, situé au nord de Karachi. L’assassin étudiait la magie noire et avait décidé de procéder à ce sacrifice pour augmenter ses « pouvoirs ». Leghari réalisa une « odyssée spirituelle » de 40 jours, appelée « Chilla », prescrite par un marabout local, auprès duquel il étudiait l’alchimie. Au début, le Pakistanais tenta d’empoisonner sa famille au cours du dîner, mais sa femme l’en empêcha après une violente dispute. Son épouse et son fils aîné décidèrent alors de passer la nuit dans la maison de parents proches, laissant les autres enfants avec leur père, qui les étrangla un à un (2).




    Historiquement, lorsque l’homme ressemblait encore physiquement aux primates, ses manifestations de religiosité étaient des plus bizarres jusqu’à ce que, au fil des ans, dans le mystère des siècles, surgissent les premiers organisateurs de la  pensée religieuse qui, en accord avec la mentalité générale, ne parvinrent pas à échapper aux conceptions de férocité qui caractérisaient ces êtres pleins d’un égoïsme animalesque irrationnel. L’homme en vint à croire que les sacrifices humains pouvaient plaire à Dieu, d’abord parce qu’il ne comprenait pas Dieu comme étant une source de bonté. Les peuples primitifs et polythéistes adoraient les Dieux à travers les offrandes, les cultes, les rituels, qui comportaient généralement des sacrifices d’animaux ou d’êtres humains.




    Comme le précise la réponse à la question 669 du Livre des esprits : « Chez les peuples primitifs, la matière l’emporte sur l’esprit ; ils s’abandonnent aux instincts de la brute, c’est pourquoi ils sont généralement cruels, parce que le sens moral n’est point encore développé en eux. Ensuite, les hommes primitifs devaient croire naturellement qu’une créature animée avait beaucoup plus de prix aux yeux de Dieu qu’un corps matériel. C’est ce qui les a porté à immoler d’abord des animaux, et plus tard des hommes, puisque, suivant leurs croyances fausses, ils pensaient que le prix du sacrifice était en rapport avec l’importance de la victime » (3).




    Le spirite convaincu ne croit pas au pouvoir sans limite des forces des esprits mauvais lors des pactes de « magie noire » avec ces derniers. Mais, il y a des incarnés pervers, aux limites de la folie, qui sympathisent avec les esprits inférieurs (très violents) qui les invitent à pratiquer le mal, étant obligé de les servir parce qu’eux aussi ont besoin d’une « récompense » pour l’effort accompli dans le mal. C’est en cela que consistent de tels actes. Dans le Livre des esprits, les bienfaiteurs précisent : « par exemple : tu veux tourmenter ton voisin, et tu ne sais comment t’y prendre ; alors, tu appelles à toi des esprits inférieurs qui, comme toi, ne veulent que le mal, et pour t’aider veulent que tu les serves dans leurs mauvais desseins ; mais il ne s’ensuit pas que ton voisin ne puisse se débarrasser d’eux par une conjuration contraire et par sa volonté » (4).




    Dans les sinistres cas analysés plus haut, on peut en déduire un processus de subjugation profonde, en se souvenant, toutefois, que la « possession » est toujours temporaire et intermittente, parce qu’un désincarné ne peut prendre, définitivement, la place d’un incarné. Aussi, la question de la « magie noire » n’a pas encore été étudiée de manière abondante par les chercheurs spirites. Il y a des personnes qui ne croient pas à la possibilité de l’existence des conjurations (« travaux effectués »), que l’on connaît sous le terme de « magie noire ». Néanmoins, une étude approfondie de la question dans le Livre des esprits, et dans la Revue Spirite,  démontre que ces manœuvres médiumniques, ayant pour finalité de porter préjudice à son prochain, sont parfaitement possibles. Comme nous l’avons dit plus haut, à la question 549, Kardec interroge : « Y-a-t-il quelque chose de vrai dans les pactes avec les mauvais esprits ? ». Dans leur réponse, les bienfaiteurs démontrent, de manière catégorique, qu’il est possible qu’une créature évoque des mauvais esprits pour l’aider à engendrer le mal chez d’autres personnes. La réponse nous éclaire aussi sur le fait que cet acte peut être réalisé au cours d’une séquence d’événements connue sous le terme de conjuration (conclue avec les ténèbres).




    Dans les pratiques de « magie noire », les outils matériels et les rituels sont utilisés pour fortifier la mauvaise intention dans les mauvais objectifs projetés chez ceux à qui l’on souhaite porter préjudice. L’interférence spirituelle provient des esprits inférieurs, qui s’identifient aux êtres incarnés aux qualités morales inférieures, eux aussi désireux d’affliger, de rendre malade, voire de tuer son prochain, ou encore de voir se réaliser des intérêts d’ordre matériel. Si les créatures visées sont harmonisées dans un niveau vibratoire équivalent, n’ayez aucun doute qu’ils parviendront à leurs objectifs.




    Le spiritisme analyse la genèse du phénomène de la « possession » comme étant une faculté médiumnique troublée, et traite ce type de manifestations au travers du dialogue avec l’esprit subjuguant, en cherchant à comprendre ses raisons pour l’éclairer et le libérer de sa propre ignorance et de sa confusion mentale. Et s’il est bien vrai que les bons esprits nous protègent de ses maléfices, n’oublions pas qu’il est urgent que nous méritions une telle assistance.


    Jorge HESSEN


    Le 15 janvier 2015



    Source : A luz na mente, revista online

    Traduction : J.E.

    Bibliographie :


    1. Actes des apôtres, 19:16
    2. https://br.noticias.yahoo.com/paquistan%C3%Aas-mata-5-filhos-adquirir-poderes
    3. Livre des esprits, Allan Kardec, q. 669
    4. Livre des esprits, Allan Kardec, q. 549

    terça-feira, 2 de dezembro de 2014

    « Qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages ? » Luc, 12:14


    Traduction: Jean Emmanuel Nunes

    Paris / France





    Sans qu’il soit nécessaire de préciser les différents sens des termes « héritage » (du latin haerentia) et « spoliation » (du latin spollium), je vous propose de considérer que ces mots visent l’ensemble des biens faisant partie du patrimoine laissé par un désincarné, devant être partagé, après inventaire, entre les incarnés (héritiers ou légataires). L’héritage, c’est donc le droit d’hériter (recevoir quelque chose d’une situation antérieure). En voici certains exemples classiques : « mon grand-père a laissé une ferme de Goias en héritage à mon père » ; « Santiago a dilapidé l’héritage de ses parents », « ma tante m’a laissé en héritage un appartement à Brasilia ».

    Habituellement, l’homme contemporain aspire à «recevoir un petit héritage de ses proches parents aisés », « à être bien dans sa vie », « à bien gagner sa vie », voire même à « travailler pour s’enrichir », bien qu’il ne s’agisse, bien souvent, que de mirages. Aussi, ce dessein matérialiste des temps actuels est le résultat de «l’ignorance des valeurs spirituelles sur la Terre, où l’on peut vérifier l’inversion de presque toutes les conquêtes morales. Ce fut cet excès d’inquiétude, s’agrégeant à un égoïsme effréné, qui provoqua la crise morale que le monde connaît, au travers de sinistres spectacles que l’homme physique peut reconnaître, depuis la radio jusqu’aux croisières transatlantiques, démontrant que l’on a bien plus besoin de vérité que d’argent, de bien plus de lumière que de pain» (1).

    En outre, certaines personnes très riches expérimentent un désintéressement matériel significatif. Ainsi, Warren Buffet, quatrième homme le plus riche du monde, a promis de donner 99% de sa fortune avant de désincarner. Et il commença en annonçant qu’il en offrait 83% à la fondation Gates. Le milliardaire affirma qu’il voulait donner à ses enfants suffisamment pour qu’ils puissent sentir qu’ils pouvaient tout faire mais, sans excès, pour qu’ils ne considèrent pas n’avoir rien à faire. Le puissant Bill Gates, l’homme le plus riche du monde, Michael Bloomberg, Nigella Lawson et le chanteur britannique Sting ne laisseront pas leur fortune en héritage à leurs enfants. Tous défendent la thèse selon laquelle leurs enfants doivent travailler pour gagner leur propre argent (2).

    La question est intéressante. Les héritiers qui ne s’y attendait pas doivent réfléchir au fait « qu’il est des biens infiniment plus précieux que ceux de la terre, et cette pensée aidera à vous détacher de ces derniers. Le peu de prix qu’on attache à une chose fait qu’on est moins sensible à sa perte. L’homme qui s’attache aux biens de la terre est comme l’enfant qui ne voit que le moment présent ; celui qui n’y tient pas est comme l’adulte qui voit des choses plus importantes, car il comprend ces paroles prophétiques du Sauveur : Mon royaume n’est pas de ce monde » (3).

    S’agissant de la question de la spoliation, l’esprit Humberto de Campos expose, dans « Cartas e crônicas » (=  lettres et chroniques), ceci : « Dans vos familles, faites attention aux testaments. Des maladies soudaines peuvent surgir inopinément et, si vos papiers ne sont pas en ordre, vous pourriez souffrir de bien des affronts, se déroulant devant les tribunaux ou chez les notaires…» (4).

    La convoitise d’un héritage est si effective et si grave que l’esprit André Luiz conseilla lui aussi que l’on procède à une appréciation prudente « des questions afférentes aux testaments, aux résolutions et aux vœux, avant la désincarnation, afin que le désincarné ne puisse pas éprouver les probables chocs issus de l’incompréhension inattendue des parents et des proches. Car le phénomène de la mort exprime une réalité presque totalement incomprise sur la Terre » (5).

    Le Codificateur posa aux Esprits la question suivante : « Le principe en vertu duquel l’homme n’est que le dépositaire de la fortune dont Dieu lui permet de jouir pendant sa vie, lui ôte-t-il le droit de la transmettre à ses descendants ? ». Les bienfaiteurs répondirent que : « L’homme peut parfaitement transmettre après sa mort ce dont il a eu la jouissance pendant sa vie, parce que l’effet de ce droit est toujours subordonné à la volonté de Dieu qui peut, quand il veut, empêcher ses descendants d’en jouir ; c’est ainsi qu’on voit s’écrouler les fortunes qui paraissent le plus solidement assises. La volonté de l’homme pour maintenir sa fortune en sa lignée est donc impuissante, ce qui ne lui ôte pas le droit de transmettre le prêt qu’il a reçu, puisque Dieu le retirera quand il le jugera à propos » (6).

    Le partage des biens est presque toujours une épreuve très difficile tant pour les incarnés que pour les désincarnés. Kardec explora aussi ce thème, repris à la question 328 du Livre des esprits, lorsqu’il interrogea les « Voies de l’au-delà » quant au fait de savoir si le désincarné participait à la réunion de partage de ses héritiers. Les bienfaiteurs spirituels affirmèrent que : « Presque toujours ; Dieu le veut pour sa propre instruction et le châtiment des coupables ; c’est là qu’il juge ce que valaient leurs protestations ; pour lui tous les sentiments sont à découvert, et la déception qu’il éprouve en voyant la rapacité de ceux qui se partagent ses dépouilles l’éclaire sur leurs sentiments ; mais leur tour viendra » (7).

    Ce sujet nous conduit aux ères apostoliques lorsque quelqu’un dans la foule questionna Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. Jésus lui dit : qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages. Et il leur dit : Attention ! Gardez-vous de toute avidité ; ce n’est pas du fait qu’un homme est riche qu’il a sa vie garantie par ses biens » (8).

    Pour terminer, on conclura avec la réflexion d’Humberto de Campos : « si vous possédez un peu d’argent ou détenez certaines possessions terrestres, et que vous êtes réellement enclins à faire des donations, n’attendez pas. De grands hommes que le monde admirait du fait de leur habileté et de leur volonté de concrétiser d’importantes affaires, apparaissent auprès de nous, en de nombreuses occasions, semblables à des enfants désespérés parce qu’ils ne parviennent pas à manœuvrer les talons de chèques » (9).

    Jorge HESSEN

    Source : Revista A luz na mente, 6 août 2014
    Traduction : J.E. NUNES
    Bibliographie :

    1)    F.C. Xavier, O consolador, q. 68
    2)    Veja.abril.com, 2 avril 2014
    3)    Allan Kardec, E.S.E., chap. 16, §14
    4)    F.C. Xavier, Cartas e cronicas, chap. 4
    5)    Waldo Vieira, Conduta espirita
    6)    Allan Kardec, E.S.E., chap. 16, §15
    7)    Allan Kardec, Livre des esprits, q. 328
    8)    Luc, 12:13-15

    9)    F.C. Xavier, Cartas e cronicas, chap. 4